[LIVE] Intercepté au large de Saint-Philippe :

Migrants: environ 70 personnes à bord d'un navire présumé sri-lankais


Publié / Actualisé
Un bateau avec à son bord environ 70 personnes dont 5 enfants et 8 femmes, a été intercepté au large à 5 kilomètres au large de la côte de la commune de Saint-Philippe, en fin d'après-midi ce lundi 4 février 2019. Appelé "Imula" le navire serait sri-lankais. Il devrait arriver au Port-ouest dans la matinée du mardi 5 février. C'est la sixième fois qu'un bateau de migrants tente d'accoster à La Réunion, le cinquième qui y parvient. Les précédents navires transportaient tous des ressortissants du Sri Lanka. Suivez-nous, nous sommes en live. (Photo archives Imaz Press - Lors d'une précédente arrivée de migrants au Port-Ouest)
Un bateau avec à son bord environ 70 personnes dont 5 enfants et 8 femmes, a été intercepté au large à 5 kilomètres au large de la côte de la commune de Saint-Philippe, en fin d'après-midi ce lundi 4 février 2019. Appelé "Imula" le navire serait sri-lankais. Il devrait arriver au Port-ouest dans la matinée du mardi 5 février. C'est la sixième fois qu'un bateau de migrants tente d'accoster à La Réunion, le cinquième qui y parvient. Les précédents navires transportaient tous des ressortissants du Sri Lanka. Suivez-nous, nous sommes en live. (Photo archives Imaz Press - Lors d'une précédente arrivée de migrants au Port-Ouest)

Ce que l'on sait :

• Un bateau "présumé sri-lankais" et appelé "Imula" a été apperçu au large de Saint-Philippe en fin d'après midi.

• A son bord, environ 70 personnes dont 5 enfants et 8 femmes. Leur nationalité n’est pas confirmée à ce stade, précise la Préfecture.

• Accompagné par la SNSM et par la brigade nautique de la gendarmerie, il est attendu mardi 5 février dans la matinée au Port-Ouest

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    COMMUNIQUÉ DE LA PRÉFECTURE

    Le lundi 4 février vers 18h30 heure locale, le navire présumé sri-lankais « IMULA » est signalé au centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de La Réunion à 5 kilomètres au large de la côte de la commune de Saint-Philippe, au sud-est de La Réunion.

    La vedette de la société nationale de sauvetage en mer (SNSM) de la station de Saint-Pierre et la vedette de la brigade nautique de la gendarmerie sont engagées par le CROSS Réunion et la gendarmerie pour porter assistance au navire.

    Sur zone, aucun signe visible d’avarie du navire n’est constaté. Environ 70 personnes sont présentes à bord dont 5 enfants et 8 femmes. Leur nationalité n’est pas confirmée à ce stade.

    Accompagné par la SNSM et par la brigade nautique de la gendarmerie, l’IMULA est attendu mardi 5 février dans la matinée au grand port maritime de La Réunion, où tous les passagers seront pris en charge pour une évaluation sanitaire et administrative.

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    Quatre bateaux sont déjà arrivés à La Réunion, que sont devenus leurs passagers ?

    • 1er bateau, arrivé en mars 2018 : Les six hommes avaient pu déposer une demande d’asile. L’un d’entre eux a choisi de rentrer au Sri-Lanka, les autres sont toujours dans l’attente de la décision de l’Ofpra (L’Office français de protection des réfugiés et apatrides). Ils ont déjà passé leur entretien.

    • 2ème bateau, arrivé en octobre 2018 : Les huit hommes ont été rapatriés en grande pompe quelques jours après leur arrivée. Du côté de la Cimade, l'association qui lutte pour le respect des droits des migrants, on se demandait si les procédures avaient été respectées...

    • 3ème bateau, arrivé le 14 décembre 2018 : Les 62 Sri-lankais, hommes, femmes et enfants ont déposé leur demande d’asile à la Préfecture. Ils sont en attente de la décision de l'Ofpra.

    • 4ème bateau, arrivé le 26 décembre 2018 : Après de multiples péripéties judiciaires, les 7 hommes arrivés à bord du "Roshan" seront reconduits dans leur pays.

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    Le Sri-Lanka : crise et tensions politiques

    Les "filières criminelles" exploitent les profonds clivages politiques, ethniques et religieux d'un pays en crise.

    En octobre dernier, le président Mathripala Sirisena a démis son Premier ministre Ranil Wickremesinghe, pour le remplacer par Mahinda Rajapaksa, un bourreau de la fin d’une guerre civile de 25 ans… "Qu’il y ait un flux de migrants, ce n’est pas surprenant, explique Anthony Goreau-Ponceaud, géographe, maître de conférences à l'Université de Bordeaux. Des peurs se sont animées avec la cacophonie politique. Les Tamouls ont été très vexés et surpris par le président qui a remis Rajapaksa au pouvoir. C’est lui qui avait mené l’assaut final militaire qui avait fait plusieurs milliers de morts et de déplacés forcés" lors de la guerre civile (1983-2009).

    Au parlement, les tensions explosent entre les camps adverses. Les députés règlent leur compte en pleine assemblée en s’échangeant des coups de poing ou en se lançant des chaises.  En novembre, un parlementaire raconte ainsi qu’il a été frappé à la tête par un rival avec un exemplaire de la constitution. Un autre explique qu’il a dû se faire soigner au centre médical du Parlement après voir reçu dans les yeux de l’eau mélangée avec de la poudre de piment...

    Lire aussi => Migrants : questions autour d'une "filière criminelle"

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    Réunion en cours à la Préfecture

    Une Réunion est en cours à La Préfecture. La SNSM et la gendarmerie n'ont toujours pas intercepté le navire. Elles devraient le rejoindre vers 22 heures. Pour le moment, nous ne savons pas dans quel état est le bateau.

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    La Réunion, nouvelle terre promise des migrants Sri-lankais ?

    Les quatre derniers navires interceptés au large de La Réunion partaient du Sri-Lanka.

    Pour Anthony Goreau-Ponceaud, géographe, spécialiste de la diaspora tamoule et maître de conférences à l'Université de Bordeaux, «il semblerait bien qu'une nouvelle route se développe». Les migrants privilégiaient avant la voie vers l’Australie, mais depuis 2013, Canberra refoule systématiquement en mer tous les bateaux de sans-papiers, originaires pour beaucoup du Sri Lanka, d'Afghanistan, ou du Moyen-Orient.

    Ceux qui parviennent à passer par les mailles du filet sont envoyés dans des îles reculées du Pacifique et même si leur demande d'asile est jugée légitime, ils ne seront jamais accueillis sur le sol australien. Les ONG ne cessent de dénoncer cette politique d'immigration draconienne.

    Lire aussi => La vie de désespoir des réfugiés relégués par l'Australie sur une île du Pacifique

    La Réunion devient donc une terre d’asile, la plus proche pour les Sri-Lankais malgré les quelque 4.000 km et la vingtaine de jours de navigation qui séparent les deux îles.

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    Une vedette de la SNSM part de Saint-Pierre

    Une vedette de la SNSM (société nationale de sauvetage en mer) vient de partir de Saint-Pierre avec à son bord 5 membres d'équipage et deux officiers de la Police judiciaire. Elle va rejoindre le navire de migrants situé au large de Saint-Philippe.

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    "Plusieurs navires" ont été "empêchés de quitter le Sri-Lanka"

    Le 17 janvier 2019, Le Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez indiquait que "ce sont plusieurs navires qui ont été empêchés de quitter le Sri-Lanka pour se rendre à La Réunion." Il répondait à une question posée par le sénateur Jean-Louis Lagourgue.

    Laurent Nuñez, assurait que la surveillance des côtes réunionnaises a été renforcée. Il s'agit également "bien en aval de cela, de prendre contact avec les autorités du Sri-Lanka pour définir ensemble d'une politique qui conduit à les inciter à détecter des départs", ajoute le Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur.

    RAPPEL Le 11 septembre 2018, c'était un bateau transportant 90 personnes qui voyageaient illégalement dans un chalutier qui avait été empêché par la marine sri-lankaise.

    Lire aussi => 90 migrants sri-lankais arrêtés sur un chalutier à destination de La Réunion

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    Des «filières criminelles» qui organisent «un trafic d’êtres humains»

    Interviewé le 28 décembre dernier, Frédéric Joram, secrétaire général de la Préfecture de La Réunion affirme qu’il «y a manifestement des filières d’immigration illégales qui sont à l’œuvre, actives et de plus en plus actives depuis le mois de mars 2018. Elles organisent ces afflux. Il ne serait donc pas surprenant que ces filières mettent d’autres bateaux sur le chemin de La Réunion. Nous parlons de filières criminelles qui rançonnent des candidats à l’immigration, qui mettent en danger leur vie, qui exploitent leur souhait de quitter le Sri Lanka en faisant des bénéfices financiers colossaux. C’est un trafic d’êtres humains. Elles font l’objet d’une enquête judiciaire.»

    Lire ICI l'interview complète

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    Bonsoir, bonsoir et bienvenue dans ce live

    Un bateau transportant 115 migrants a été aperçu au large de Sainte-Rose et Saint-Philippe. Un bateau de la gendarmerie serait en train d'approcher le navire.

A propos

C'est la sixième fois qu'un bateau de migrants tente d'accoster à La Réunion, le cinquième qui y parvient :

Mercredi 26 décembre 2018, Le "Roshan", un bateau de pêche sri-lankais transportant sept migrants arrive à La Réunion. Après de multiples péripéties judiciaire, ils seront reconduits dans leur pays.

Lire aussi => Migrants : un nouveau bateau sri-lankais a accosté au port-ouest
Lire aussi => Migrants : les premiers départs de Sri-Lankais ont lieu ce jeudi soir

Vendredi 14 décembre, le bateau de pêche des 62 sri-lankais "Wasana 1" est intercepté au large de Mare Longue à Saint-Philippe en début d'après-midi. A la dérive, il a été escorté par la gendarmerie jusqu'au Port-est. Les migrants ont ensuite été placés en zone d'attente.

Lire aussi => Les migrants en direction de leur lieu d'hébergement temporaire
Lire aussi => Préfecture : les migrants sri-lankais plaident leur cause

Mercredi 19 décembre, les juges des libertés et de la détention du tribunal de Champ-Fleuri ont invalidé les procédures enclenchées par les services de l'État depuis l'arrivée des migrants, les jugeant illégales. Ils ont refusé de prolonger leur maintien en zone d’attente et les ont remis en liberté. Depuis, Une vingtaine d'entre-eux ont pu déposer une demande d'asile en Préfecture

Lire aussi => Les migrants en direction de leur lieu d'hébergement temporaire
et => Migrants : plus d'une trentaine de personnes n'ont toujours pas d'hébergement

Samedi 6 octobre 2018 : en fin de matinée, un bateau étranger accoste au Port-Ouest, encadré par la gendarmerie maritime. A son bord, huit Sri-lankais, d'une moyenne d'âge plutôt jeune, entre 20 et 30 ans,  dont un mineur d'environ 16 ans. Le bateau aurait navigué plusieurs jours en pleine mer. Alors qu'une audience devant le juge des libertés et de la détention était prévue le mercredi 10 octobre, ils ont été rapatriés en grande pompe mardi en fin d'après-midi. Du côté de la Cimade, l'association qui lutte pour le respect des droits des migrants, on se demandait si les procédures avaient été respectées...

Lire aussi => Expulsion de huit Sri Lankais : le grand cafouillage

Mardi 11 septembre 2018 : la marine sri-lankaise arrête au large de la côte ouest du Sri-Lanka, 90 personnes qui voyageaient illégalement dans un chalutier à destination de l'île de la Réunion.

Lire aussi => 90 migrants sri-lankais arrêtés sur un chalutier à destination de La Réunion.

Mercredi 21 mars 2018 : Six Sri Lankais sont retrouvés en mer au large de Saint-Gilles. Ils étaient à bord d'un radeau bricolé et ont été retrouvés en bonne santé par le CROSS (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage). Ils auraient quitté leur pays il y a une vingtaine de jours. Leur navire aurait sombré deux jours plus tôt.

Lire aussi => Des Sri Lankais retrouvés en mer au large de Saint-Gilles

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2 Commentaire(s)

Eri974, depuis son mobile, Posté
Nunez: "Chef ! Chef ! Y des migrants qui arrivent. J'ai besoin de moyens pour garder nos frontières !"
Macron: "Demande à Castaner !"
Castaner: "Je peux pas. Le budget que j'ai vient d'un annonceur de la défense. Je fais la promo en situation réelle du LBD40 et des caméras typa dashcam !"
Macron: "c'est bête, je viens de lancer et faire payer un grand débat ! Entre mes déplacements et celui des élus, c'est juste, niveau sous."
Nunez: "Je comprends. Il y a des priorités... Je vais ajouter un bateau dans l' océan Indien, ça va suffire. C'est le geste qui compte. "
Dodo, depuis son mobile, Posté
Extrait du 17/01/2019:"Laurent Nuñez, assurait que la surveillance des côtes réunionnaises a été renforcée".

Quelle efficacité ! Un tel savoir-faire devrait s'exporter...