Ils ont marché 150 kilomètres :

Adefar : pour une agriculture saine, transparente et réglementée


Publié / Actualisé
Le 5 décembre dernier, l'association de défense des éleveurs de La Réunion (Adefar) entamait une marche de 150 kilomètres. Pour sensibiliser la population à sa cause, pour rencontrer les différents acteurs de la filière. Car depuis le mois de mars 2017, le collectif alerte sur le manque de transparence dans l'élevage local, le manque de surveillance sanitaire et demande des comptes sur le fait que la réglementation ne soit pas appliquée à La Réunion. Ce courrier est resté lettre morte. Ils ont donc décidé de marcher pour rendre visible leur combat car aujourd'hui, selon eux, les maladies prolifèrent dans les cheptels réunionnais sans que les consommateurs ne soient avertis des risques.
Le 5 décembre dernier, l'association de défense des éleveurs de La Réunion (Adefar) entamait une marche de 150 kilomètres. Pour sensibiliser la population à sa cause, pour rencontrer les différents acteurs de la filière. Car depuis le mois de mars 2017, le collectif alerte sur le manque de transparence dans l'élevage local, le manque de surveillance sanitaire et demande des comptes sur le fait que la réglementation ne soit pas appliquée à La Réunion. Ce courrier est resté lettre morte. Ils ont donc décidé de marcher pour rendre visible leur combat car aujourd'hui, selon eux, les maladies prolifèrent dans les cheptels réunionnais sans que les consommateurs ne soient avertis des risques.

Le cas de la leucose bovine est parlant. Cette maladie, une sorte de cancer du bovin est très présente dans les cheptels réunionnais contrairement à ceux de l’Hexagone ou d’Europe où elle est reste rare. Les service de l’État français affirment que la leucose n’est pas transmissible à l’homme mais aucune étude ne le démontre. Des animaux porteurs de maladies pullulent sur le territoire sans qu’il y ait de véritable contrôle. Selon Daniel Bègue, éleveur et adhérent à l’Adefar " tous les élevages ont reçus des animaux malades par le fonctionnement des ateliers Sicarevia ou Sicalait. Selon les techniques d’élevage, les cheptels ont été plus ou moins touchés par les maladies. "

Alors les membres de l’Adefar ont marché 150 kilomètres.  Pour sensibiliser la population et pour rencontrer ces organismes et administrations qui gèrent la filière. L’Adefar demande plus de transparence, de surveillance sanitaire et d’information auprès de la population.

Leu arrivée sur le parvis des droits de l’homme au terme de leur marche est symbolique " les Réunionnais ne sont pas logés à la même enseigne que la métropole au niveau réglementation.  On continue à faire croire que la leucose bovine est en diminution mais ne pas appliquer la réglementation c’est cacher la vérité, cacher la réalité. " Annie Claude Abriska, présidente de l’Adefar. Elle estime que les droits des éleveurs réunionnais sont bafoués.

La prochaine étape est de rencontrer les acteurs de cette filière. Par exemple Olivier Robert, le président de la Sicarévia. Cette institution a été poursuivie en justice par des éleveurs à deux reprises. À chaque fois, elle a obtenu gain de cause. Inadmissible pour Daniel Bègue "  le rôle du président de la Sicarévia est d’exiger à l’État l’application de la réglementation dans les élevages. Une réglementation sanitaire qui est indispensable dans les élevages. Jusqu’à maintenant, Olivier Robert n’arrête pas de mentir au consommateur en disant que la leucose ne pose pas de problème dans l’élevage et qu’il faut vivre avec. Là, il sort du cadre de sa mission de président de la Sicalait. "

La Sicarévia, l’organisme qui fournit des bovins aux éleveurs a été récemment condamnée à dédommager un éleveur pour lui avoir vendu des animaux malades. Une victoire pour l’ADEFAR " un début du retour a droit parce que jusqu’ici, les éleveurs n’en n’avait aucun " explique Daniel Bègue. La Sicarévia a fait appel de la décision de justice mais pour Daniel Bègue, ça ne tient pas " certains animaux ont été livrés alors qu’ils avaient la paratuberculose et la douve en même temps. La douve a accéléré le processus et tué ces animaux. Le pire, c’est que dans cet élevage, il y avait des suivis vétérinaires des autorités. Les animaux malades sortaient de cet élevage, soit allaient à l’abattoir soit allaient dans d’autres élevages et là c’est encore plus grave. Ce sont des fautes professionnelles énormes. Tout cela est consigné dans les dossiers donc même si la Sicarevia a fait appel, les juges doivent tenir compte de ces élements. "

Les membres de l’ADEFAR comptent rester sur le parvis des droits de l’homme pour rencontrer les acteurs de la filière et sensibiliser la population.

fh/www.ipreunion.com avec RTL Réunion 

   

2 Commentaire(s)

Jocelyne, Posté
Un combat très noble pour la Vérité et la reprise en main de notre santé par notre qualité de vie! Seulement si la prise de conscience est collective ! Gardons notre Espérance !
Karammelo , Posté
J'ai honte d'être si peu informee, il faut faire diligence et très attention, c'est un problème GRAVE, .on ne sait pas comment nos organismes vont réagir dans le futur. .on nous prend pour des GOGOS. BRAVO à nos ÉLUS de touts les Bords.