Bien-être des cétacés :

Filets de pêche, collisions... l'impact de l'homme sur la baleine est souvent tragique


Publié / Actualisé
Les morts accidentelles de baleines continuent dans nos mers. Une nouvelle étude, relayée par nos confrères canadiens de La Presse, révèle que dans les 16 dernières années, plus de la moitié des baleines tuées dans l'Atlantique Nord l'ont été à cause de filets de pêche ou de collisions avec des bateaux. Dans les mers réunionnaises, plusieurs incidents ont déjà eu lieu l'année dernière. Sans parler de mort pour autant, entre Méréva la baleine agressive ou le baleineau dont le dos a été lacéré par un bateau, l'année 2018 a aussi montré que l'impact de l'homme pouvait être dangereux pour le bien-être de ces géantes des mers.
Les morts accidentelles de baleines continuent dans nos mers. Une nouvelle étude, relayée par nos confrères canadiens de La Presse, révèle que dans les 16 dernières années, plus de la moitié des baleines tuées dans l'Atlantique Nord l'ont été à cause de filets de pêche ou de collisions avec des bateaux. Dans les mers réunionnaises, plusieurs incidents ont déjà eu lieu l'année dernière. Sans parler de mort pour autant, entre Méréva la baleine agressive ou le baleineau dont le dos a été lacéré par un bateau, l'année 2018 a aussi montré que l'impact de l'homme pouvait être dangereux pour le bien-être de ces géantes des mers.

Dans 43 cas répertoriés, 38 résultent d’une action humaine, selon cette nouvelle étude publiée dans la revue Diseases of Aquatic Organisms la semaine dernière. La plupart du temps, elles sont percutées par des bateaux, dans d’autres cas elles peuvent être emprisonnées dans des filets de pêche. C’est le cas pour plus de la moitié des 70 décès de baleines franches dans l’Atlantique Nord au cours des 16 dernières années, selon nos confrères canadiens de La Presse.

D'autant plus qu'en un mois, 5 baleines noires sont mortes au Canada. Le ministère des Transports canadien a donc décidé de réduire la vitesse du trafic maritime dans les eaux du golfe du Saint-Laurent pour le moment. Cette espèce de mammifère marin est en voie d'extinction. Deux autopsies sur les cinq baleines ont déjà été menées. La première, celle d'une femelle de 40 ans, est bnien décédée à la suite d'une collision avec un bateau.

Sur les 43 cas répertoriés, les 5 autres qui ne sont pas liés à l’action humain sont tous des baleineaux morts de causes naturelles. C’était le cas à La Réunion avec la mort de Billy. En octobre 2018, le baleineau était malade, et son autopsie a révélé la présence de vers dans ses reins. Déboussolée, la baleine juvénile s’était échouée sous le viaduc de la Grande Chaloupe.

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Plusieurs incidents à La Réunion en 2018

Les activités humaines ont un impact grave sur la vie des cétacés. Rappelons-nous ce baleineau dont le dos avait été lacéré par une hélice de bateau à La Réunion, en septembre 2018. Une équipe de Globice avait photographié son dos portant des marques claires de collision. La jeune baleine n’était cependant pas en danger, malgré ses blessures.

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Sans incident pour autant, l’attitude la baleine Mereva à La Réunion avait aussi révélé que la présence humaine pouvait perturber l’environnement des cétacés. L’association Centre d'Etude et de Découverte des Tortues Marines (CEDTM) avait tiré la sonnette d’alarme et l'équipe de sensibilisation "Quiétude" était intervenue à plusieurs reprises pour récupérer des baigneurs sonnés après s'être mis à l'eau avec Mereva.

Un comportement qualifié d’anormal mais qui traduisait malgré tout l'agacement de la baleine, toujours accompagnée de son baleineau. Coups de pectorales, coups de caudale… le cétacé n’avait pas hésité à se défendre face à la présence des baigneurs.

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Dans l’Atlantique, les baleines franches en nette diminution

Selon l’étude relayée par La Presse, on estime qu'il n'existe plus que 411 baleines franches de l'Atlantique Nord. Le nombre de décès dépasserait alors celui des naissances. La survie de l’espèce est donc en danger. Par ailleurs l’étude relayée relève que le nombre de collisions entre bateaux et baleines avait augmenté au cours des dernières années.

Plusieurs solutions sont proposées, comme la diversification des techniques pour limiter l’utilisation du filet de pêche, ou imposer des fermetures de zone de pêche et des limitations de vitesse dans certains secteurs où on observe des baleines.

A La Réunion, une période de quiétude avait été imaginée passées 13 heures pour ménager un peu les cétacés, notamment les femelles qui viennent mettre bas dans nos eaux. Jugée " précoce " par la préfecture, la mesure a finalement été abandonnée, au moins pour cette année. Il est donc toujours possible de se baigner avec les baleines l’après-midi.

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