Le collectif anti digue a déclenché la procédure :

Carrière de Bois blanc : le tribunal administratif rendra sa décision le 29 avril


Publié / Actualisé
Le tribunal administratif rendra sa décision le 29 avril 2019 concernant l'exploitation de la carrière de Bois-Blanc. L'affaire a été examinée ce mardi 23 avril 2019. La Srepen (Société réunionnaise pour l'étude et la protection de l'environnement - Réunion Nature Environnement) avait déposé un recours devant le tribunal administratif en référé-suspension fin mars, contre l'arrêté préfectoral autorisant l'exploitation de cette carrière. Les travaux sont censés commencer à partir de l'hiver austral, soit dans quelques jours. Bois Blanc doit fournir les roches massives nécessaires à la construction de la partie digue de la nouvelle route du littoral (NRL) entre la Possession et la Grande Chaloupe. Plusieurs associations s'opposent à la réalisation de cet ouvrage qu'elles estiment dangereuse pour l'environnement. Elles plaident en faveur de la construction d'une route en tout viaduc. C'est un ouvrage de ce type qui relie Saint-Denis à la Grande Chaloupe.
Le tribunal administratif rendra sa décision le 29 avril 2019 concernant l'exploitation de la carrière de Bois-Blanc. L'affaire a été examinée ce mardi 23 avril 2019. La Srepen (Société réunionnaise pour l'étude et la protection de l'environnement - Réunion Nature Environnement) avait déposé un recours devant le tribunal administratif en référé-suspension fin mars, contre l'arrêté préfectoral autorisant l'exploitation de cette carrière. Les travaux sont censés commencer à partir de l'hiver austral, soit dans quelques jours. Bois Blanc doit fournir les roches massives nécessaires à la construction de la partie digue de la nouvelle route du littoral (NRL) entre la Possession et la Grande Chaloupe. Plusieurs associations s'opposent à la réalisation de cet ouvrage qu'elles estiment dangereuse pour l'environnement. Elles plaident en faveur de la construction d'une route en tout viaduc. C'est un ouvrage de ce type qui relie Saint-Denis à la Grande Chaloupe.

    À propos

    Le Collectif contre la digue ne compte pas baisser les bras de sitôt. Formé à partir de plusieurs associations et autres collectifs – Srepen, Vie Océane, SEOR… - le collectif puise ses revendications dans la construction de la Nouvelle route du Littoral : "C’est la digue qui pose problème. Sans digue, pas de problème d’exploitation de carrières", estime Stéphanie Gigan, présidente du Collectif contre la digue, mais aussi de Lataniers Nout Ker d'Vie.

    • La Srepen (Société réunionnaise pour l'étude et la protection de l'environnement - Réunion Nature Environnement) a déposé un recours en référé-suspension fin mars devant le tribunal administratrif, contre l'arrêté préfectoral autorisant l'exploitation de la carrière de Bois Blanc. Les travaux sont censés commencer à partir de l'hiver austral c'est-à-dire dans quelques jours

    • Une audience était prévue le vendredi 5 avril 2019, elle a été reportée à ce mardi le 23 avril. "

    • Point de discorde principal : la NRL nécessite des roches massives et entraîne alors l’ouverture de carrières comme celle de Bois Blanc. Les associations attendent toujours qu’une expertise soit menée, et que les 2,7 km qui manquent soient terminés sans nécessiter l’exploitation de nouvelles carrières. "Il y a besoin pour cette digue de grosses roches massives de plus d'une tonne chacune et qui seront extraites de ces carrières spécifiques", explique Stéphanie Gigan.

    • Pourtant dès le mois de janvier, les travaux avaient commencé. " La SCPR (Société de concassage et de préfabrication Ile de La Réunion, ndlr) nous a indiqué qu’il ne s’agissait pas des travaux de défrichement ", se souvient Elodie Marais Elodie Marais du collectif Touch pas nout roche.. " Ils n’ont pas labouré la terre, ils ont " simplement " enlevé les végétaux. Pour nous, c’est du défrichement. " En janvier, les associations avaient alors alerté les politiques et demandé un rendez-vous avec le préfet, menant à l’arrêt de ces travaux. "La SCPR veut faire les choses rapidement et en force", estime Elodie Marais. Deux hectares ont déjà été défrichés.

    Lire aussi : Bois Blanc : les travaux de défrichage sur la carrière interrompus par la Préfecture

    Lire aussi : Carrière de Bois blanc : le PLR s'indigne

    • Pour aborder ces différentes questions sur la carrière de Blois Blanc, la DEAL (Direction de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) a proposé la mise en place d’un comité de suivi des travaux.

    • "C’est un cas d’urgence, on peut encore faire autrement pour la NRL, nous ne sommes pas obligés de détruire ces carrières" note Stéphanie Gigan. Car au-delà de Bois Blanc, plusieurs carrières sont visées, à commencer par celle des Lataniers et celle de Bellevue. "Il est question de défense de la biodiversité mais aussi de risques sur l'humain", estime Stéphanie Gigan. "Des espèces risquent de disparaître, des zones reboisées vont être fragilisées, des chantiers tenus près des habitations, parfois des écoles, menacent la santé des habitants. Et vous imaginez des trous béants au milieu de cette nature, pour approvisionner la digue en roches ? On ne peut pas vraiment dire que ça se fonde dans le paysage."

    mm/www.ipreunion.com

       

    3 Commentaire(s)

    Sissi974, Posté
    Arrêtez SVP ces carrières sont néfastes pour toute la Réunion, des conséquences irréversibles ! ça profite a Qui ?
    Aterla, Posté
    D'ou vient cette pression à ouvrir ces carrières horribles et néfastes pour la santé? Est-ce exagéré que de penser qu'il s'agit de rentabiliser les investissements en camions faits par les transporteurs ?
    Oté, Posté
    Non ,non, non, à l'exploitation des carrières... dangereuses pour l'humain, pour la biodiversité , pour l'avenir de notre île et de nos zenfants! M. Le Président, il est encore temps d'avoir l'intelligence de choisir un projet alternatif à cette monstrueuse digue! Non à la Digue! Oui à une solution moins impactante pour la fin de la NRL!