Tribune libre :

Le collectif des femmes réunionnaises a marché pour ses droits


Publié / Actualisé
Chaque année, depuis plus de 100 ans, le 8 mars est une date importante pour toutes les femmes et pour tous ceux qui prônent l'égalité des droits et luttent contre toutes les formes de discriminations et d'inégalités à l'encontre des femmes. C'est un combat difficile, de tous les jours. L'histoire nous rappelle sans cesse les crimes causés contre les femmes.
Chaque année, depuis plus de 100 ans, le 8 mars est une date importante pour toutes les femmes et pour tous ceux qui prônent l'égalité des droits et luttent contre toutes les formes de discriminations et d'inégalités à l'encontre des femmes. C'est un combat difficile, de tous les jours. L'histoire nous rappelle sans cesse les crimes causés contre les femmes.

Ainsi, à l’aube de cette journée, la lumière a de nouveau été faite sur le scandale des avortements forcés de la Clinique de Saint-Benoît dans les années 1960. Beaucoup de nos concitoyens ignorent cette histoire d’un passé pas si lointain. Nous pouvons affirmer que ces actes de stérilisations et d’avortements  forcés  étaient des actes de violences, une violation du droit élémentaire de chaque personne de disposer de son corps.

La vie au quotidien, elle aussi, apporte les raisons et devoirs  de mener cette lutte aujourd’hui encore.

La majorité des femmes subissent des rapports sociaux particulièrement injustes et cela dans plusieurs domaines :
- Dans leur activité professionnelle : avec des bas salaires (salaires 14% inférieurs à ceux des hommes à compétence égale),  des fonctions subalternes, contrats précaires et des doubles journées de travail.

- La pauvreté sociale et économique - Nous n’oublions pas que les femmes seules avec enfants et les femmes sans activité rémunérée vivent dans l’insécurité économique, ce qui les expose fortement à la pauvreté. Selon l’INSEE à la Réunion plus qu’en France hexagonale, les femmes sont davantage concernées par la pauvreté que les hommes.

- Dans leur vie de femmes : victimes de harcèlement, d’agressions, de viols, de violences, d’atteintes à leurs personnes et intégrité.

L’accumulation de ces conditions défavorables et précaires, amène à un statut peu enviable. Celles-ci sont souvent confrontées au dénuement, à l’isolement, et à la fragilité extrême, en l’absence de réponse collective et solidaire.

Il reste encore beaucoup à faire dans le domaine des droits des femmes et de l’égalité de genre.

Quiconque suit l’actualité en 2019 ne peut douter de l’urgence de la situation.

Nous ici réunis dans le cadre de la marche de l’égalité, nous nous engageons, conformément au  thème retenu par l’ONU pour cette journée des droits de la femme 2019 " à Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement avec l’objectif de réfléchir aux moyens innovants permettant de faire progresser l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, notamment dans les systèmes de protection sociale, l’accès aux services publics et la construction d’infrastructures durables ".

Nous nous engageons à lutter contre toutes ces oppressions, violences, agressions, harcèlements, viols…

Nous nous engageons à apporter notre pierre à la transformation d’un système de société qui écrase les femmes, à la prise en compte de nos réalités réunionnaises et nous nous engageons à donner la priorité à la protection des droits des femmes et des jeunes filles.

Nous avons aujourd’hui l’opportunité de faire bouger les choses, ayons l’énergie et avançons ensemble !

Il faut que cela change dans l’intérêt des femmes, mais aussi celui des hommes, de notre société !

Car la lutte pour l’EGALITE est un enjeu de SOCIETE.

Le collectif des femmes réunionnaises 

   

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    Illustration : Kwa Films

    Kwa Films

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