Le procureur a donné un avis favorable :

Libération ou pas : Casanova Agamemnon fixé sur son sort dans quelques semaines


Publié / Actualisé
Après une audience de plusieurs heures ce lundi 21 janvier 2019, le procureur a donné un avis favorable à la demande de libération conditionnelle de Casanova Agamemnon, l'un des plus anciens détenus de France. La cour d'appel de Saint-Denis rendra sa décision le 31 janvier ou le 7 février prochain. L'audience s'est tenue à huis clos. L'homme a 68 ans, presque 69. Au total, il en a passé 48 derrière les barreaux.
Après une audience de plusieurs heures ce lundi 21 janvier 2019, le procureur a donné un avis favorable à la demande de libération conditionnelle de Casanova Agamemnon, l'un des plus anciens détenus de France. La cour d'appel de Saint-Denis rendra sa décision le 31 janvier ou le 7 février prochain. L'audience s'est tenue à huis clos. L'homme a 68 ans, presque 69. Au total, il en a passé 48 derrière les barreaux.

Incarcéré au centre pénitentiaire du Port depuis 2017, il ne veut pas se résigner à mourir en prison. Le 23 novembre 2018, le tribunal d'application des peines de Saint-Denis avait admis la demande de libération conditionnelle selon un dispositif très encadré. Le processus avait été immédiatement stoppé par un appel du Parquet de Saint-Denis. Selon nos confrères de Clicanoo, la raison soulignée était que "le projet de réinsertion ne remplit pas toutes les conditions nécessaires." A savoir que le lieu futur de résidence de Casanova Agamemnon se trouvait "trop proche" de là où son frère a été assassiné.

Fin octobre 2018, l’avocat du Bénédictin Maître Benoît David expliquait: "ce n’est plus le même homme, ce n’est pas la même époque. Aujourd’hui, Casanova Agamemnon est marié, il a beaucoup évolué psychologiquement. Il n’a plus de colère en lui, ni le même ressenti. On ne parle pas de la même personne, c’est le jour et la nuit."

Lire aussi => La demande de liberté conditionnelle d'Agamemnon mise en délibéré au 23 novembre

RAPPEL - Casanova Agamemnon a été condamné en 1970 à la réclusion criminelle à perpétuité. Un an auparavant, il avait tué son patron pour une affaire de salaire non versé. Mis en liberté conditionnelle au milieu de l'année 1985, il tue son frère début 1986 avant de prendre la fuite. Il lui reprochait de s'être approprié l'héritage familial. Pendant sa cavale, il menace de mort le procureur de la République et tente de tuer sa compagne, la soupçonnant de vouloir le dénoncer. Sa fuite, très médiatisée, avait suscité la peur d'une partie de la population et l'admiration d'une autre partie. Arrêté en mai 1986, il est jugé par les Assises en 1988 et écope de 10 ans de réclusion criminelle avec une réactivation de sa perpétuité. Depuis, il est toujours en prison. Sa peine, ses proches jugent qu'il l'a aujourd'hui suffisamment purgée.

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