Malgré la visite de Jean-Michel Blanquer :

L'intersyndicale toujours vent debout contre la réforme du lycée


Publié / Actualisé
La rencontre avec le ministre de l'Éducation nationale n'aura pas calmé la grogne des syndicats enseignants, au contraire... À J+5 de la rentrée scolaire, les professeurs constatent déjà plusieurs dysfonctionnements liés à la réforme du lycée. Des élèves qui doivent se rendre dans plusieurs établissements pour pouvoir avoir accès à leurs options, des enseignants totalement perdus qui ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés, des parents très sceptiques quant à l'efficacité de la réforme. Pour les syndicalistes, une chose est sûre, ce changement creuse encore plus les inégalités, ils l'assurent, cette réforme, c'est la mise à mort du système éducatif tel qu'on le connaît.
La rencontre avec le ministre de l'Éducation nationale n'aura pas calmé la grogne des syndicats enseignants, au contraire... À J+5 de la rentrée scolaire, les professeurs constatent déjà plusieurs dysfonctionnements liés à la réforme du lycée. Des élèves qui doivent se rendre dans plusieurs établissements pour pouvoir avoir accès à leurs options, des enseignants totalement perdus qui ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés, des parents très sceptiques quant à l'efficacité de la réforme. Pour les syndicalistes, une chose est sûre, ce changement creuse encore plus les inégalités, ils l'assurent, cette réforme, c'est la mise à mort du système éducatif tel qu'on le connaît.

Ils ne décolèrent pas. Pour les syndicats enseignants, l’attitude du ministre de l’Éducation n’a fait que mettre de l’huile sur le feu " il vient à La Réunion pour la troisième fois et là, il accepte de rencontrer les organisations syndicales, une fois que sa loi pour l’école de la confiance est déjà passée. C’est trop facile, c’est inutile et surtout, c’est une grosse opération de communication " expliquent les syndicalistes.

Pour le second degré, on parle maintenant de " bac à la carte " et non plus de baccalauréat national. " Le ministre affirmait que ces mesures étaient faites pour arrêter le bachotage, finalement, on va commencer à bachoter dès la première. Toute l’organisation va se faire par établissement, à la charge du chef d’établissement et évidemment, cela retombe sur les professeurs. " Regardez l'interview de Marie-Hélène Dor, secrétaire départementale de la FSU: 

Par ailleurs, les syndicats dénoncent une autre difficulté " les élèves de troisième doivent maintenant choisir leurs options. " Un choix décisif pris bien trop tôt et une réelle complexité du système que les syndicats appellent " un parcours d’initiés, les élèves sont perdus, leurs familles sont perdues, les enseignants sont perdus mais pour le ministre, tout va bien ".

" Ces réformes sont génératrices de stress, on avance dans le brouillard " s’insurgent les profs, regardez l’interview de Corinne Peyeré, secrétaire académique du Snes à ce sujet:

Charles Lopin, membre du Snuipp-Fsu revient sur la réforme du lycée professionnel. Pour lui, tout le monde est perdant, les élèves, les profs, le système éducatif " avec cette réforme, on a fait le calcul, les élèves perdent en moyenne 10% de leurs heures. Sur les heures restantes, il y’a aussi une diminution des heures disciplinaires dédiées aux projets. Et bien sûr, qui dit diminution des heures des heures des élèves dit suppression de postes ". affirme-t-il, catégorique.

De plus, le syndicaliste déplore l’orientation que Jean-Michel Blanquer est en train de donner à l’Éducation nationale " on ne peut pas considérer le système éducatif comme une entreprise privée. Aujourd’hui, tout est porté par l’argent " s’indigne-t-il.

Les syndicats sont dans la tourmente et s’inquiètent pour l’avenir. Le comble, c’est qu’ils sont obligés d’assurer le service après-vente des mesures contre lesquelles ils se battent. Dans les lycées professionnels, la rentrée serait décalée de trois semaines " nous n’avons reçu que 2 journée de formation, ce n’est pas assez donc aujourd’hui, nous travaillons pour mettre en place la méthode pour cette réforme, les élèves, eux, sont libérés trois semaines " explique Charles Lopin. 

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