L'essaim de séismes toujours actif :

Mayotte, une île sismique


Publié / Actualisé
9 mois. 9 mois que l'île aux parfums subit des secousses sismiques d'un intensité située entre 3 et 5,5 sur l'échelle de Richter. Comme l'écrivent nos confrères de France-Mayotte Matin " l'essaim de séismes s'est abattu sur les côtes mahoraises le 10 mai dernier " et il n'est jamais reparti. L'hypothèse la plus plausible avancée par la communauté scientifique pour expliquer ce phénomène est " une conjonction d'effets tectoniques et volcaniques ".
9 mois. 9 mois que l'île aux parfums subit des secousses sismiques d'un intensité située entre 3 et 5,5 sur l'échelle de Richter. Comme l'écrivent nos confrères de France-Mayotte Matin " l'essaim de séismes s'est abattu sur les côtes mahoraises le 10 mai dernier " et il n'est jamais reparti. L'hypothèse la plus plausible avancée par la communauté scientifique pour expliquer ce phénomène est " une conjonction d'effets tectoniques et volcaniques ".

Aujourd’hui, ces successions de séismes rythment le quotidien des mahorais. Plus ou moins intenses, plus ou moins espacés, ces secousses ont la particularité de toujours dépasser 3 sur l’échelle de Richter, elles sont en moyenne à 4 et il y a même eu un pic à 5,5. L’épicentre est situé en mer, dans une zone de l’ordre de 20 km de diamètre située à environ 50 km à l’Est de Mamoudzou. Des secousses sismiques trop faibles pour provoquer un tsunami mais assez fortes pour être ressenties par la population.

Nos confrères de France Mayotte Matin affirment que " ce sont ainsi des milliers et des milliers de tremblements de terre qui se sont produits faisant de Mayotte l’un des hot-spots mondiaux où l’activité sismique n’est certes pas la plus forte, mais compte parmi les plus intenses. "

Jean Roger, docteur en géophysique expliquuait ce phénomène à nos confrères de Mayotte Hebdo " Il existe, entre l’Afrique et Madagascar, ce qu’on appelle la ride de Davie. C’est un endroit où la matière qui constitue la plaque océanique est créée. Pour résumer grossièrement, la création de cette matière amène Madagascar et le continent africain à s’éloigner l’un de l’autre, ce qui entraîne un étirement de la plaque océanique. C’est cet étirement de la plaque qui est à l’origine des séismes ressentis actuellement. C’est comme si vous preniez de la pâte à modeler et que vous tiriez dessus : certains endroits vont se déchirer. "

Entre le 18 décembre 2018 et le 9 janvier 2019, ce sont 19 séismes au dessus de 4 qui ont été enregistrés. Les plus forts : le 30 décembre à 2h22 du matin, 4,7 de magnitude et le 9 janvier 19h09, une magnitude de 4,9.

Et ce dimanche 20 janvier, un nouveau séisme d'une intensité de 4,8 sur l'échelle de Richter a secoué l'île aux parfums. 

L’année 2019 commence sur des chapeaux de roues, 9 fortes secousses enregistrées en un peu plus d'un mois. Et le phénomène pourrait ne pas se calmer, le Bureau de recherches géologiques et minières a prévenu dès le départ face à une situation inédite dans l’île qui affolait la population : " La durée de l’essaim est impossible à prévoir. Les mesures en cours permettent de constater le nombre et les caractéristiques des séismes qui se produisent, mais il n’existe pas de loi qui permette de prédire la fin du phénomène. "

Si on ne peut pas prédire la fin du phénomène, une communauté de scientifiques internationaux se fédère et se penche sur la question. De nouveaux instruments à terre et en mer seront déployés pour améliorer la détection et la localisation des séismes. Ce qui permettrait, à terme, d’en déterminer les signes précurseurs.

www.ipreunion.com

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !