Etude des phénomènes volcaniques :

Le Marion-Dufresne revient de sa troisième mission à Mayotte


Publié / Actualisé
Le navire Marion Dufresne, qui arpente les mers australes, est repartie au large pour Mayobs 3, sa troisième mission qui lui a permis d'étudier les phénomènes sismo-volcaniques de l'île de Mayotte. Depuis le 10 mai 2018, plus de 1.800 séismes de magnitude supérieure à 3,5 ont été recensés à l'île aux parfums, rappellent nos confrères de France Mayotte Matin. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Le navire Marion Dufresne, qui arpente les mers australes, est repartie au large pour Mayobs 3, sa troisième mission qui lui a permis d'étudier les phénomènes sismo-volcaniques de l'île de Mayotte. Depuis le 10 mai 2018, plus de 1.800 séismes de magnitude supérieure à 3,5 ont été recensés à l'île aux parfums, rappellent nos confrères de France Mayotte Matin. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

La campagne Mayobs 3 s’est déroulée samedi 13 et dimanche 14 juillet et a permis de récupérer huit sismomètres fond de mer pour évaluer plus précisément la profondeur des séismes. Selon nos confrères de France Mayotte Matin, la mission s'est déroulée sous la responsabilité d’Isabelle Thinon, membre du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

Cinq scientifiques ont embarqué à bord du Marion Dufresne. On y retrouve Michael Roudaut, de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER) et Pierre Guyavarch, également membre de l’IFREMER. Mais aussi Eric Jacques, Jean-Marie Saurel et Arnaud Le Marchand, tous membres de l’Institut physique du globe de Paris (IPGP). Le géographe mahorais Said Said Hachim, qui avait été le premier à émettre l'hypothèse d’un volcan à Mayotte, était également présent.

La mission Mayobs 3 fut relativement courte puisqu'elle n’a duré que deux jours, mais une nouvelle campagne Mayobs 4, sera déployée dans la foulée et pour plus de 10 jours cette fois. Du vendredi 19 au mercredi 31 juillet 2019, plusieurs scientifiques vont repartir en mer pour cartographier la zone sismique.

Cette nouvelle mission devrait aussi permettre de détecter les émissions de fluides et les panaches volcaniques du nouveau volcan sous-marin de Mayotte. Les données récoltées permettront de "mieux appréhender l’évolution du nouveau volcan, de préciser le contexte géologique local ainsi que d’identifier les différents types d’émissions de fluides", a indiqué la préfecture de Mayotte.

De découverte en découverte

La deuxième campagne, appelée Mayobs 2 et menée du 11 au 17 juin 2019, avait permis la découverte d’une nouvelle coulée de lave à l’est de Mayotte, rappellent nos confrères de France Mayotte Matin. Située à deux kilomètres et demi du premier volcan, elle s'étend sur 8 km carrés et elle peut atteindre jusqu'à 75 mètres. Elle pourrait en fait être une fissure du premier volcan.

Autre constat en juin dernier : le nombre de séismes avait tendance à baisser. Entre le 12 mai et le 11 juin, 163 mouvements de terrain ont été constatés. Selon Stéphane Jorry, de l’IFREMER, et qui était chef de la mission Mayobs 2, "la localisation des séismes est restée la même avec l’essaim principal situé à 10 kilomètres à l’est de Petite-terre et avec une profondeur entre 25 et 50 kilomètres, les séismes n’ont donc pas migré verticalement".

Avec la nouvelle mission qui s'annonce, il faudra s'attendre à de nouvelles découvertes, et de quoi analyser plus en détail le nouveau volcan sous-marin de Mayotte.

www.ipreunion.com/redac@ipreunion.com

   

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