Quels moyens humains ? :

Lutte contre la dengue: des renforts qui n'en sont pas vraiment...


Publié / Actualisé
La lutte anti-vectorielle, priorité du moment des autorités, un véritable imbroglio. Sans être anxiogène, la dengue continue à se propager malgré la multiplication des moyens humains et financiers pour tenter de contenir l'épidémie. Les moyens humains, parlons-en justement, mercredi 27 mars, les 50 renforts militaires sont arrivés à La Réunion. SI leur missions restaient encore à définir, la préfecture insistait sur un point " ces renforts nationaux viendront en soutien aux équipes déjà mobilisées sur le terrain et non en remplacement ". Mais ça, on commence à en douter, à peine les militaires nationaux arrivés que nos militaires locaux sont démobilisés. Les 40 agents du RSMA ont terminé leur mission le 31 mars. (photo d'illustration)
La lutte anti-vectorielle, priorité du moment des autorités, un véritable imbroglio. Sans être anxiogène, la dengue continue à se propager malgré la multiplication des moyens humains et financiers pour tenter de contenir l'épidémie. Les moyens humains, parlons-en justement, mercredi 27 mars, les 50 renforts militaires sont arrivés à La Réunion. SI leur missions restaient encore à définir, la préfecture insistait sur un point " ces renforts nationaux viendront en soutien aux équipes déjà mobilisées sur le terrain et non en remplacement ". Mais ça, on commence à en douter, à peine les militaires nationaux arrivés que nos militaires locaux sont démobilisés. Les 40 agents du RSMA ont terminé leur mission le 31 mars. (photo d'illustration)

Officiellement, si les agents du RSMA arrêtent la mission, c’est parce-qu’ils doivent reprendre leur cycle de formation et ils ont déjà poussé plus loin que prévu, leur mission devait se terminer à la fin du mois de février.

Alors quand on fait le calcul - pas que l’ont soit de fins mathématiciens - 50 militaires nationaux qui arrivent moins 40 agents locaux qui partent, le renfort, il est de seulement 10 personnes… Pas beaucoup de monde, au final…

La dengue poursuit son expansion, de nouvelles zones ont été identifiées la semaine dernière. Dans son prochain point, l’agence régionale de santé (ARS) devrait annoncer que la barre symbolique des 10 000 cas recensés depuis le début de l’épidémie devrait être atteinte. Toutes les forces vives sont donc les bienvenues pour enrayer l’épidémie qui a déjà causé 5 décès en 2019.

Mais y’a-t-il assez de personnes sur le terrain ? 180 agents démousticateurs de l’ARS, 30 sapeurs-pompiers du service départemental d’incendie et de secours (SDIS), 50 militaires nationaux, à cela s’ajoute l’engagement d’associations dans la prévention contre l’épidémie. Des PEC (anciens contrats aidés) sont aussi mobilisés ainsi que des jeunes en service civique. Pas de chiffres précis mais ils sont là. 


Est-ce suffisant ? Certains dénoncent des mesurettes qui ne permettent pas de faire face à un phénomène d’ampleur dont le seuil épidémique est annoncé par l’ARS pour la mi-avril. Il ne reste donc que quelques jours avant la date fatidique, on aurait pensé que les opérations de lutte anti-vectorielle allaient s’intensifier mais que nenni... 

N’y-a-t’il vraiment plus personne sur le terrain. Par exemple, où est passé le 2ème RPIMA (régiment de parachutistes d’infanterie marine) ? Basé dans le Sud de l’île, où sont situés les foyers les plus actifs de la dengue. Depuis le début de l’épidémie, le 2ème RPIMA n’a pas fait parler de lui. Pas de son, pas de lumière, pourtant, la situation est grave, l’épidémie menace de devenir hors de contrôle. Et qu’on se le dise, La Réunion n’est pas au niveau "urgence attentat" du Plan Vigipirate, donc, les militaires du 2ème régiment du RPIMA ne sont pas submergés de travail. 

Peut-être qu'une question de protocole ne leur permet pas de s'engager dans la lutte anti-vectorielle. Si ce n'est que ça, peut-être que l'on pourrait faire une petite entorse au réglement, la lutte contre la dengue en vaut bien la peine, non ? 

Cette lutte contre ne devrait-elle pas être une priorité ? Mobiliser toutes les forces vives de l’île ? Une question rhétorique. Évidemment. Les autorités attendent-elles que le pic épidémique soit atteint pour réellement mettre les moyens humains sur le dossier ? 

www.ipreunion.com

   

4 Commentaire(s)

Emy, Posté
J'aimerai qu'on m'explique si la démoustication faite par les équipes habillées de blanc et leur masque est réellement efficace et si cela agit sur les moustiques adultes ou sur les larves? Il y a eu plusieurs fois démoustication autour de ma case et une fois chez moi mais à chaque fois que cela a été fait il y a eu plus de moustiques que d'habitude. Et il y en a toujours autant.
Romain, Posté
C'est énorme!! Qui à écrit cet article? On pourrait croire à une publicité pour vendre ce produit de démoustication, produit hautement dangereux d'ailleurs! Ce produit tue plus de margouillas, de papillons, de caméléons, abeilles, guêpes,etc... sans compter ceux qui s'en nourrissent, que de moustiques!!! Pour sauver 5 vies humaines en 2019. On se prend vraiment pour des dieux sur cette planète.
MARGOZE, Posté
Un article anonyme !!!!!!! Et les pseudos journaleux, ils font quoi de concret ????????
Fredo75, Posté
Tout le monde s'en moque :
la super ministre qui ne vient à La Réunion que pour blablater,
l'ARS qui n'intervient que sur ordre...
le Maire de St Leu attend
que l'ancienne station d'épuration qui abrite des milliers de nids de moustique, contamine et tue ses électeurs...
Bref, l'épidémie de dengue n'est pas prête à s'arrêter...et tout le monde s'en fout !