Nouvelle route du Littoral :

Risques de licenciements : les syndicats à moitié rassurés


Publié / Actualisé
Les syndicats n'ont pas encore obtenu gain de cause ce lundi 27 mai 2019, mais un début de réflexion s'est mis en place entre les différents acteurs. Les travailleurs du chantier de la Nouvelle route du Littoral déplorent des problèmes de ravitaillement et craignent des licenciements massifs avec le ralentissement du chantier, à cause de la fin de l'exploitation des andains et des retards dans les ouvertures des carrières. Ils ont d'ailleurs manifesté jeudi 23 mai à l'entrée ouest de Saint-Denis pour faire entendre leurs revendications. Après avoir rencontré la Région, les syndicats étaient devant le préfet ce lundi matin, en présence également de Didier Robert. Un plan de travail a été trouvé pour la suite : les syndicats seront informés de l'avancement des carrières, et une réunion va être mise en place avec le groupement pour stopper les licenciements. (Photo rb/www.ipreunion.com)
Les syndicats n'ont pas encore obtenu gain de cause ce lundi 27 mai 2019, mais un début de réflexion s'est mis en place entre les différents acteurs. Les travailleurs du chantier de la Nouvelle route du Littoral déplorent des problèmes de ravitaillement et craignent des licenciements massifs avec le ralentissement du chantier, à cause de la fin de l'exploitation des andains et des retards dans les ouvertures des carrières. Ils ont d'ailleurs manifesté jeudi 23 mai à l'entrée ouest de Saint-Denis pour faire entendre leurs revendications. Après avoir rencontré la Région, les syndicats étaient devant le préfet ce lundi matin, en présence également de Didier Robert. Un plan de travail a été trouvé pour la suite : les syndicats seront informés de l'avancement des carrières, et une réunion va être mise en place avec le groupement pour stopper les licenciements. (Photo rb/www.ipreunion.com)

"Un plan de travail a été mis en place pour la suite", explique Johnny Lagarrigue, secrétaire général adjoint CFDT BTP. Le groupement, l'Etat et la Région se sont engagés à tenir les syndicats informés de l'avancement de l'ouverture des carrières. "Jusqu'ici, nous étions écartés" ajoute-t-il. "Dans un deuxième temps, on a avoir une réunion avec la Dieccte (Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) pour arrêter les procédures de licenciements pour les salariés déjà en place".

Cette réunion devrait alors lieu la semaine prochaine, elle sera suivie d'une autre réunion avec l'intersyndicale. "Si les 300 emplois directs sont effectivement maintenus, les 300 indirects suivront", estime Johnny Lagarrigue. "Jusqu'ici on nous annonçait 8 mois à un an de coupure, nous on veut le maintien des emplois, ou alors que le dispositif de chômage technique ou partiel soit reconnu. Comme ça le contrat de travail du salarié n'est pas suspendu, il sera maintenu jusqu'à la reprise".

Lui reste confiant : "on a bien déterminé la problématique des salariés". Le secrétaire général CGTR BTP Jacky Balmine s'estime quant à lui "rassuré" même s'il juge que rien de bien nouveau n'a été abordé ce jeudi 27 mai. "Je vois pas tellement ce qu'on a obtenu ce matin, à part ce qu'on sait déjà". Il estime donc avoir été entendu, concernant les risques de licenciements, mais attend de voir la suite. "Le chantier en pause à cause du problème de carrières, ça on le savait déjà. Mais l'Etat s'est engagé à mettre tous les moyens à disposition des salariés pour qu'ils ne se retrouvent pas sur le carreau demain."

Gilles Fontaine, membre de la CGTR BTP estime qu'il n'y a pas vraiment eu "de début d'entente" : "On a étalé les positions de chacun, aujourd'hui les choses ne sont pas claires, on a l'impression que la Région limite sa ligne budgétaire, que l'Etat joue sur sa position concernant les carrières, et que le groupement est perdu". Les salariés sont les premières victimes de ce flou actuel, selon lui.

"On essaie de limiter les dégâts", ajoute Gilles Fontaine. "On a entendu tous les protagonistes autour de la table, mais pas les salariés, pourtant près 600 emplois risquent de disparaître d'ici décembre et nous on monte au créneau pour empêcher cette saignée."

mm/www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Angel, Posté
n'était ce pas ce qui était deja prévu aprés le chantier de la NRL???? alors pourquoi autant de surprises???
Ramier, Posté
Il n'y aura pas de carrières !!
CHABAN, Posté
Et Noël cette année c'est pour le 25 décembre.