Pas de pronostic vital engagé (actualisé) :

Huit blessés légers dans une explosion à Lyon


Publié / Actualisé
L'explosion d'un colis piégé déposé dans une rue très fréquentée de Lyon, vendredi en fin d'après-midi, qualifiée d'"attaque" par le président Emmanuel Macron, a fait une dizaine de blessés légers, à deux jours des élections européennes. La section antiterroriste du parquet de Paris a annoncé s'être saisie de l'enquête.
L'explosion d'un colis piégé déposé dans une rue très fréquentée de Lyon, vendredi en fin d'après-midi, qualifiée d'"attaque" par le président Emmanuel Macron, a fait une dizaine de blessés légers, à deux jours des élections européennes. La section antiterroriste du parquet de Paris a annoncé s'être saisie de l'enquête.

Ce sac ou colis, qui contenait des vis, clous ou boulons selon des sources policières, a été déposé devant une boulangerie de la rue Victor Hugo, une rue piétonne et très commerçante proche de la place Bellecour, au coeur de la ville. Un homme de 30 à 35 ans circulant à vélo et aperçu à proximité des lieux au moment des faits est activement recherché par la police, selon une source proche du dossier. Le secteur a été évacué et bouclé par les forces de l'ordre.

Le dernier bilan fourni par la préfecture a fait état de "huit blessés légers". Sept d'entre eux ont été pris en charge par les secours et transportés vers un hôpital voisin sur les quais du Rhône. Une autre source évoque un bilan de dix blessés légers. "Une petite fille de 8 ans a été blessée. On est plutôt rassuré puisque visiblement il n'y a pas de blessé grave mais en revanche on a une certitude, c'était un engin explosif", a déclaré sur place Denis Broliquier, maire du 2e arrondissement de la ville, ajoutant que le suspect a pu être filmé par les caméras de vidéosurveillance.

La préfecture Auvergne Rhône Alpes recommande d'éviter le secteur.

Selon l'AFP, Emmanuel Macron évoque une "attaque". La section antiterroriste du parquet de Paris se saisit de l'enquête. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a donné des consignes de sécurité supplémentaires aux équipes sur place.

- "Des bouts de fils autour de moi" -

"On s'oriente effectivement vers un colis piégé", avait confirmé à l'AFP une porte-parole du parquet de Lyon peu après l'annonce de l'explosion, tandis que le procureur de la République, Nicolas Jacquet, se rendait sur les lieux, comme le préfet de région Pascal Mailhos. "Ça a explosé et j'ai cru que c'était un accident de voiture (...) Il y avait des bouts de fils électriques autour de moi, des piles et des bouts de carton et de plastique. Les vitres étaient explosées", a raconté Eva, une lycéenne de 17 ans encore sous le coup de l'émotion, qui se trouvait à 15 mètres du lieu de l'explosion.

"J'ai entendu un bruit. En appelant les boutiques en bas, on m'a dit que c'était un colis piégé", a témoigné une habitante. "Il y a eu une bonne explosion. J'ai cru que c'était du gaz mais il n'y avait pas de fumée donc ça pouvait pas être du gaz", a témoigné une commerçante.

La France s'apprête à voter dimanche pour élire ses députés au Parlement européen. Le scrutin a commencé dans plusieurs États membres depuis jeudi, dont le Royaume-Uni. Lors d'une interview avec un Youtubeur, à propos de ces élections, Emmanuel Macron a déclaré qu'il y avait "eu une attaque à Lyon (...) il ne m'appartient pas d'en faire le bilan, mais a priori, aujourd'hui, à ce stade, il n'y a pas de victime. Il y a des blessés, donc je veux avoir évidemment une pensée pour les blessés, leurs familles".

Le pays n'avait plus connu d'attaque au colis piégé depuis décembre 2007, lorsqu'une explosion dans un cabinet d'avocats - dont les raisons sont à ce jour restées inexpliquées - avait fait un mort et un blessé.

www.ipreunion.com avec AFP

   

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