Rapport de l'Insee :

Economie sociale et solidaire : dynamique mais fragile


Publié / Actualisé
L'Insee communique des chiffres sur l'économie sociale et solidaire à La Réunion, une sphère "dynamique mais fragile". Les chiffres datent de 2015, mais ils ont un impact sur l'économie actuelle de La Réunion. Durant cette période, on dénombre 25 700 salariés travaillant dans la sphère de l'économie sociale et solidaire (ESS). Elle regroupe des structures du secteur privé qui partagent plusieurs critères : un but d'utilité sociale, une lucrativité encadrée, et une gouvernance démocratique et participative.
L'Insee communique des chiffres sur l'économie sociale et solidaire à La Réunion, une sphère "dynamique mais fragile". Les chiffres datent de 2015, mais ils ont un impact sur l'économie actuelle de La Réunion. Durant cette période, on dénombre 25 700 salariés travaillant dans la sphère de l'économie sociale et solidaire (ESS). Elle regroupe des structures du secteur privé qui partagent plusieurs critères : un but d'utilité sociale, une lucrativité encadrée, et une gouvernance démocratique et participative.

A La Réunion, l’économie sociale et solidaire emploie moins de personnes qu’ailleurs à savoir 4,6 % des Réunionnais en âge de travailler contre 6 % en métropole hors Île-de-France. En effet, l’enseignement privé, les activités financières et la santé sont moins développés dans l’ESS réunionnaise qu’en province.

L'action sociale vient en aide aux plus défavorisés

Les secteurs les plus développés sont ceux qui touchent à l’action sociale. Leurs 13 000 emplois en équivalent temps plein (ETP) aident à répondre
aux besoins d’une population plus jeune et plus défavorisée qu’ailleurs.

La croissance de l’emploi est plus rapide qu’ailleurs. Avec 6 800 emplois supplémentaires depuis 2005 (une hausse de 45 %), l’ESS réunionnaise est deux fois plus dynamique qu’en province. La Corse est la seule région où l’ESS a augmenté encore plus vite.

À La Réunion, de 2010 à 2015, 80 établissements supplémentaires sont apparus chaque année en moyenne. Ils ont entraîné la création de 650 emplois par an. Les établissements déjà existants, eux, ont aussi créé de l’emploi : 110 en moyenne chaque année.

L’action sociale est le principal moteur de cette croissance : ses effectifs ont doublé depuis 2005, avec 1 700 emplois créés pour accueillir les personnes en situation de handicap. En 2015, l’action sociale représente 8 700 emplois. À l’avenir, l’accélération du vieillissement de la population réunionnaise devrait favoriser la croissance de l’emploi dans le secteur de l’accueil des personnes âgées et dans celui de l’aide à domicile. L’ESS pourrait y répondre en proposant de nouvelles activités aux personnes âgées de 75 ans ou plus. Ces personnes seraient 4 fois plus nombreuses d’ici 2050.

Les associations, au cœur de l’économie sociale et solidaire, mais fragiles

Avec plus de 80 % des emplois, les associations constituent le coeur de la sphère de l’ESS, comme ailleurs en France. Toutefois les associations réunionnaises sont très dépendantes des aides publiques et des emplois aidés. Un salarié sur trois de l’ESS réunionnaise est en emploi aidé en 2015, soit trois fois plus qu’en province.

La plupart de ces salariés en emplois aidés travaillent au sein d’une association : 7 900 salariés sur 8 300. Mais ils ont diminué de moitié entre 2016 et 2018 pour l'ensemble de l'économie réunionnaise. Les conditions d’emploi sont dont globalement moins favorables dans l’ESS que dans le reste de l’économie réunionnaise.

Les emplois à temps partiel y sont deux fois plus fréquents (39 % contre 22 %) ; les salaires offerts y sont nettement inférieurs soit 12,20 euros par heure en moyenne contre 14,60 euros hors ESS. Et le salaire horaire est particulièrement faible dans les associations, avec une rémunération à 11,30 euros par heure.

www.ipreunion.com

   

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