Tribune libre du député Jean-Hugues Ratenon :

Parcoursup : Comment peut-on accepter cette situation ?


Publié / Actualisé
A Madame Frédérique VIDAL, Ministre de l'enseignement supérieur, Madame la Ministre. Depuis la mise en place de l'application web Parcoursup en 2018, de nombreux lycéens et leurs familles m'interpellent sur les refus de leurs voeux d'orientation. Dernier exemple en date, un jeune avec 17,5 de moyenne a formulé le voeu d'inscription pour la formation D.E secteur sanitaire D.E infirmier dispensée par l'lFSl CHU Réunion St Denis et l'lFSl CHU Réunion St Pierre. Sa candidature n'a pas été retenue. ll a postulé dans 6 autres établissements de métropole, il est sur liste d'attente. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
A Madame Frédérique VIDAL, Ministre de l'enseignement supérieur, Madame la Ministre. Depuis la mise en place de l'application web Parcoursup en 2018, de nombreux lycéens et leurs familles m'interpellent sur les refus de leurs voeux d'orientation. Dernier exemple en date, un jeune avec 17,5 de moyenne a formulé le voeu d'inscription pour la formation D.E secteur sanitaire D.E infirmier dispensée par l'lFSl CHU Réunion St Denis et l'lFSl CHU Réunion St Pierre. Sa candidature n'a pas été retenue. ll a postulé dans 6 autres établissements de métropole, il est sur liste d'attente. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

L'élève est aujourd'hui très abattu par ces décisions ; les parents qui ont investi pour les études de leur enfant sont effondrés et voient ainsi tous leurs efforts ruinés. En pleine préparation du BAC qui débutera dans quelques semaines, lesjeunes sont perturbés, désorientés et les familles ne savent plus vers qui se tourner. Comment peut-on accepter cette situation ?

Et si à La Réunion le taux de chômage est très élevé, notamment chez les jeunes, certains n'arrêtent pas de dire qu'ils ne sont pas formés ! Quand ils s'inscrivent dans cette démarche, vous ne leur facilitez pas vie. C'est pourquoi, je souhaite que vous mettiez en place, de façon urgente, une cellule
d'accompagnement, d'aide et de suivi pour les jeunes et leurs familles. Elle pourrait être composée des parents, des représentants des lycéens...

Car la situation est encore plus compliquée pour ceux qui souhaitent poursuivie leurs études en métropole. Nous sommes à 10 000 kms de l'Hexagone, si la décision tombe tardivement, comment, en un temps record, trouver des financements, un logement ? Le stress des listes d'attentes ou encore l'incertitude de poursuivre une formation qui corresponde aux choix d'orientation et de projet professionnel ; tout cela est inadmissible, c'est de la maltraitance humaine.

ll faut trouver rapidement des solutions. AUCUN jeune ne doit rester sur le carreau.

Jean-Hugues Ratenon

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !