Une enquête d'UFC Que-Choisir :

Quand les grandes surfaces gonflent les prix des fruits et légumes bio


Publié / Actualisé
Ce jeudi 22 août 2019, l'association UFC Que-Choisir publie une nouvelle enquête sur le prix des fruits et légumes bios en grande surface, et les conclusions sont édifiantes : sur certains produits, les grandes enseignes font jusqu'à 165% de sur-marge, principalement sur les produits les plus consommés. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Ce jeudi 22 août 2019, l'association UFC Que-Choisir publie une nouvelle enquête sur le prix des fruits et légumes bios en grande surface, et les conclusions sont édifiantes : sur certains produits, les grandes enseignes font jusqu'à 165% de sur-marge, principalement sur les produits les plus consommés. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Après comparaison des prix pratiqués dans 732 magasins spécialisés et ceux de plus de 3350 grandes enseignes, il semblerait que le prix total d'un panier classique (produits laitiers, fruits, légumes, etc) reste inférieur en supermarché qu'en boutique spécialisé. Mais en y regardant de plus près, certains commerces n'hésitent pas à gonfler les prix des produits bio les plus populaires. En moyenne, les grandes surfaces réalisent une marge de 75% plus élevée que sur les produits conventionnels.

En première place du palmarès : le poireau, avec une sur-marge atteignant parfois 165% ! La pomme de terre, la tomate et la pomme sont elles aussi concernées, avec des marges brutes qui sont respectivement 83 %, 109 % et 149 % supérieures aux produits issus de l'agricultre conventionnelle.

S'il est vrai que l'agriculture biologique est moins rentable que celle conventionnelle, l'association souligne tout de même que pas moins de 41% de l'écart de prix tombe directement dans la poche de l'enseigne. Ainsi, le budget annuel pour un ménage français s’élève en moyenne à 657 € pour le bio, contre 379 € pour l’équivalent conventionnel, tandis que les marges captées par les enseignes s'élèvent à 287 € en bio contre 173 € en conventionnel.

Une situation qui ne peut pas s'expliquer d'après l'association, qui souligne que "cette situation est d’autant moins acceptable qu’à ce jour, la grande distribution n’a produit aucun élément chiffré permettant de justifier une différence dans les frais de distribution entre le bio et le conventionnel (manutention, stockage, mise et pertes en rayon, etc.)".

L'association avait déjà alerté sur la situation il y a deux ans. Une situation qui n'a donc apparemment pas évolué, alors que la marge globale pratiquée par la grande distribution sur la consommation de bio n’a que diminué de 6 %. Finalement, pour consommer bio et moins cher, il faut alterner entre les deux types d'enseignes : les fruits et légumes sont en moyenne 19% moins chers en enseigne spécialisé, tandis que d'autres produits restent moins chers en grande surface.

L'article complet est à retrouver sur le site de l'association.

www.ipreunion.com
 

   

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