Social :

Grève illimitée des salariés de l'Union mutualité solidarité


Publié / Actualisé
Les salariés de l'Union mutualité solidarité (UMS) de Saint-Pierre sont en grève illimitée depuis le lundi 12 août 2019. Après deux jours de mobilisation devant le siège social saint-pierrois, les grévistes ont décidé, ce mercredi 14 août 2019, de venir manifester leur mécontentement devant les locaux de l'entreprise à Saint-Denis. (Photo d'illustration : lp pour Imaz Press Réunion)
Les salariés de l'Union mutualité solidarité (UMS) de Saint-Pierre sont en grève illimitée depuis le lundi 12 août 2019. Après deux jours de mobilisation devant le siège social saint-pierrois, les grévistes ont décidé, ce mercredi 14 août 2019, de venir manifester leur mécontentement devant les locaux de l'entreprise à Saint-Denis. (Photo d'illustration : lp pour Imaz Press Réunion)

Mercredi 14 août 2019, une dizaine de salariés grévistes se postent devant le local de l’UMS de Saint-Denis aux alentours de 8h. Ils viennent en majorité de Saint-Pierre, lieu du début du mouvement, quelques-uns travaillent à Saint-Paul et d’autres à Saint-Denis. Une intersyndicale entre la CGTR et la CFDT encadre le mouvement. Il s’agit du troisième jour de grève illimitée des salariés. Selon Magali Mariama, déléguée du personnel et syndicale de la CGTR, sur les 29 salariés de l’entreprise, une quinzaine est en grève. Magali Mariama explique : "on a décidé de venir à Saint-Denis bien que le siège social soit à Saint-Pierre pour essayer d’ouvrir des négociations avec la direction".

Selon la syndicaliste, depuis lundi, jour du début de la grève, il n'y a eu "aucun contact aveec la direction". Magali Mariama explique : "nous sommes dans un mouvement pacifique. Ce matin, il n’y a pas eu d’entrave à l’entrée du bâtiment, nous occupons le trottoir devant le bâtiment. Et surprise, à 9h20, ils (la direction - ndlr) ont baissé les grilles. Ils ne nous ont rien dit. C’est du mépris total, de l’indifférence. Nous rélcamons plus de respect"

Les grévistes revendiquent de meilleures conditions de travail, et donc plus de moyens humains. L’UMS compte environ 20 000 adhérents suivis par 29 salariés. Fin 2018, huit agents ont démissionné de leur poste. "Depuis, il n’y eu quasiment aucune embauche" d'après les syndicats. Les employés se sont donc retrouvés avec plus de dossier sà traiter.cette situation de sous-effectif est dénoncée par les grévistes. "Cela pénalise surtout les adhérents. Nous nous battons pour eux. Nous avons des liens très forts avec nos adhérents. Même ma famille est adhérente. Ils ressentent notre malaise. Nous voulons leur offrir un service de qualité, travailler dans la sérénité, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui" commente Comme la représentante syndicale CGTR.

Certains grévistes ont plus de vingt ans d’ancienneté au sein de l’entreprise. Ils sont bien conscients de la complexité de la situation de l’emploi sur notre territoire. Ils pointent également du doigt la récente réforme relative aux mutuelles. Conformément à cette réforme, un adhérent peut, au bout d’un an, résilier son contrat de mutuelle. Une situation qui entraînera, à terme, plus de compétitivité entre les différentes mutuelles selon les grévistes. D’où l’importance selon eux, d’embaucher du personnel formé et compétent afin de conserver leur position sur le marché des mutuelles.

Les salariés mobilisés peuvent compter sur le soutien de certains de leurs adhérents. Ce mercredi matin, l’un de leurs client sleur a même apporté du café, le petit-déjeuner et le déjeuner. Magali Mariama insiste : "n ous voulons trouver une issue le plus vite possible, ouvrir le dialogue avec la direction. Nous sommes tristes, désoeuvrés, mais il n’y a pas de fatalité. Nous sommes en grève illimitée. Nous allons tenir ! "

Lire aussi : Grève illimitée à l'Union mutualité solidarité de Saint-Pierre

lp/www.ipreunion.com

   

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Illustration : Kwa Films

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