Le ministre de l'Éducation songe à les supprimer :

Les allocations familiales pour les parents d'enfants violents dans le viseur


Publié / Actualisé
C'est un serpent de mer. Un sujet qui revient sans cesse sur le tapis. D'une mandature à une autre, instauré, supprimé, repensé, adapté. En réalité la suppression des allocations familiales aux parents d'enfants violents ou absents n'est pas une nouveauté. Et comme à chaque fois, la mesure fait couler beaucoup d'encre. Pour le moment rien n'est acté, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation rendra sa décision à la fin du mois de janvier. Mais le débat est lancé et fait tout autant réagir à La Réunion qu'en métropole.
C'est un serpent de mer. Un sujet qui revient sans cesse sur le tapis. D'une mandature à une autre, instauré, supprimé, repensé, adapté. En réalité la suppression des allocations familiales aux parents d'enfants violents ou absents n'est pas une nouveauté. Et comme à chaque fois, la mesure fait couler beaucoup d'encre. Pour le moment rien n'est acté, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation rendra sa décision à la fin du mois de janvier. Mais le débat est lancé et fait tout autant réagir à La Réunion qu'en métropole.

La première fois que les allocations familiales se sont retrouvées dans le viseur, c’était en 1959. Pour dire, à quel point le débat date ! Une ordonnance subordonnait le versement des prestations familiales à l'assiduité des enfants soumis à l'obligation scolaire. En fonction de la sensibilité des partis au pouvoir, on est passé du " pour " au " contre ". Les changements les plus récents : en 2011, la loi Ciotti redonne aux inspecteurs d’académie le pouvoir de sanctionner les absentéistes. En 2013, les socialistes reviennent sur la mesure, la loi est de nouveau supprimée.

Ce qui a relancé le débat

En octobre 2018, un lycéen braque une arme factice sur son enseignante dans une salle de classe à Créteil. La scène est filmée, les images font le tour de la Toile et des médias. En réaction, le hashtag #PasDeVague est créé. Le personnel enseignant témoigne de cette violence scolaire, devenue presque banale.

Un groupe d’experts planche sur le dossier

Un plan de lutte contre les violences scolaires est annoncé. Une mesure refait surface : la suppression des allocations familiales pour les parents d’enfants violents. Jean-Michel Blanquer affirme ne pas encore avoir pris de décision à ce sujet : " nous envisageons des sanctions financières qui ne sont pas forcément les allocations familiales. Cela pourrait être d’autres modalités mais en tout cas des sanctions qui peuvent être dissuasives par rapport à certains comportements " expliquait-il au micro de nos confrères de France Inter.

Qu’en pensent les Réunionnais ?

Le sujet ne déchaîne pas les passions mais il intéresse quand même. Dans le centre-ville du chef-lieu, quelques passants se sont arrêtés pour donner leur avis sur la question. Retirer les allocations familiales aux parents d’enfants violents, pour ou contre ?

Contre

" Je trouve qu’après les parents sont dans le besoin alors que ce n’est pas leur faute. Ce n’est pas la solution. C’est plutôt avec les enfants qu’il faut voir. "

" Pourquoi désavantager tout le monde ? C’est toute la famille qui trinque. Il faudrait penser à une autre solution plutôt que de s’en prendre aux allocations. "

" C’est difficile, les parents auront encore moins d’aide donc les enfants basculeraient encore un peu plus dans la délinquance avec tout le cortège de drogue… donc je ne pense pas que cette mesure améliorerait la situation. "

Pour et contre

" C’est pour montrer aux parents qu’il fat éduquer leurs enfants. J’ai travaillé 27 ans dans une école, certains enfants sont pénibles. Mais bon, moi ils m’ont respectée, j’étais la Mamie… Mais bon, je suis à la fois pour et contre, il y a des familles qui ont besoin de ces allocations pour vivre… "

Pour

" Si on éduque bien son enfant, on voit tout ce qui se passe. J’ai eu trois enfants, je ne me vante pas mais je leur ai appris ce qu’ils peuvent ou ne peuvent pas faire. C’est important. Quand on est parent, on va travailler, on ne sait pas ce que font nos enfants. Mais supprimer les allocations permettrait aux parents de savoir qu’il faut mieux gérer leurs enfants. "

Réponse à la fin du mois de janvier

La question divise. Le plan de lutte contre les violences scolaires devrait voir le jour fin janvier, on connaitra enfin, la décision de Jean-Michel Blanquer sur la question. 

www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Yvonne, Posté
URGENT de faire attention aux parents qui font des enfants dans le but des allocations
CECCU , depuis son mobile, Posté
Il était temps que ça arrive ça va enfin responsabiliser les parents et être obligé de donner une autre éducation dans l'avenir on verra les bienfaits et il y aura moins de délinquance Bravo
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