Brigade "anti BAC" :

Déferlement de violences à Mayotte, six personnes déférées


Publié / Actualisé
C'est une brigade qui a marqué la population de Passamainty ces derniers jours par ses actions répressives ultra-violentes. La BAB (brigade anti-Bac) s'en prend à ses habitants, jeunes la plupart du temps, à coup de machette. Ce mercredi 19 juin 2019, le chef du gang, et 5 autres personnes ont été déférées. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
C'est une brigade qui a marqué la population de Passamainty ces derniers jours par ses actions répressives ultra-violentes. La BAB (brigade anti-Bac) s'en prend à ses habitants, jeunes la plupart du temps, à coup de machette. Ce mercredi 19 juin 2019, le chef du gang, et 5 autres personnes ont été déférées. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Dans le village de Passamainty, les violences des derniers jours n’ont laissé personne indifférent. L’auteur présumé des faits, le chef de la bande, est déféré ce jeudi, avec 5 autres personnes potentiellement impliquées dans ces violences.

Ces expéditions punitives, menées par des individus armés et cagoulés, sont d’une violence rare. Dimanche 16 juin, 2 personnes ont été grièvement blessées à coup de machette. Un mineur de 17 ans a eu le pied coupé, et un autre jeune, âgé de 22 ans, aurait eu le corps lacéré. Un autre enfant, de 16 ans, aurait été tabassé à coups de batte de baseball.

LEs forces de l'ordre sont également visées, d'où le nom du gang, "anti-BAC" (Brigade Anti-Criminalité). En procédant à des interpellations, les fonctionnaires de la BAC auraient été pris à parti et caillassés, certains ont été blessés.

Toujours selon France Mayotte Matin, il aurait commencé ses agissements il y a 6 ans déjà. Un mandat d’arrêt avait été lancé contre lui pour violences ayant entraîné une infirmité permanente. Il avait été arrêté en avril dernier, puis présenté au juge des libertés et de la détention, avant d’être remis en liberté estimant qu’il ne représentait finalement pas un danger.

Il avait l’interdiction cependant de quitter Mayotte, de porter une arme, et devait pointer chaque semaine à la gendarmerie. L’enquête actuelle devra déterminer s’il est coupable ou non dans cette nouvelle affaire de violences aggravées et tentative de meurtre. Pour l’heure rien ne prouve encore qu’il est responsable des violences du week-end.

Le Grand Cadi par intérim et Cadi de Passamainty, les imams ainsi que les foundis du village ont appelé l’ensemble des habitants de Passamainty à participer à une réunion publique prévue ce jeudi à 15h30.

   

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