Plusieurs mois après leur arrivée :

71 migrants toujours en attente d'asile


Publié / Actualisé
Ils sont 71 à La Réunion. 71 demandeurs d'asile sri-lankais à être arrivés sur l'île entre mars 2018 et Février 2019. Depuis ils attendent. Si la plupart se trouvent dans le centre d'hébergement d'urgence de la Croix Rouge, d'autres sont logés à l'Ashram du Port. Autour d'eux, des associations, des bénévoles, des familles s'activent et les aident à s'intégrer au mieux à la vie réunionnaise. (Photo RB/Imaz Press Réunion)
Ils sont 71 à La Réunion. 71 demandeurs d'asile sri-lankais à être arrivés sur l'île entre mars 2018 et Février 2019. Depuis ils attendent. Si la plupart se trouvent dans le centre d'hébergement d'urgence de la Croix Rouge, d'autres sont logés à l'Ashram du Port. Autour d'eux, des associations, des bénévoles, des familles s'activent et les aident à s'intégrer au mieux à la vie réunionnaise. (Photo RB/Imaz Press Réunion)

• Où en sont-ils avec leur demande d’asile ?

Ils sont tous dans l’attente. Sur les six hommes retrouvés en mer sur un radeau de fortune en mars 2018, trois sont retournés au Sri-lanka, malgré les risques. Les autres ont vu leur demande d’asile refusée par l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides). "Ils ont déposé un recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA ndlr) à Montreuil," indique leur avocat maître Ali Mihidoiri. S’ils essuient un nouveau refus, ils devront retourner au Sri-lanka…

Pour les 62 arrivés en décembre et les 6 arrivés en février, c’est également l’attente. "Leurs demandes sont en cours d’instruction. Ils attendent," ajoute maître Ali Mihidoiri.

• Où sont-ils ?

68 Sri-lankais sont actuellement logés dans un centre d’hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile, géré par la Croix Rouge. Sollicitée à plusieurs reprises, celle-ci n’a pas donné suite. Quant aux trois autres, deux sont logés à l’Ashram du Port et un se trouve à Plateau-Caillou.

• Comment vivent-ils ?

La journée des deux hommes du Port est bien remplie. "Ils font partie intégrante de la vie de l’Ashram, ils participent à la cuisine, à l’entretien, au jardinage, comme tout le monde," signale le swami Advayananda. Ils passent aussi beaucoup de temps sur les réseaux sociaux, pour garder le contact avec leurs familles. Mendis par exemple, a dû laisser son jeune fils et sa femme au Sri-Lanka pour fuir les persécutions qu’il subissait.

Pour échanger entre eux, le swami et les deux hommes mélangent le français, le créole, l’anglais et le cingalais. "J’essaye aussi d’apprendre leur langue et depuis une semaine, ils ont des cours de français. Le mardi dans le collège Jean le Toullec, le jeudi au lycée Jean Hinglo," détaille le swami.

Quant aux Sri-Lankais logés dans le centre d’hébergement d’urgence de la Croix Rouge, plusieurs associations et collectifs interviennent auprès d’eux pour les aider à s’intégrer à la vie réunionnaise. Parmi elles, Ansamb OI qui met notamment en relation des familles réunionnaises avec les onze familles sri-lankaises. "Elles souhaitaient se rencontrer et cela permet aux enfants d’échanger en anglais. Les familles réunionnaises les aident également, un peu comme des parrains ou des marraines pour trouver des vêtements, des sacs, des affaires d’école" explique Fabrice, membre de l’association. Les enfants sri-lankais sont au nombre de onze. Ils sont actuellement scolarisés dans des écoles de Saint-Denis, quatre sont collégiens."Apparemment tout se passe bien pour eux," poursuit Fabrice.

Pour les adultes, plusieurs projets se montent, par exemple, des cours du beach-volley, de langue française… De l’aide est également proposée lorsqu’ils rencontrent un problème administratif. Ansamb OI se charge de les mettre en relation avec les associations, "nous sommes sollicités pratiquement tous les jours. S’ils ont besoin d’un interprète, on en trouve un. S’ils ont besoin d’un document on fait fonctionner nos réseaux pour que tout se passe au mieux," précise Fabrice.

• De quoi vivent-ils ?

Pour vivre, les demandeurs d’asile peuvent prétendre à des droits sociaux, notamment à une allocation appelée Ada (Allocation pour demandeur d’asile). Celle-ci est de 6,80 euros par jour, auquel se rajoutent 3,40 euros par personne (majeure ou mineure). Si le foyer n’est pas hébergé, une majoration de 4,20 est rajoutée par personne majeure. Dom’Asile, une association de domiciliation et d’assistance aux demandeurs d’asile calcule ainsi que pour  "une famille avec une maman et deux enfants mineurs non hébergés, le montant de l'allocation sera de : 6.80€ + (3.40€x2) + 4€20 = 17€80 par jour."

Problème : la plupart des 68 demandeurs d’asile arrivés entre décembre et février ne touchent pas encore cette aide… Quatre à deux mois après leur arrivée… C’est long, très long. La préfecture annonce que le traitement des demandes est "en cours" et ralenti à cause de "la logistique." Pour maître Ali Mihidoiri : "nous ne sommes pas dans la normalité, 62 demandeurs d’asile en une seule fois au mois de décembre. Les années précédentes nous n’avions que dix demandes pas an…" Ceux qui ne la reçoivent pas l’auront avec un effet rétroactif et "en attendant, tous les migrants sont hébergés, et nourris, pour ceux qui n’ont pas l’Ada, par la Croix Rouge," tient à rassurer la Préfecture.

nt/www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Gérard Menvussa, Posté
Quel farceur ce Gérard97460!!! un réunionnais qui traite des pauvres gens de "vermine"! je t'envoie revoir tes cours d'histoire du peuplement de La Réunion et en même temps la géographie de l'Océan dans lequel baigne ton Ile s'il s'agit vraiment de ton lieu de naissance et de résidence. Sais-tu seulement d'où tu viens ou plutÃ't, d'où viennent tes ancêtres? la génétique t'apportera les réponses mais attends-toi à des surprises, à la fin, tu pourrais finir par te détester, le raciste est viscéralement bête; achète toi une carte de la région Océan Indien, recherche le Sri Lanka pendant que tu y seras, des journaux, un petit poste de radio, c'est vraiment pas cher, tu peux te les payer, j'en suis sÃ"r et étudie, sors de la médiocrité, regarde autour de toi (il y a plein de gens qui viennent des environs du Sri Lanka et de beaucoup plus loin qui vivent là, étudie encore et, si tu es écoeuré par ce que tu vas apprendre, pars, va te réfugier dans un pays où tu seras accepté pour ton humour et ta bonne humeur. En tout cas tu m'auras bien fait rire tellement tu es pathétique. En passant, il n'est nullement besoin de mettre un "s" à qu'attend-on ni le "t" euphonique, de plus, tu fais accorder le verbe arriver avec les Sri-Lankais là où il va avec vermine et trouve un synonyme à "sol de La Réunion" car tu te répètes en 2 phrases consécutives. La langue française est compliquée Gérard? la prochaine fois exprime-toi en Sri-Lankais
Titik, Posté
@gerard97460 traiter de gens de vermine montre votre degré d'intelligence !
Comment sa pas d'argent pour aider les reunionnais ? Rsa caf ccas et j'en passe des autres aides c'est quoi ça ?
Ben sri lankais i vien pren manger dan out marmite ? I empeche a ou vivre ? I defen aou respirer ?
GERARD97460, Posté
Qu'attends t-on pour les expédier dans leur pays, il n'y a pas d'argent pour venir en aide aux pauvres réunionnais mais là on trouve de l'argent pour sauver toute cette vermine de srilankais qui sont arrivés sur le sol réunionnais irrégulièrement et qui sont toujours en situation irrégulière après un an de présence sur le sol de la RÉUNION. Alors qu'attends t-on pour les virer du sol de la RÉUNION...