Pour l'Homme comme pour la vache :

Chlamydiose bovine : Des risques "extrêmement limités" selon la préfecture


Publié / Actualisé
Nous vous en parlions le jeudi 30 mai 2019 : la chlamydiose bovine, une maladie pouvant entraîner des avortements chez les vaches, a touché le cheptel d'un couple d'éleveurs à la Plaine des Cafres. La préfecture de La Réunion a tenu à apporter des précisions sur le sujet ce samedi 1er juin, dans un communiqué à retrouver ci-dessous. (Photo d'illustration RB/www.ipreunion.com)
Nous vous en parlions le jeudi 30 mai 2019 : la chlamydiose bovine, une maladie pouvant entraîner des avortements chez les vaches, a touché le cheptel d'un couple d'éleveurs à la Plaine des Cafres. La préfecture de La Réunion a tenu à apporter des précisions sur le sujet ce samedi 1er juin, dans un communiqué à retrouver ci-dessous. (Photo d'illustration RB/www.ipreunion.com)

" La diffusion récente d’informations sur la chlamydiose bovine appelle une clarification sur les compétences en matière de sécurité sanitaire dans le milieu agricole et cette maladie.

L’État est en charge de la sécurité sanitaire des personnes et des élevages sur tout le territoire national, à laquelle contribuent également les professionnels de l’agriculture et de la santé animale.

A ce titre :

• L’État est en charge des maladies dites " réglementées " : il s’agit des maladies qui peuvent affecter gravement l’homme, comme la tuberculose et la brucellose, toutes deux surveillées et absentes de La Réunion. L’Etat est garant de la recherche de ces maladies et de leur élimination, avec comme objectif la qualification " indemne " de tous les cheptels.

• Les autres maladies sont dites " non réglementées " : elles sont prises en charge par les professionnels au travers de leur organisme à vocation sanitaire, le Groupement de Défense Sanitaire (GDS), en liaison étroite avec les vétérinaires.

• Chaque éleveur est responsable de la santé et du bien-être de ses animaux. En cas de décès d’un animal ou de soupçon de maladie, c’est à l’éleveur qu’incombe la responsabilité de contacter son vétérinaire. Ce dernier peut alors décider de procéder à des analyses sur les animaux du troupeau, analyses dont les résultats sont transmis directement et sans délai à l’éleveur. Celui-ci doit ensuite, en tant que professionnel responsable de son troupeau, contacter son vétérinaire pour l’interprétation et la mise en place d’un traitement le cas échéant.

• L’État contrôle et sanctionne le non-respect de ces règles élémentaires de sécurité sanitaire. Ainsi de nombreux contrôles, inopinés ou orientés, sont réalisés quotidiennement dans les fermes, dans les abattoirs et dans les ateliers de transformation.

La chlamydiose bovine est une maladie peu répandue à La Réunion, sans gravité pour les cheptels, très faiblement transmissible à l’Homme et sans effet sur les produits alimentaires d’origine bovine.

Chez le bovin :

• La chlamydiose bovine (Chlamydia abortus) est une maladie non réglementée.
• La bactérie à l’origine de cette maladie est peu présente au sein du cheptel réunionnais.
• La chlamydiose est une maladie non mortelle qui provoque peu de symptômes. Elle n’est donc généralement pas détectée par l’éleveur.
• Cependant, en cas d’infection d’une vache pendant la gestation, celle-ci peut avorter, notamment si elle n’a pas été immunisée avant sa gestation.
• La vache se rétablit rapidement après l’avortement, sans conséquence pour sa santé.
• Très peu contagieuse, la chlamydiose n’est pas susceptible d’entraîner des décès en série au sein d’un élevage bovin.
• Si une chlamydiose est effectivement diagnostiquée, elle est traitée efficacement au moyen d’antibiotiques.
• La Chlamydia Abortus est connue depuis les années 1970 à La Réunion et a été largement surveillée par les professionnels, si bien qu’aujourd’hui elle est une pathologie du cheptel considérée comme mineure. La vaccination n’est d’ailleurs plus mise en œuvre car la maladie n’impacte pas le cheptel.
• Elle a fait l’objet de recherches systématiques lors d’avortement pendant plus de 10 ans, jusqu’en 2016, sans ressortir comme étant la cause des avortements.

Chez l’Homme :

• Chez l’Homme, la maladie Chlamydia abortus est asymptomatique dans un grand nombre de cas. Sinon, elle peut être confondue avec une grippe (maux de tête, fièvre, toux).
• Le risque le plus important est celui d’avortement si une femme enceinte entre en contact direct avec la bactérie. Or les humains n’entrent en contact avec la bactérie que dans l’environnement direct d’un bovin en cours d’avortement lié à la chlamydiose.
• Le risque encouru par une femme enceinte est donc extrêmement limité. Il n’a jamais été décrit à La Réunion d’avortement de femme lié à Chlamydia abortus.
• La bactérie ne résiste que très peu dans le milieu extérieur et ne peut pas être transportée par le vent ou les poussières.
• En outre, elle n’est présente ni dans la viande, ni dans le lait. La consommation de ces produits ne présente donc aucun risque. "

 

Lire aussi : Après la leucose, la chlamydiose : les grands maux des bovins pei

   

2 Commentaire(s)

Fab , Posté
Bravo pour ce commentaire post consommateur, c'est exactement cela , de la mise en scène , pour info LAderfar à trouver une maladie pour chaque éleveur qui n'a pas réussi à gérer sa barquette , et résultat elle n'a jamais obtenu gain cause
Consommateur connaisseur, Posté
Alors le cheptel n'est pas décimé du tout par une nouvelle maladie c'est ça? une mise en scène que ces habits de cosmonautes ?
on peut se demander dès lors à qui profite le crime ? :Pourquoi quelques individus s'acharnent à dénoncer des faits qui sont des fausses informations : dans quel but toute cette diffamation est-elle faite? quel règlement de compte ?
Je suis consommateur et j'aime manger local notamment par fierté : pourquoi les informations que je lis veulent-elles toujours me faire croire qu'on me ment, qu'on me cache des choses pas présentables! chacun son métier: éleveur élève tes bêtes comme il se doit et vendeur vend nous de la qualité ! Je connais ce métier et j'ai respect pour le travail mené tous les jours. Et ça va peut être paraître bizarre, j'ai plus confiance dans les betes élevées à coté de chez moi que celles produites de l'autre coté de l'océan...