Après 48 ans derrière les barreaux :

La Cour d'Appel confirme la liberté conditionnelle de Casanova Agamemnon


Publié / Actualisé
La liberté conditionnelle de Casanova Agamemnon, l'un des plus anciens détenus de France a été confirmé ce jeudi 31 janvier 2019 par la Cour d'Appel de Saint-Denis. Lundi 21 janvier 2019, le procureur avait donné un avis favorable à la demande de libération conditionnelle du Bénédictin. L'homme a 68 ans, presque 69. Au total, il en a passé presque 49 derrière les barreaux.
La liberté conditionnelle de Casanova Agamemnon, l'un des plus anciens détenus de France a été confirmé ce jeudi 31 janvier 2019 par la Cour d'Appel de Saint-Denis. Lundi 21 janvier 2019, le procureur avait donné un avis favorable à la demande de libération conditionnelle du Bénédictin. L'homme a 68 ans, presque 69. Au total, il en a passé presque 49 derrière les barreaux.

"C'est une grande victoire, c'est la 18ème fois qu'il demandait sa liberté conditionnelle, indique Maître Benoît David, l’avocat de Casanova Agamemnon. C'est la première fois que tout le monde est d'accord pour le laisser sortir. Il a passé les deux tiers de sa vie en prison".

Incarcéré au centre pénitentiaire du Port depuis 2017, il ne voulait pas se résigner à mourir en prison. La procédure sera "très échelonnée : un calendrier de permission de sortie sera fixé, il s’étalera sur plusieurs mois, explique Maître Benoît David. A l’issu de ces permissions de sortie, on lui installera un bracelet électronique et il sortira dans le cadre d’une surveillance pendant une durée de un an."

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Fin octobre 2018, Maître Benoît David expliquait: "ce n’est plus le même homme, ce n’est pas la même époque. Aujourd’hui, Casanova Agamemnon est marié, il a beaucoup évolué psychologiquement. Il n’a plus de colère en lui, ni le même ressenti. On ne parle pas de la même personne, c’est le jour et la nuit."

RAPPEL - Casanova Agamemnon a été condamné en 1970 à la réclusion criminelle à perpétuité. Un an auparavant, il avait tué son patron pour une affaire de salaire non versé. Mis en liberté conditionnelle au milieu de l'année 1985, il tue son frère début 1986 avant de prendre la fuite. Il lui reprochait de s'être approprié l'héritage familial. Pendant sa cavale, il menace de mort le procureur de la République et tente de tuer sa compagne, la soupçonnant de vouloir le dénoncer. Sa fuite, très médiatisée, avait suscité la peur d'une partie de la population et l'admiration d'une autre partie. Arrêté en mai 1986, il est jugé par les Assises en 1988 et écope de 10 ans de réclusion criminelle avec une réactivation de sa perpétuité. Depuis, il est toujours en prison. Sa peine, ses proches jugent qu'il l'a aujourd'hui suffisamment purgée.

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