Photographe amateur passionné :

Eric Gentelet, 50 ans d'expérience et autant de pays visités


Publié / Actualisé
Eric Gentelet peut se vanter d'avoir parcouru le monde et de l'avoir immortalisé avec son objectif. Des lynx de son Jura natal aux peuples perdus d'Amérique latine, le photographe-parapentiste-guide de montagne en a vu passer.
Eric Gentelet peut se vanter d'avoir parcouru le monde et de l'avoir immortalisé avec son objectif. Des lynx de son Jura natal aux peuples perdus d'Amérique latine, le photographe-parapentiste-guide de montagne en a vu passer.

Eric Gentelet a commencé la photographie il y a plus de 50 ans, avec son grand-père qui était lui-même photographe. Evidemment, à l’époque, c’était plutôt ambiance chambre noire et développement photo que retouche Photoshop. " Vers mes 16, 17 ans, j’ai décidé d’acheter mon premier appareil photo pour pouvoir immortaliser les animaux que j’avais la chance de découvrir dans le Jura, d’où je suis originaire " explique-t-il.

Guide de montagne et moniteur de parapente, Eric a tout son temps pour découvrir des lieux que beaucoup n’ont pas l’occasion de visiter. " Quand j’ai commencé le parapente, à l’époque où je vivais dans le Jura, les gens ne voulaient pas trop me croire quand je leur disais que j’observais des lynx, des chamois… Alors j’ai commencé à les photographier " raconte-t-il.

A La Réunion depuis 23 ans, Eric n’a pas perdu son goût pour la nature et les sensations fortes, bien au contraire. " Les paysages sont incroyables, je trouve ça magique de pouvoir le partager avec d’autres personnes " confie le photographe.

Des pellicules au numérique

L’avantage à avoir autant d’années d’expériences, c’est que l’on peut se vanter d’avoir assister à l’évolution incroyable qu’a réalisée la photographie ces dernières décennies. " Entre les pellicules et les appareils photo d’aujourd’hui, il y a tout un monde. Ca peut être compliqué, au début, de faire la transition quand on est attaché au tirage papier, aux films, etc… " avoue-t-il. Aujourd’hui cependant, il ne travaille plus qu’exclusivement sur numérique.

Mais si la photo le passionne, en faire son métier n’est pas une option. Eric a bien essayé de monter son studio, mais la multiplication des contrats de photos de mariages et autres joyeusetés l’ont repoussé. " Ca a duré peut-être un an, et puis j’ai dit stop " explique-t-il en riant.

Baroudeur dans l’âme, Eric s’est donc redirigé vers un métier qui lui permettait d’allier ses passions de la nature, des voyages et de la photographie. Il possède aujourd’hui une agence de voyage, et a visité pas moins de 50 pays au cours de sa vie. " Difficile de faire la liste de tous les pays que j’ai pu visiter, mais il va sans dire que certains pays m’ont plus marqué que d’autres " confie-t-il.

L'ivresse de la montagne

" Mes toutes premières belles émotions de photo remontent à mon premier objectif, quand j’ai enfin pu ramener des clichés des animaux du Jura. Mais j’ai un souvenir tout particulier qui m’a marqué. Lors d’une expédition dans la Cordillère des Andes – en Amérique du Sud -, nous étions à plus de 6 000 mètres d’altitude. Avec l’ivresse des montagnes, j’avais l’impression de réaliser des clichés absolument sublimes. Et puis est venue l’heure de les développer, et j’ai réalisé qu’elles étaient bien mais sans plus " s’esclaffe-t-il.

Eric a aussi eu la chance d’immortaliser en portrait le visage de peuples qui n’existent plus aujourd’hui, particulièrement dans les montagnes d’Amérique du Sud. " J’essaie de témoigner de leur existence, leur façon de vivre, qui existait encore il y a vingt et qui a aujourd’hui disparu " raconte-t-il.

En parlant de portrait, il y a un peuple en particulier qu’Eric affectionne particulièrement : les habitants du royaume de Lesotho. " Perdu dans les montagnes d’Afrique du Sud, ce petit royaume abrite des paysages et des personnes incroyablement photogéniques " développe-t-il.

Militant pour la protection de l’environnement, il fait par ailleurs parti de l’association Globice pour qui il prend des photos afin d’aider à l’identification de ces dernières. " Je donne mes photographies aux scientifiques afin de pouvoir suivre l’évolution de certains animaux, et je les utilise aussi pour faire de la sensibilisation " explique-t-il.

De Madagascar à la Namibie, en passant par l'Afrique du Sud, Eric Gentelet l'avoue sans complexe, l'Afrique australe tient une place particulière dans son coeur. " La nature comme les gens sont magnifiques, difficile d'y résister " termine-t-il.

as/www.ipreunion.com/redac@ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Pov reunion, Posté
Appât du gain n'a pas de limite...
Romu le raleur, Posté
Comment peut-on se prévaloir de militer pour la protection de l'environnement et avoir une agence de voyage quand on sait que le moindre vol ALLER SIMPLE Réunion-Paris c'est 450 litres de kérosène par personne ? Et arrêtez d'aller déculturer les peuples étrangers.
Illustration : Kwa Films

Kwa Films

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