Tribune libre de CLCV et UFC que choisir :

Leucose bovine à La Réunion, lettre à la DAAF


Publié / Actualisé
Préalables à la visite à la DAAF: Les associations de consommateurs CLCV et UFC QUE CHOISIR ont pris acte de votre invitation à se réunir le 30 août 2019 pour aborder " les modalités de protection sanitaire des denrées alimentaires d'origine agricole, mises à la disposition des consommateurs réunionnais ". (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Préalables à la visite à la DAAF: Les associations de consommateurs CLCV et UFC QUE CHOISIR ont pris acte de votre invitation à se réunir le 30 août 2019 pour aborder " les modalités de protection sanitaire des denrées alimentaires d'origine agricole, mises à la disposition des consommateurs réunionnais ". (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Toutefois notre participation est préalablement conditionnée à l’obtention de réponses précises de votre part aux questions que se posent les consommateurs réunionnais qui nous interpellent :

L’arrêté du 27 octobre 2017 modifiant l’arrêté du 31 décembre 1990 fixant les mesures techniques et administratives relatives à la prophylaxie collective et à la police sanitaire de la LBE, prévoit dans ses articles 13 et 14 que des mesures de surveillance soient mises en œuvre sur les bovins à partir de l’âge de 12 mois pour l’ensemble du cheptel réunionnais.

Cette recherche du virus de la LBE est obligatoire depuis 2018 et une campagne de prophylaxie devait être entreprise entre le 1er avril 2018 et le 30 novembre 2018 sur l’ensemble du cheptel réunionnais.

Les résultats de cette campagne devaient permettre de connaître la situation de chaque élevage réunionnais vis-à-vis de la leucose bovine. Une cartographie complète et détaillée de la présence du virus de la LBE devait être réalisée pour fin 2018 afin que les résultats soient exploités par un groupe de travail composé de la Chambre d’Agriculture, les représentants des groupements, du GDS de la DAAFR, du service vétérinaire pour établir un plan d’assainissement.

1° la campagne de prophylaxie a-t-elle été réalisée en 2018 sur l’ensemble du cheptel réunionnais toutes filières confondues ?
2° la cartographie complète et détaillée de la présence du virus de la LBE a-t-elle été établie et ce pour l’ensemble des éleveurs malgré les déclarations de Mme Martha MUSSARD présidente de la SICALAIT qui déclarait le 5 janvier 2017 : "Il n’y a aucune conséquence économique sur nos exploitations, d’ailleurs les éleveurs ne connaissent pas leur taux de leucose parce que cela ne les intéressent pas " et le fait que les prises de sang (actes vétérinaires) et les analyses sont à la charge de l’éleveur ?

Si l’éleveur ne procède pas faute de moyens financiers à ces prélèvement obligatoires, quelles en sont les sanctions, si sanction il y a ?
Si le test réalisé est positif, quelle est la suite donnée ?( inscription sur la base de données nationales (EDE) ? sur le passeport ?)
Si tel est le cas, le bovin porteur du virus LBE est bien identifié à l’arrivée à l’abattoir comme porteur du virus LBE (boucles et passeport) ? Que fait on alors de l’animal porteur "sain" du virus LBE c’est-à-dire dans la phase 1 de l’infection inapparente ? Abattu et commercialisé ?

Considérez vous que les bovins porteurs du virus LBE sont sains tant qu’ils n’atteignent pas le stade 3 (lymphosarcome), ce qui est très rare puisqu’il apparaît entre 5 et 8 ans ? Que deviennent les vaches laitières dont le taux de prévalence en 2007 était de 70%, lorsqu’elles sont réformées et donc 70% d’entre elles sont porteuses du virus LBE sans pour autant avoir développé la phase terminale (lymphosarcome)? Abattues, et composent le minerai de viande qui constitue la viande hachée ?

M. G. CORRE a certifié que grâce à l’autolyse, la totalité des virus LBE étaient éliminés. Confirmez-vous cette thèse? Cette technique est-elle employée dans les centres d’abattages européens et américains?

Sur quelle étude scientifique publiée se base M. CORRE pour affirmer cela (élimination totale du virus). Mais il est quasi impossible que 100% du sang soit éliminé de la carcasse de l’animal, quid des quelques gouttes qui demeurent ? quid du liquide lymphatique ? Pouvez-vous nous communiquer
-soit une copie de cette étude sur l’autolyse
- soit les références?

Le virus de la LBE ne serait-il pas un facilitateur des maladies " opportunistes " du fait de son action d’affaiblissement du système immunitaire ? Le lait "péi" est il issu de vaches positives au virus LBE ?

Pour compenser une production moindre du fait de la présence du virus à 70% (2007) parmi les vaches laitières, y a-t-il ajout d’eau, de lait en poudre, de matière grasse laitière anhydre d'importation, et des vitamines ? Est-ce pour le consommateur réunionnais un lait de qualité comparé aux laits "bas de gamme" produits en métropole ?

L’exportation d’animaux vivants est en principe interdite du fait de la présence du virus de la LBE dans le cheptel réunionnais, qu’en est-il de la viande produite par SICA REVIA , si oui, quel volume et à quel pays elle est destinée ?

Pour UFC Que choisir, Jean-Pierre Lajoie
Pour la CLCV, Philippe Courquet

   

1 Commentaire(s)

TIZOZO, Posté
Ne pas y aller leur laisserait un boulevard,nous avons besoin de gens comme vous pour faire vaciller ces fonctionnaires zélés