Gaspillage alimentaire :

Ces solutions qui permettent de ne pas laisser de restes dans les restaurants


Publié / Actualisé
Quand on n'a plus faim et qu'on ne veut pas laisser son assiette en plan au restaurant, que ce soit parce qu'on a payé cher son plat, ou par souci de gaspillage, il existe des solutions. Certains Réunionnais appellent à suivre la métropole en s'appuyant sur des applications mobiles qui permettent de récupérer les invendus des restaurants ou des magasins alimentaires. En attendant que l'idée soit diffusée plus largement, d'autres solutions sont possibles comme le fait de demander un sac pour remporter ses restes. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Quand on n'a plus faim et qu'on ne veut pas laisser son assiette en plan au restaurant, que ce soit parce qu'on a payé cher son plat, ou par souci de gaspillage, il existe des solutions. Certains Réunionnais appellent à suivre la métropole en s'appuyant sur des applications mobiles qui permettent de récupérer les invendus des restaurants ou des magasins alimentaires. En attendant que l'idée soit diffusée plus largement, d'autres solutions sont possibles comme le fait de demander un sac pour remporter ses restes. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Tout part du message d'une internaute, vu sur Facebook, et qui s'interroge concernant l'absence d'applications à La Réunion, comme en métropole, visant à réduire le gaspillage alimentaire. Sa référence ? "TooGoodToGo", une startup qui permet à des commerçants ou des restaurateurs de vendre leurs produits invendus de la journée via des paniers qu'ils mettent à la disposition des utilisateurs de l'application. Quand on la teste à La Réunion, il n'y pas encore de restaurants inscrits.

Ces paniers sont disponibles à petit prix, souvent 3 ou 4 euros en fonction de la taille des produits à ramener. Une solution qui pourrait éviter que des milliers de kilos de nourriture soit jetés juste parce qu'ils ne sont pas vendus.

A La Réunion, l'arrivée d'une telle application pourrait-elle avoir du succès ? L'idée n'est pas mauvaise. En attendant les restaurateurs réunionnais appliquent la loi des "doggy bags", qui les oblige à proposer un sac ou une barquette pour permettre au client de repartir avec le reste de son assiette, s'il n'a plus faim.

Les "doggy bags" obligatoires à partir du 1er juillet 2021

Le 27 mai 2019, l'Assemblée nationale avait voté un amendement qui rend obligatoire la mise à disposition de ces sacs par les restaurants à leurs clients à partir du 1er juillet 2021. A Imaz Press Réunion nous avons interrogé plusieurs gérants de restaurants, qui mettent plus ou moins automatiquement des sacs ou des barquettes à disposition des clients.

L'un d'eux, dans un restaurant de salades et kebabs, explique que l'idée met du temps à germer dans son établissement. Techniquement, cela dépend de ce qui se trouve dans l'assiette, mais il ne propose pas systématiquement au client de remporter ses restes. "Il arrive souvent qu'on leur propose de remporter leur nourriture, mais beaucoup nous disent non", ajoute-t-il. Si le consommateur refuse de repartir avec sa nourriture, celle-ci est jetée.

Repartir avec ses restes, une pratique déjà habituelle à La Réunion

Une autre gérante, cette fois-ci d'un restaurant chinois, nous explique qu'elle a souvent affaire de son côté à des clients responsables. "La tradition de la barquette est bien implantée à La Réunion", remarque-t-elle, ce qui permet donc au consommateur d'avoir davantage le réflexe des restes à ramener chez soi.

Un problème cependant : le midi, les clients font simplement une pause avant de repartir travailler. "Quand c'est le soir, ils sont plus enclins à remporter leurs restes puisqu'ils vont chez eux et pourront les mettre au frigo. Mais quand c'est en pleine journée, souvent, ils préfèrent ne pas s'encombrer au travail, d'autant plus que certains plats ne peuvent pas tenir sans être mis au frais..."

Dans une crêperie de Saint-Denis, la gérante remarque les clients osent de plus en plus demander à rapporter leurs restes. Depuis un an, cette pratique se répand de plus en plus : "ça s'est fait tout seul". A La Réunion, cette habitude est tout de même bien installée, "ça paraît normal" nous dit-elle. Contrairement à la métropole, les Réunionnais ont davantage ce réflexe. Mais selon elle, il reste encore beaucoup de choses à faire. "De là à dire que le gaspillage diminue... Oui ce genre de pratiques joue mais ce n'est pas suffisant".

mm/www.ipreunion.com

   

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