Dialogue ouvert entre Milit'Activ'974 et l'Etat :

Errance animale: la préfecture promet de renforcer la campagne de stérilisation


Publié / Actualisé
La grève de la faim entamée par Francis Kubezyk, porte-parole de l'association Milit'Activ'974, le 13 juillet dernier aura sans doute poussé les services de l'État à organiser cette rencontre ce mardi 23 juillet 2019 avec les acteurs engagés pour la protection animale. L'objectif de cet entretien, qui a duré plusieurs heures, était de faire un état des lieux sur le sujet et de lancer une dynamique. Le associations demandent au préfet fraîchement débarqué de prendre la problématique de l'errance animale à bras le corps avec des mesures fortes. La préfecture de son côté promet plusieurs actions notamment le renforcement de sa campagne de stérilisation en la reconduisant pour 4 ans pour un budget de 200.000 euros par an. Francis Kubezyk décide dans tous les cas de continuer sa grève de la faim en attendant que les promesses se concrétisent. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
La grève de la faim entamée par Francis Kubezyk, porte-parole de l'association Milit'Activ'974, le 13 juillet dernier aura sans doute poussé les services de l'État à organiser cette rencontre ce mardi 23 juillet 2019 avec les acteurs engagés pour la protection animale. L'objectif de cet entretien, qui a duré plusieurs heures, était de faire un état des lieux sur le sujet et de lancer une dynamique. Le associations demandent au préfet fraîchement débarqué de prendre la problématique de l'errance animale à bras le corps avec des mesures fortes. La préfecture de son côté promet plusieurs actions notamment le renforcement de sa campagne de stérilisation en la reconduisant pour 4 ans pour un budget de 200.000 euros par an. Francis Kubezyk décide dans tous les cas de continuer sa grève de la faim en attendant que les promesses se concrétisent. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

La réunion s'est éternisée, il faut dire qu'il y en a des choses à dire sur le sujet. À la sortie de la rencontre, Francis Kubezyk, malgré ses 13 jours de grève de la faim au compteur, semble satisfait de cette première rencontre entre associations et autorités. Regardez

Le dialogue est entamé et les services de l'État souhaitent impliquer les associations dans la lutte contre l'errance animale. La directrice de cabinet du préfet, Marie-Amélie Vauthier-Bardinet, dresse un bilan positif de la rencontre, regardez

Les associatifs ont été rassurés, d'autant qu'il a été annoncé au cours de cette rencontre la reconduction du plan de lutte triennal (2017-2019) contre l’errance des carnivores domestiques sur la période 2019-2022. Pour rappel, ce plan est basé sur six actions majeures comme l'indique la préfecture:

• "Une étude pour asseoir et évaluer le plan d’actions, financée à hauteur de 100.000 euros en 2018, a permis d’évaluer la population de chiens errants à hauteur de 73.000, et de collecter des données afin de mieux comprendre le phénomène d’errance et ainsi ajuster les actions publiques. Une seconde étude, sera financée (66.000 euros) et menée à l’horizon 2022 pour réévaluer le nombre d’animaux errants.

Le renforcement des campagnes de stérilisation est une des actions majeures du plan de lutte grâce à un financement initial sur 3 ans de près de 600.000 euros pour augmenter de 50% le nombre d’animaux stérilisés entre 2017 et 2019. Cette action majeure est ainsi reconduite à hauteur de 200.000 euros/an pour 4 ans dans le cadre du contrat de convergence et de transition.

L’amélioration des moyens de capture notamment pour les animaux difficiles à capturer ainsi que les animaux dangereux. Un budget de 15.000 euros sera consacré à cette action.

• En matière d’infrastructures (refuges et fourrières), l’État investira, dans le cadre du contrat de convergence et de transition, 900.000 euros dans cet objectif sur 4 ans. Ce budget se traduira en participation financière en crédits d’aide à l’investissement, aux études et à la construction, l’agrandissement ou la réhabilitation de bâtiments gérés par les établissements publics de coopération intercommunale, qu’il s’agisse de fourrières ou de refuges animaliers.

Le renforcement de la sécurité des personnes et des biens susceptibles d’attaques par des animaux errants fait l’objet d’une attention particulière. Dans ce contexte, des réflexions sont en cours pour permettre de comprendre les attaques de personnes ou de cheptels et de définir l’adaptation des moyens au regard de cette priorité.

Une campagne d’information a été lancée en 2018 afin de sensibiliser le grand public. Cet objectif de communication est reconduit pour 4 ans dans le cadre du contrat de convergence et de transition pour un montant total de 55.000 euros par an."

Si le dialogue est enclenché avec les services de l'État, les associations attendent du concret et veulent maintenir la pression. Francis Kubezyk, le porte-parole de Milit'Activ'974, va poursuivre sa grève de la faim. À quelques mois des élections municipales, il espère que les candidats au scrutin viendront embrasser sa cause pour ainsi faire bouger les lignes sur le sujet. 

bh/www.ipreunion.com/redac@ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Yachine , Posté
L'état s'engage à hauteur de 2 millions sur 4 ans , mais le fond du problème de l'Errance et de la Misère n'est pas réglé : nous allons droit dans le mur.
TILMUCH, Posté
Enfin nos amis les bêtes surtout nos chiens qui restent avant l'ami de l'homme sont Enfin ils entendus depuis le temps que dure leur souffrance l'abandon souvent à la maltraitance, sans nourriture et pas d'eau à boire sous la température que connait la Réunion. Merci à ces messieurs-dames pour ce que vous faites.