Photographe amatrice passionnée :

Isabelle Preud'homme au plus près du monde animal


Publié / Actualisé
Notre photographe de la semaine est une passionnée des bêtes, petites ou grandes. Amoureuse de l'océan, elle s'intéresse particulièrement aux oiseaux marins. Mais ses voyages lui ont aussi permis de faire des rencontres animales hors du commun, comme les grands singes d'Indonésie. La photo a été pour elle une échappatoire au moment où la maladie l'empêchait de travailler comme avant. Écologiste, elle s'attarde à capturer le vivant et à mettre la nature au coeur de ses clichés.
Notre photographe de la semaine est une passionnée des bêtes, petites ou grandes. Amoureuse de l'océan, elle s'intéresse particulièrement aux oiseaux marins. Mais ses voyages lui ont aussi permis de faire des rencontres animales hors du commun, comme les grands singes d'Indonésie. La photo a été pour elle une échappatoire au moment où la maladie l'empêchait de travailler comme avant. Écologiste, elle s'attarde à capturer le vivant et à mettre la nature au coeur de ses clichés.

Si elle a toujours plus ou moins photographié ce qu'il y avait autour d'elle, Isabelle Preud'homme a vraiment commencé "LA" photograpahie comme elle le dit, il y a 5 ans environ. Alors qu'elle avait 41 ans, on lui a détecté une pathologie cardiaque, la poussant donc à mettre de son côté son poste de cadre pendant 15 mois. "Il a fallu trouver de nouvelles occupations", nous explique la photographe. "C'est là que j'ai décidé de me mettre vraiment à la photo et d'en apprendre les techniques."

Curieuse et patiente, elle investit donc dans du matériel de qualité et apprend également l'histoire de la photographie, qui l'intéresse tout autant. "J'aime énormément le travail de Lee Jeffries par exemple, dans sa façon de faire des portraits de rue, dans sa sensibilité."

Passion du monde animal

Mais c'est au beau milieu de la nature qu'Isabelle Preud'homme commence à prendre ses marques. Petit à petit, elle devient photographe naturaliste voire animalière. "J'ai toujours aimé la nature, je voulais même étudier la biologie et devenir éthologue (éthologie : étude des comportements des animaux, ndlr) quand j'étais plus jeune..." nous confie-t-elle. Et dans cette nature : l'être vivant. "J'ai développé une vraie passion pour l'ornithologie, plus particulièrement les oiseaux marins." Amoureuse de la mer, elle a donc souhaité mêlé photo, nature et océan dans ses clichés. "Ce qui me plaît dans la photo marine, oiseaux ou cétacés d'ailleurs, c'est la recherche du mouvement, étudier l'attitude, le comportement."

Passionnée de La Réunion, cette ancienne Parisienne y vit vraiment depuis un an. Elle a étudié avec minutie le moindre animal de l'île. "J'aime énormément faire de la macro pour photographier les insectes, ça donne des clichés vraiment intéressants, tout en détails. J'aime également les reptiles. Et puis les requins, pour lesquels j'ai développé une grande passion..." A La Réunion, difficile de satisfaire sa curiosité en matière de requins. Alors Isabelle Preud'homme passe aussi beaucoup de temps à les défendre, farouchement opposée à la pêche aux squales.

Pour compléter sa connaissance du monde marin, elle commence à se pencher sur la photographie sous-marine. "C'est tout nouveau pour moi, je commence seulement à m'y mettre." Elle admet que la technique est bien plus complexe... et qu'il faut également investir dans du matériel coûteux. "Avec le matériel professionnel dont je dispose déjà, j'en suis à près de 8.000 euros... donc pour acheter de bons caissons étanches, on va attendre un peu." Dans sa sacoche : un Canon 5D Mark IV.

Photographe, écolo, bénévole

Aujourd'hui Isabelle Preud'homme est déclarée inapte à 100%, elle se penche donc sur une reconversion et espère mêler sa passion de la nature à son nouveau travail. "J'ai repris des études en biologie marine", nous explique-t-elle. Son rêve d'enfance.

A côté de ça, elle est bénévole chez Globice (Groupe local d'observation et d'identification des cétacés). "En ce moment on sort énormément grâce à la météo beaucoup plus favorable et on voit beaucoup plus de baleines qu'en début de saison."

Fervente défenseuse des animaux, elle a vécu des moments forts lors de ses explorations en pleine nature. L'un de ses souvenirs les plus marquants restant un voyage en Indonésie, sur l'île de Sumatra, durant lequel elle a pu observer les orangs-outans. "Il y avait à la fois l'émotion de les voir en vrai dans leur milieu naturel, et la tristesse de constater l'impact de la déforestation." Les forêts d'Indonésie sont en effet ravagées afin de produire de l'huile de palme. "Le voir de mes yeux a été quelque chose de très marquant."

Lors d'un autre voyage, cette fois-ci en Thaïlande, elle a mis son appareil un peu de côté pour agir aux côtés d'une ONG contre le trafic illégal d'animaux. "Nous avons secouru beaucoup de grands singes comme les gibons, des ours, des crocodiles..."

"En voyage je prends un guide pour moi toute seule, pour avoir le loisir de rester des heures sans bouger dans la jungle s'il le faut, pour observer un singe ou un tigre..." Des expériences indescriptibles. Les animaux ne sont pas que dans ses photos, il font partie intégrante de son quotidien et de ses combats.

mm/www.ipreunion.com/redac@ipreunion.com

   

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