Par la commission de l'océan indien :

L'appartenance de Mayotte à la France une fois de plus remise en question


Publié / Actualisé
Fin juillet dernier, Kamardine Mansour, député mahorais avait ouvert la boîte de Pandore en demandant l'intégration de Mayotte dans la Commission de l'océan Indien (COI). Cette organisation intergouvernementale exclusivement composée d'îles défend les spécificités de ses États membres sur les scènes continentale et internationale. Centre de coopération stratégique pour les îles, la COI dont la gouvernance tournante change tous les quatre ans est d'une importance capitale dans le bassin océan indien. Jusqu'ici, Mayotte en est totalement exclue, la position de l'organisation sur la question est très claire: "cinq États membres: l'Union des Comores, la France au titre de La Réunion, Madagascar, Maurice et les Seychelles " peut-on lire sur son site. La précision sur la représentation de la France ne laisse aucune place au doute ou à l'interprétation. C'est bien ce qui dérange Kamardine Mansour... et Annick Girardin qui a réagi sur les réseaux sociaux. (photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Fin juillet dernier, Kamardine Mansour, député mahorais avait ouvert la boîte de Pandore en demandant l'intégration de Mayotte dans la Commission de l'océan Indien (COI). Cette organisation intergouvernementale exclusivement composée d'îles défend les spécificités de ses États membres sur les scènes continentale et internationale. Centre de coopération stratégique pour les îles, la COI dont la gouvernance tournante change tous les quatre ans est d'une importance capitale dans le bassin océan indien. Jusqu'ici, Mayotte en est totalement exclue, la position de l'organisation sur la question est très claire: "cinq États membres: l'Union des Comores, la France au titre de La Réunion, Madagascar, Maurice et les Seychelles " peut-on lire sur son site. La précision sur la représentation de la France ne laisse aucune place au doute ou à l'interprétation. C'est bien ce qui dérange Kamardine Mansour... et Annick Girardin qui a réagi sur les réseaux sociaux. (photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Lors des travaux de la retraite ministérielle sur l’avenir de la COI qui se sont tenus du 1er au 3 août 2019 à Moroni, il a, évidemment, été question de l’intégration de Mayotte à la Commission actuellement sous gouvernance du comorien Ahmada Madi Bolero. La question a été balayée d’un revers de main par le secrétaire général "nous sommes une organisation internationale, nous dépendons du droit international, nos sources c’est la charte des nations, les conventions internationales mais aussi les résolutions des nations unies. Les États membres sont ceux qui sont indépendants. Ce serait une faute que la question soit débattue. Elle n’est viable que pour ceux qui se la posent, pour nous, ça n’a jamais été une question" a répondu Ahmada Madi Bolero interrogé par nos confrères de Comores-infos.

Une rengaine que l’on ne connaît que trop. Ce vieux serpent de mer toujours d’actualité, avait d’ailleurs refait surface il y a peu au moment des Jeux des îles de l’Océan indien en juillet dernier. La délégation mahoraise s’était encore vue refuser le droit de brandir le drapeau français et de chanter la Marseillaise.  Car malgré le fait que Mayotte soit devenue le 101ème département français en 2011 suite à un référendum où 90% de la population avait répondu par la positive afin d’intégrer la République française, l’Union des Comores refuse toujours de reconnaître cette décision.

De leur côté, les Comores ont effectivement le droit international, l’Organisation des nations unies (ONU) condamne par une vingtaine de résolutions différentes l’administration de Mayotte par la France. Les Comores continuent donc à revendiquer le rattachement de Mayotte à leur territoire.

Cette controverse ravivée régulièrement ne trouve toujours pas d’issue. La sortie du secrétaire général de la commission de l’océan Indien a froissé la ministre des Outre-mer qui a tenu à mettre les points sur les i : "les propos tenus par le secrétaire général de la commission de l'océan indien mettant en cause ouvertement l'appartenance de Mayotte à la France sont inacceptables. Mayotte est une île française depuis 1841 et le restera."

Le 22 juillet dernier, Emmanuel Macron recevait son homologue comorien, la question de l’appartenance de Mayotte avait été effleurée durant la rencontre mais aucune décision ou accord ferme n’était ressorti, le président français avait commenté "nos deux pays sont unis par l’histoire, la géographie. La géographie nous amène à parler de Mayotte. Ce sujet de voisinage a pu être contentieux, des désaccords persistent mais il y a une volonté de résoudre ces désaccords sur le plan bilatéral."

fh/www.ipreunion.com/redac@ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Précisions, Posté
Les Comores n'ont pas " le droit international " de leur côté dans le cas de Mayotte. Les principes du droit international liés à la décolonisation sont le droit des peuples à disposer d'eux mêmes principe prioritaire sur l'inintéligibilité des frontières. Ce dernier n'est pas applicable en l'espèce et les mahorais se sont exprimés par plusieurs referendum merci de les respecter. Seules les résolutions du conseil de sécurité de l'onu sont contraignantes en droit international, pas celles de l'AG où tout est possible. Merci à l'avenir de vous documenter un peu plus, plutôt que de reprendre en boucle le discours des Comores sans vérifications.
Au niveau COI, la position est un peu étrange, on préfère nier l'existence de Mayotte et de sa population alors que deux pays de la Coi revendiquent ce territoire. Mayotte ne devrait elle pas être doublement présente?
Illustration : Kwa Films

Kwa Films

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