Le Premier ministre l'a annoncé :

Gilets jaunes: sept communes de La Réunion vont recevoir une aide de l'Etat


Publié / Actualisé
Touchés par la crise des Gilets jaunes en novembre et décembre 2018, les commerçants de sept villes de La Réunion vont bénéficier d'une augmentation du fonds de soutien de l'État aux "centres-villes affectés ou dégradés par les manifestations de Gilets jaunes" a indiqué ce mercredi soir 15 mai 2019 le Cabinet du Premier ministre Edouard Philippe. Le Port, Le Tampon, Saint-André, Saint-Denis, Saint-Louis, Saint-Paul et Saint-Pierre vont ainsi recevoir ce soutien financier qui "vise à compléter les aides et soutiens financiers décidés par les collectivités", a souligné Matignon. Au total sur tout le territoire national 34 villes vont bénéficier de ce soutien financier (Photo rb/www.ipreunion.com)
Touchés par la crise des Gilets jaunes en novembre et décembre 2018, les commerçants de sept villes de La Réunion vont bénéficier d'une augmentation du fonds de soutien de l'État aux "centres-villes affectés ou dégradés par les manifestations de Gilets jaunes" a indiqué ce mercredi soir 15 mai 2019 le Cabinet du Premier ministre Edouard Philippe. Le Port, Le Tampon, Saint-André, Saint-Denis, Saint-Louis, Saint-Paul et Saint-Pierre vont ainsi recevoir ce soutien financier qui "vise à compléter les aides et soutiens financiers décidés par les collectivités", a souligné Matignon. Au total sur tout le territoire national 34 villes vont bénéficier de ce soutien financier (Photo rb/www.ipreunion.com)

Le montant de ce fonds, annoncé début février par le Premier ministre Edouard Philippe lors d'un déplacement à Bordeaux, est finalement porté à 5,5 millions d'euros, contre 3 millions initialement prévus, indique son cabinet dans un communiqué.

Les 34 centres-villes retenus, qui se trouvent dans 11 régions françaises, sont: Avignon, Besançon, Béthune, Bordeaux, Bourg-en-Bresse, Brest, Calais, Charleville-Mézières, Chaumont, Dijon, Dole, Epinal, Lille, Lyon, Mâcon, Marseille, Nantes, Nevers, Paris, Ploërmel, Quimper, Rennes, Rouen, Saint-Avold, Saint-Etienne, Toulon et Toulouse, en ce qui concerne la métropole.

Outre-mer, sept villes réunionnaises sont donc concernées: Le Port, Le Tampon, Saint-André, Saint-Denis, Saint-Louis, Saint-Paul et Saint-Pierre.

Le soutien de l'Etat vise à compléter les aides et soutiens financiers décidés par les collectivités, a-t-on souligné à Matignon.

Les actes de dégration en marge des manifestations des Gilets jaunes ont coûté 200 millions d'euros aux assureurs depuis le début du mouvement jusqu'au 16 mars inclus, selon une estimation de la Fédération française de l'assurance (FFA) remontant à fin mars. L'essentiel de cette somme (175 millions) concerne les indemnisations des dégradations et des pertes d'exploitation des entreprises. Les 25 millions restants ont été consacrés aux voitures et habitations.

Un système de franchise unique avait notamment été mis en place avec les assureurs pour les commerçants subissant des dommages plusieurs samedis de "gilets jaunes".

- A La Réunion les pertes avaient été estimées à 770 millions d"euros -

Dans une île où 42% de la populaiton vit en dessous du seuil de pauvreté, le mouvement des Gilets jaunes en lutte contre les injustices et la vie chère, avait eu un impact considérable.

Les chambres consulaires de La Réunion avaient estimé à 770 millions d'euros les pertes générées par la crise et ses impacts.

"Nous estimons que sur la totalité des entreprises de l’île, il y a eu entre 600 et 700 millions euros de pertes" avait déclaré en janvier Ibrahim Pqatel, président de la Chambre de commerce et d'industrie de La Réunion (CCIR)

"L'effet a été pire qu'un cylcone. On remet vite les choses en place avec un cylone. Ce mouvement social s'est déroulé sur plus de deux semaines, avec des conséquences beaucoup plus dramatiques" avait commenté à la même période Bernard Picardo, président de la Chambre de métiers et de l'artisanat. Il avait chiffré "les pertes d’activité dans le secteur de l’artisanat à 40 millions d'euros".

"Les planteurs n’ont pas pu couper, les maraîchers n’ont pas pu accéder à leur champ, les éleveurs ont dû réduire la voilure et ne pouvaient pas nourrir les bêtes" avait résumé Jean-Bernard Gonthier lros président de la Chambre d'agriculture. Il chiffrait les pertes à "8 à 10 millions euros".

Quant à Stéphane Fousssin président de Ile de La Réunion Tourisme (IRT), avait comparé la crise à "un séisme". Il annonçait "20 millions de pertes sur l’année 2018 pour le tourisme"

Lire aussi : Le mouvement des Gilets Jaunes, "un cyclone sur La Réunion"

www.ipreunion.com avec l'AFP

   

1 Commentaire(s)

HOBAYA Abdallah, depuis son mobile, Posté
Moi j'ai une solution est des convoqués tous les Présidents syndicats c'est qui onts organisé GJ les organisateurs gj