[LIVE-PHOTOS/VIDEOS] 400 personnes avaient dû être relogées :

Le Port : la démolition des "immeubles de la honte" de la cité Herbert Spencer a débuté


Publié / Actualisé
La résidence Herbert Spencer reste un symbole du mal-logement à La Réunion. Construite par la Semader, elle s'est vite avérée vétuste et insalubre pour les occupants des 144 logements qu'elle contenait. En tout, 400 personnes ont dû être relogées en 2014. Ce vendredi 6 septembre 2019 signe la fin de cette affaire longue de plusieurs années avec la démolition de la cité, lancée officiellement par la ville du Port. Elle se déroule dans le cadre de "Nouvo Lorizon", l'opération de renouvellement urbain du quartier Ariste Bolon/SIDR Haute. Suivez notre live, nous sommes en direct du Port pour couvrir cette démolition historique. (Photo mm/www.ipreunion.com)
La résidence Herbert Spencer reste un symbole du mal-logement à La Réunion. Construite par la Semader, elle s'est vite avérée vétuste et insalubre pour les occupants des 144 logements qu'elle contenait. En tout, 400 personnes ont dû être relogées en 2014. Ce vendredi 6 septembre 2019 signe la fin de cette affaire longue de plusieurs années avec la démolition de la cité, lancée officiellement par la ville du Port. Elle se déroule dans le cadre de "Nouvo Lorizon", l'opération de renouvellement urbain du quartier Ariste Bolon/SIDR Haute. Suivez notre live, nous sommes en direct du Port pour couvrir cette démolition historique. (Photo mm/www.ipreunion.com)
  • IPR

    C'est la fin de ce live, merci de nous avoir suivi. Bonne journée à tous.

  • IPR

    Olivier Hoarau, maire du Port, se réjouit lui aussi du lancement du chantier. "Nous sommes ici non pas pour une démolition, mais pour le début d'une construction" a-t-il souligné.  "Nous voulons que les habitants aient un nouvel horizo et se projette dans l'avenir" a-t-il conclu. Regardez :

  • IPR

    Anne Sery, directrice générale de la Semader, admet que ce chapitre a été long et compliqué. Elle se réjouit cependant du début de ce chantier, qui va "initier des modes d'intervention qui n'ont pas forcément été possibles jusqu'à présent". Regardez :

  • IPR

    Après les premiers coups de marteau des différents officiels présents sur place, la démolition a officiellement commencé.

    Le chantier va durer environ quatre mois. Les portes et les fenêtres ont déjà été retirées préalablement, c'est maintenant au tour de la structure elle-même d'être détruite. Regardez :

  • IPR

    Pour valoriser les déchets issus de cette démolition, la ville du Port s'est associé avec l'association Itac pour récupérer et revaloriser les matériaux. Elodie Collonge, coordinatrice de l'association, nous explique comment. Regardez :

  • IPR

    Les discours s'enchaînent sur le chantier, le maire du Port a donné le premier coup de marteau pour marquer le début du chantier.

    Notre journaliste est en live sur Facebook, regardez :

  • IPR

    La préfecture est là, notamment avec la présence de la sous-préfète chargée de la cohésion sociale, Isabelle Rebattu, et Olivier Tainturier, sous-préfet de Saint-Paul.

    "Ce n’est pas "sous le pavé, la plage", mais "sous le béton, l’école"" plaisante Olivier Tainturier. Avant de continuer : "nous préparons l’avenir ici, et le mieux vivre ensemble"

     

     

  • IPR

    Matthias Lesport, ingénieur de chantier, détaille les différentes étapes qui vont composer ce chantier de démolition. Regardez :

  • IPR

    C'est au tour de la directrice de la Semader de prendre la parole. "On procède à un nettoyage systématique des engins et une pulvérisation d’eau pour éviter qu'il y ait trop de poussière. Nous sommes aussi en discussion avec les locataires des alentours pour s’assurer de leur confort lors de la durée des travaux, souligne-t-elle. En plus d’une revalorisation des matériaux nous avons aussi des projets d’économie circulaire, comme une serre par exemple. Du mobilier sera construit à partir de fenêtres et portes de la résidence. Cinq personnes vont être recrutées sur ce chantier de démolition qui va durer quatre mois" continue-t-elle.

  • IPR

    Le maire du Port, Olivier Hoarau, est présent sur place pour chapeauter le début de la démolition. "La démolition marque la première étape d’un nouveau quartier en devenir. Il s'agit d’abord d'améliorer le confort des logements. Mais aussi les activités et la vie du quartier, ainsi que d'améliorer l’environnement. Il s’agit de construire le mieux vivre. Nous prévoyons de construire 386 logements, ainsi qu'accueillir un nouveau groupe scolaire, un plateau sportif et de nouveaux commerces" explique-t-il.

    Au total, ce sont 2,7 millions d'euros qui sont investis pour ce renouvellement urbain baptisé "Nouvo Lorizon"

  • IPR

    Le désamientage a déjà été fait, les fenêtres et les portes ont déjà été enlevées ainsi que les cloisons en placo qui ont été récupérées par des associations.

    Les logements insalubres vivent leurs dernières heures. Regardez :

     

     

  • IPR

    Bonjour La Réunion !

    Imaz Press est actuellement au Port pour le début des travaux de démolition de la cité Herbert Spencer.

    Suivez-nous, nous sommes en live

A propos

Adieu Herbert Spencer, la résidence "de la honte" enfin démolie

Un "bidonville moderne" : c'est en ces termes que l'on parlait déjà de la résidence Herbert Spencer au Port en 2013. Les locataires des 144 appartements insalubres sont passés par de nombreuses étapes éprouvantes avant d'obtenir gain de cause.

Soutenus par la CNL (confédération nationale du logement), ces locataires se sont toujours estimés délaissés par leur bailleur social, la Semader. Erick Fontaine lui-même, administrateur de la CNL parlait d'"immeubles de la honte". Infiltrations, traces de moisissures sur les murs, carreaux cassés, fissures dans les plafonds, compteurs qui sautent et jardinières qui menacent de tomber... Les conditions de vie dans ces logements étaient plus qu'indignes.

Lire aussi : Le Port - Cité Herbert Spencer, un "bidonville moderne"

En tant que bailleur social, la Semader disait ne pas ignorer la situation, tout en laissant les locataires un long moment sans réponses concernant une démolition de ces logements ou un potentiel réaménagement... Plusieurs locataires avaient fini par attaquer la Semader en justice pour "troubles de jouissance". Un arrêté de péril fut promulgué par la municipalité du Port. Le Tribunal de Grande Instance, lui, avait condamné le constructeur à verser 3.000 euros à 23 familles. La Cour d'appel aura finalement revu cette somme (drastiquement) à la baisse, passant à 500 euros par locataire.

Lire aussi : Cité Herbert-Spencer : les locataires interpellent le maire Olivier Hoarau

En février 2019, enfin, la nouvelle tombe officiellement : la démolition du groupe d'habitations Herbert Spencer est actée. L'épilogue d'un épisode particulièrement marquant du logement social à La Réunion. Le bras de fer judiciaire entre les habitants et la Semader fut long et douloureux. Pour la CNL, les enseignements liés au dossier de cet "immeuble de la honte" n’ont pas forcément été tirés.

Lire aussi : Groupe d'habitations Herbert Spencer : l'"immeuble de la honte" bientôt détruit

Enfin, rappelons que cet immeuble avait été construit avec les fonds de la LBU (Ligne budgétaire unique) donc des fonds publics. Il sera finalement démoli grâce à un financement de l’ANRU (agence nationale pour la rénovation urbaine), encore des fonds publics. Un vaste gaspillage de l’argent du contribuable, pour la CNL.

   

1 Commentaire(s)

Phil, depuis son mobile, Posté
C'est vrai quel gâchis. Tout ça avec l'argent public. Ayez la curiosité de consulter le site de la Semader et de voir qui compose son conseil d'administration !! Prenez également connaissance des "chiffres clé" de cet organisme !!
Après ça il n'y a plus rien à dire.