[VIDÉOS] Plaine des Cafres (actualisé) :

Les agents de la DAAF retenus chez les Lauret ont pu repartir


Publié / Actualisé
Les deux agents de la DAAF (Direction de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de La Réunion) qui étaient bloqués sur l'exploitation des Lauret à la Plaine des Cafres ont pu repartir. Ils étaient retenus par les éleveurs, accompagnés de plusieurs soutiens, depuis 20h ce lundi 29 juillet 2019. Les fonctionnaires s'étaient rendus sur la propriété des exploitants agricoles pour euthanasier une vache malade, sans leur autorisation. Les Lauret ont alors décidé de ne plus les laisser repartir, et réclamaient un rapport détaillé justifiant leur venue, qu'ils ont fini par obtenir, après l'arrivée du maire du Tampon, André Thien Ah Koon, venu pour faire médiateur dans la journée.
Les deux agents de la DAAF (Direction de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de La Réunion) qui étaient bloqués sur l'exploitation des Lauret à la Plaine des Cafres ont pu repartir. Ils étaient retenus par les éleveurs, accompagnés de plusieurs soutiens, depuis 20h ce lundi 29 juillet 2019. Les fonctionnaires s'étaient rendus sur la propriété des exploitants agricoles pour euthanasier une vache malade, sans leur autorisation. Les Lauret ont alors décidé de ne plus les laisser repartir, et réclamaient un rapport détaillé justifiant leur venue, qu'ils ont fini par obtenir, après l'arrivée du maire du Tampon, André Thien Ah Koon, venu pour faire médiateur dans la journée.

Les agents de la DAAF sont repartis de l'exploitation des Lauret. Les négociations ont été difficiles. Trois agents se sont rendus sur le terrain des exploitants dès 20h ce mardi 30 juillet, "sans autorisation" selon Mélusine Lauret. En premier lieu, le dialogue fut difficile entre les agents et les éleveurs, très remontés face à cette visite surprise. La nuit fut agitée, comme vous pouvez le voir sur cette vidéo, filmée en direct lors de l'arrivée de la DAAF.

Un blocage qui durait depuis la veille au soir

Mélusine Lauret explique que la DAAF est venue "afin d'euthanasier une vache malade" suite à une dénonciation anonyme. Selon nos informations, c'est le parquet qui a été alerté et qui a pris une réquisition ordonnant à la DAAF de se rendre sur les lieux immédiatement. Il était alors 19h30 environ.

La DAAF a demandé l'assistance de la gendarmerie et trois agents se sont rendus sur place dans la soirée. Très vite, la situation s'est crispée. Les gendarmes ont donc déclaré qu'il était préférable que les fonctionnaires s'en aillent. Mais la direction des services vétérinaires a ordonné aux agents de rester sur place.

Vers 1h du matin, l'un des agents est parti, les deux autres sont restés sur l'exploitation. Puis vers 7h, le directeur de la DAAF s'est rendu sur les lieux afin d'entamer des négociations avec les éleveurs.

"Un animal en souffrance" selon la DAAF

Contactée, la DAAF nous explique que "l'animal était en souffrance, la vache était couchée depuis 4 jours". Il a donc été décidé d'euthanasier l'animal, même sans l'autorisation des Lauret. "C'est un terrain privé, ce sont nos bêtes, c'est inadmissible de débarquer chez nous avec des gendarmes", s'indigne l'exploitante. "On avait prévu de faire euthanasier cette vache, mais c'était à nous de le décider." Le couple Lauret estime qu'il est inconcevable que la DAAF ait pris cette initiative sans consultation prélable.

On ne sait pas encore de quoi souffre l'animal mais le cheptel des Lauret est ravagé par la leucose bovine et d'autres maladies, même si celles-ci ne sont pas mortelles comme la chlamydiose. Pour la DAAF, le couple ne prend pas soin de son cheptel, une procédure est d'ailleurs en cours contre les Lauret pour maltraitance animale.

Lire aussi : Après la leucose, la chlamydiose : les grands maux des bovins pei

Lire aussi : "Convoi mortuaire des vaches" à la Plaine des Cafres

Soutien sans faille aux Lauret

Depuis 20h ce lundi, les fonctionnaires étaient bloqués sur place, ils ont donc pu repartir ce mardi midi. Les Lauret ont été rejoints par leur ami et collègue Jean-Paul Bègue, également exploitant, mais aussi par l'Adefar (association de défense des éleveurs de La Réunion) et plusieurs gilets jaunes, venus en soutien sur l'exploitation. Depuis le début, les Lauret sont largement soutenus face aux difficultés financières qu'ils doivent traverser. Ils cumulent plusieurs dizaines de milliers d'euros de dettes.

Tous refusaient de laisser partir les agents de la DAAF sans recevoir les justifications nécessaires. Les agents ont donc passé la nuit sur place, "dans leur voiture", nous explique Mélusine Lauret, tandis que les éleveurs sont restés dehors toute la nuit, comme vous pouvez le voir sur cette vidéo. "On veut un rapport officiel qui justifie leur présence ici", témoigne Jean-Paul Bègue. "Les Lauret n'ont reçu aucune information sur la visite de ces agents, ils n'ont aucune autorisation, c'est inadmissible."

Négociation acceptée

Les Lauret ont accepté de négocier et de laisser partir les agents de la DAAF à condition d'établir un rapport suffisamment détaillé et précis sur les raisons de leur présence. Une première version du rapport leur aurait été présentée ce mardi matin, mais les exploitants l'ont refusée. Le dialogue est au point mort, selon Mélusine Lauret. "On en peut plus de cette guerre avec la DAAF, on en peut plus de leurs mensonges." Environ 50 personnes étaient rassemblées et le dialogue était encore très difficile ce mardi matin, comme vous pouvez le voir ici, dans une vidéo filmée sur place dans la matinée. Un second rapport, plus détaillé et signé, a fini par être accepté, mettant un terme aux négociations.

Par ailleurs, le maire du Tampon, André Thien Ah Koon, s'est rendu sur place dans la journée afin d'essayer de calmer le jeu. Il s'est engagé auprès des éleveurs et associations réunis sur place à organiser au plus vite une réunion avec le préfet afin de "trouver une solution au plus vite face à toutes ces bêtes qui sont malades ou meurent". Les discussions devraient notamment tourner autour du "plan leucose" évoqué il y a quelques semaines par la préfecture.

Lire aussi : Éradiquer la leucose bovine, l'Etat a un plan

www.ipreunion.com/redac@ipreunion.com

   

4 Commentaire(s)

Gilles , Posté
Y'a une réquisition du parquet !!!! Quelles autorisations vous faut il encore ??? Je suis choqué par l attitude des gendarmes sensés faire applique la loi : ils se sont tt bonnement degonfles !!! Qui fera respecter la loi si même les gendarmes ne le font pas ?!!! Les agents de la DAAF ont fait leur job c'est tout ! Quand demain un mec sera à l hÃ'pital parce qu'il aura bouffé de la viande malade...Ça sera trop tard pour s'insurger contre les services de l'état en prétextant qu'il n'ont rien fait !
Gerude, Posté
Le boeuf pei est malade. En France metropolitaine on ne fait pas manger aux gens du boeuf avec la leucose a l reunion si. Boeuf pei egale boeuf pourri. Arret ec ça et revommence yout à zero. Elimination de tous les boeufs contaminés
Ramier, Posté
Deux choses m'interpellent 1 ) la légèreté des services de l'état ; Ne pas pévenir de leur venue de surcroit à 19h30 quelqu'en soit la cause ... 2 ) le taux de mortalité 48 bêtes dont 19 Veaux morts nés en 4 Ans ; et 8 bêtes depuis 2019 ;; et le vétèrinaire rien à signaler en 4ans , normalement les analyses sont systématiques !!!! Soit les services de l'état cache des choses , soit l'éleveur a besoin d'une remise à niveau ... Quoiqu'il en soit , faut arrete roule carry sou de riz !!!!!
Volcan974, Posté
Retour de la République Bananiere