Pour Météo France, "le scénario du pire s'est réalisé" :

Le Mozambique ravagé par le cyclone intense Idai


Publié / Actualisé
C'est un système extrêmement dangereux qui ravage le Mozambique depuis la nuit dernière, du jeudi 14 au vendredi 15 mars 2018. Le cyclone intense Idai a généré des rafales de vents d'ordre de 230 km/h sur la mer. Avec ces vents violents, des grosses pluies et surtout une marée de tempête, une forte élévation du niveau des eaux, d'au moins 5-6 mètres d'après Météo France, avec des vagues de 12 mètres. Le pire scénario s'est réalisé : Idai a frappé la zone fortement peuplée de la ville de Beira à l'estuaire du fleuve Pungwe. Près de 1,6 million de personnes vivraient dans la région. Les autorités avaient ordonné l'évacuation des zones côtières proches du point d'impact présumé du cyclone. (Image satellite : Mtotec.com)
C'est un système extrêmement dangereux qui ravage le Mozambique depuis la nuit dernière, du jeudi 14 au vendredi 15 mars 2018. Le cyclone intense Idai a généré des rafales de vents d'ordre de 230 km/h sur la mer. Avec ces vents violents, des grosses pluies et surtout une marée de tempête, une forte élévation du niveau des eaux, d'au moins 5-6 mètres d'après Météo France, avec des vagues de 12 mètres. Le pire scénario s'est réalisé : Idai a frappé la zone fortement peuplée de la ville de Beira à l'estuaire du fleuve Pungwe. Près de 1,6 million de personnes vivraient dans la région. Les autorités avaient ordonné l'évacuation des zones côtières proches du point d'impact présumé du cyclone. (Image satellite : Mtotec.com)

"C'est le scénario du pire qui s'est réalisé. La ville portuaire de Beira avec ses 400.000 habitants a été touchée par une marée de tempête", souffle Philippe Caroff responsable des prévisions cycloniques à Météo France. La marée de tempête, une élévation anormale du niveau de la mer, est un phénomène dévastateur. Elle est arrivée quasiment en phase avec la marée haute, "le mer a dû monter de plusieurs mètres, on estimait la surcôte à 5-6 mètres, balayant les côtes. Elle s'est certainement engouffrée dans le fleuve Pungwe pour se propager à l'intérieur des terres," explique Philippe Caroff.

Idai est probablement le plus puissant phénomène a toucher un pays cette saison. Houle cyclonique intense, forte montée des eaux dans la mer et du fleuve Pungwe, pluies torrentielles et vents violents balayent la région de Beira, la quatrième ville du Mozambique.

Certains spécialistes le considèrent comme le plus puissant depuis Eline, qui avait provoqué la mort de plus de 800 personnes au Mozambique en l'an 2000.

La plupart des vols intérieurs ont été suspendus jeudi au Mozambique, en prévision de l'arrivée imminente du cyclone tropical Idai sur le centre du pays, déjà victime de graves inondations qui ont fait au moins 66 morts.

"Les vols du 14 mars en partance ou à destination des villes de Beira, Quelimane et Chimoio sont annulés", a annoncé la compagnie nationale LAM.

En fin d'après-midi jeudi, un vent puissant soufflait déjà sur Beira. La population se préparait au pire.

"En rencontrant la terre, Idai perd en intensité, mais les nuages vont persister et donner des pluies pendant encore 24 heures", prévoit le météorologue

66 morts lors du premier passage d'Idai

C’est la deuxième qu’Idai s’abat sur le pays. Formé dans le Canal de Mozambique, il l’avait frappé une première fois les 4 et 5 mars avant de se déplacer vers le Malawi. Le Mozambique a ainsi été noyé sous des pluies torrentielles dans le centre et le nord. Elles ont fait au moins 66 morts et des milliers de déplacés. Près de 6.000 habitations ont été détruites, plus de 140.000 personnes sont sinistrées et plus d'une centaine de milliers d'hectares de récoltes ont été inondées.

Le Mozambique subit régulièrement le passage de cyclones qui provoquent des inondations massives. Ces crues avaient causé la mort de 800 personnes en 2000 et de plus de cent en 2015.

nt/www.ipreunion.com avec l'AFP

   

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