Le pourvoi de la préfecture est rejeté (actualisé) :

Bois Blanc : le conseil d'Etat refuse (encore) l'exploitation de la carrière


Publié / Actualisé
Le feuilleton n'en finit plus... Une fois de plus, la justice est allée dans le sens des opposants au projet de carrière à Bois blanc. "Le Conseil d'État a refusé d'admettre le pourvoi formé par l'État concernant l'autorisation d'exploiter la carrière de Bois blanc" annonce le collectif Touch pa nout roche ce mercredi 4 septembre 2019 sur les réseaux sociaux. Cela signifie donc que le Conseil d'État confirme la suspension de l'arrêté préfectoral autorisant l'exploitation de la carrière, une décision rendue par le tribunal administratif le 29 avril dernier. (photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Le feuilleton n'en finit plus... Une fois de plus, la justice est allée dans le sens des opposants au projet de carrière à Bois blanc. "Le Conseil d'État a refusé d'admettre le pourvoi formé par l'État concernant l'autorisation d'exploiter la carrière de Bois blanc" annonce le collectif Touch pa nout roche ce mercredi 4 septembre 2019 sur les réseaux sociaux. Cela signifie donc que le Conseil d'État confirme la suspension de l'arrêté préfectoral autorisant l'exploitation de la carrière, une décision rendue par le tribunal administratif le 29 avril dernier. (photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Cette décision enfonce encore un peu plus le clou. La procédure avait été enclenchée par la mairie de Saint-Leu et la Srepen (Société réunionnaise pour l'étude et la protection de l'environnement - Réunion Nature Environnement). Le tribunal administratif leur avait donné raison, le Conseil d'État en remet une couche, rejetant le pourvoi en cassation formé par l'État et la Région.

Lire aussi: Bois blanc : suspension des autorisations préfectorales d'exploitation de la carrière et de défrichement

Troisième revers pour la collectivité régionale et la préfecture dans ce dossier, troisième victoire pour les opposants à la digue pour la Nouvelle route du Littoral. L'édifice nécessite des roches massives que la Région, maître d'ouvrage du projet, appuyée par l'État, comptait bien trouver en faisant ouvrir trois carrières sur l'île. Celles de Bois blanc, Bellevue et des Latanaiers. La société qui devrait exploiter les roches est la SCPR (société de concassage et de préfabrication de La Réunion), par ricochet, elle aussi se retrouve le bec dans l'eau.

Pour les associations de riverains opposés qui plaident pour un tout viaduc, la décision du Conseil d'État "confirme qu'il y a bien eu négligence de la part de la préfecture et de la Région" affirme Stéphanie Gigan, porte-parole du collectif Lataniers nout kèr d'vie.

Sur les réseaux sociaux, le collectif Touch pa nout roche savoure cette nouvelle victoire "merci à tous pour votre détermination ,nous avons pu montrer à tous que la population est bien déterminée à sauver Bois Blanc! Et visiblement la loi est aussi avec nous ! Nou tiembo nou larg pa". 

Mais le combat n'est pas fini, des décisions doivent encore être rendues concernant le dossier "défrichement" déposé par le ministère de l'Agriculture. 

De plus, la question du schéma départemental n'a pas encore été tranchée... Pour rappel, le pourvoi en cassation de l'Etat concernait l'arrêt de la Cour d'appel de Bordeaux annulant le SDC de 2014. Le schéma départemental des carrières avait été ré-examiné le 24 mai 2019 par le Conseil d'Etat et le rapporteur public a demandé la confirmation de son annulation prononcée par la cour d'appel administrative de Bordeaux le 29 mai 2018.

Lire aussi : Conseil d'Etat : le rapporteur demande la confirmation de l'annulation du schéma des carrières

Nouveau frein de taille donc pour la Nouvelle route du Littoral, dont le chantier nécessite encore près de 9 millions de tonnes de roches massives afin d'assurer la partie digue.

Un coup de théâtre alors que début juillet, l'Etat lançait une procédure de modification du SDC de 2010 pour justement y intégrer Bois Blanc, la carrière étant absente du SDC de 2010 mais recensée dans le schéma de 2014, annulé. Les opposants à la carrière de Bois Blanc y avaient vu une tentative de "passage en force de l'Etat".

Lire aussi : C'est officiel, l'État veut à tout prix ouvrir Bois-Blanc...

Lire aussi : Bois blanc : suspension des autorisations préfectorales d'exploitation de la carrière et de défrichement

www.ipreunion.com 

   

4 Commentaire(s)

Arafat, Posté
Ote mr 2000 bus.ti comprend pas mem.quel langue i faut cause avec ou.
CAZAL, Posté
Mdr lé mort zelection !!!!!
CHABAN, Posté
Reste à demander au ciel, un cabris, une poule noire, un crapaud..... (^^- webmaster)
Artiste, Posté
Visiblement cette demie route est un vrai scandale! Mi comprends pourquoi dircab i foulcan .... hi hi hi la suite s'annonce jouissive voir explosive dit on IMAZ PRESS