1.300 emplois créés en trois ans :

Sept entreprises sur dix toujours en activité à La Réunion


Publié / Actualisé
A La Réunion, 68 % des entreprises créées en 2014 sont toujours en activité trois ans après. Grâce notamment à un contexte économique plus favorable, ces entreprises ont mieux résisté que celles créées en 2010. Pour autant, les entreprises réunionnaises restent plus fragiles qu'au niveau national. Les sociétés, qui comptent davantage d'anciens indépendants et chefs d'entreprises parmi leurs créateurs, résistent mieux que les entreprises individuelles. Les entreprises créées dans le secteur des services sont les plus robustes, comme pour la génération 2010 : 7 sur 10 sont toujours actives trois ans après leur création. En trois ans, les entreprises pérennes ont créé 1.300 emplois salariés. Nous publions ci-dessous le communiqué de l'Insee.
A La Réunion, 68 % des entreprises créées en 2014 sont toujours en activité trois ans après. Grâce notamment à un contexte économique plus favorable, ces entreprises ont mieux résisté que celles créées en 2010. Pour autant, les entreprises réunionnaises restent plus fragiles qu'au niveau national. Les sociétés, qui comptent davantage d'anciens indépendants et chefs d'entreprises parmi leurs créateurs, résistent mieux que les entreprises individuelles. Les entreprises créées dans le secteur des services sont les plus robustes, comme pour la génération 2010 : 7 sur 10 sont toujours actives trois ans après leur création. En trois ans, les entreprises pérennes ont créé 1.300 emplois salariés. Nous publions ci-dessous le communiqué de l'Insee.

Des entreprises plus robustes

La pérennité des entreprises s’est donc améliorée (+ 4 points par rapport aux entreprises créées en 2010). Elles ont en effet bénéficié de la reprise économique : entre 2014 et 2017, le PIB progresse de 3,2 % en volume en moyenne annuelle. En comparaison, les entreprises de la génération 2010 ont subi de plein fouet la récession économique : le PIB recule de 1,7 % en 2010, puis progresse de moins de 1 % par an entre 2011 et 2013.

Malgré cette amélioration, les entreprises réunionnaises créées en 2014 poursuivent moins souvent leur activité qu’au niveau national (75 % trois ans après leur création). L’écart reste identique d’une génération à l’autre.

La meilleure survie des entreprises de la génération 2014 tient aussi au profil de leurs créateurs. Ils sont un peu plus diplômés que ceux de 2010 : 40 % des créateurs de 2014 ont un diplôme de l’enseignement supérieur contre 33 % en 2010. Ils ont également plus d’expérience antérieure dans le secteur de l’entreprise qu’ils ont créée : 32 % ont déjà travaillé plus de dix ans dans le secteur de leur entreprise, contre 25 % pour les créateurs d’entreprises en 2010.

La première année qui suit la création d’entreprises reste le cap le plus difficile à passer : 14 % des entreprises créées en 2014 ont disparu avant leur premier anniversaire, contre seulement 8 % au cours de la troisième année. En moyenne, 11 % des entreprises créées en 2014 cessent chaque année leur activité entre 2014 et 2017.

Les sociétés résistent mieux que les entreprises individuelles

Les sociétés sont les plus pérennes : 87 % sont toujours en activité trois ans après leur création contre 55 % des entreprises individuelles. En France, les sociétés résistent moins bien (83 %), au contraire des entreprises individuelles (63 %).

À La Réunion comme au niveau national, la pérennité à trois ans des sociétés s’améliore entre les générations 2010 et 2014. Pour les entreprises individuelles, le taux de pérennité à trois ans est stable, mais la première année reste particulièrement difficile : 21 % cessent leur activité, contre seulement 3 % des sociétés.

Plusieurs facteurs expliquent la meilleure survie des sociétés. Les créateurs de sociétés ont davantage d’expérience que les entrepreneurs individuels : ils sont deux fois plus nombreux à avoir été indépendants ou chefs d’entreprise (36 % contre 19 %). De plus, les investissements de départ sont bien plus importants : 35 % des sociétés démarrent avec au moins 16.000 euros contre 22 % des entreprises individuelles. À l’opposé, 38 % des entreprises individuelles démarrent avec moins de 2.000 euros. Enfin, les sociétés emploient bien plus souvent des salariés au démarrage de leur activité (34 % contre 13 %).

Une meilleure survie dans le secteur des services

Les entreprises créées dans le secteur des services sont les plus robustes, comme pour la génération 2010 : 72 % sont toujours actives trois ans après leur création. À l’opposé, l’hébergement-restauration (56 %), le commerce (63 %) et l’industrie (64 %) ont plus de difficultés à se maintenir sur trois années. Néanmoins, les entreprises du commerce créées en 2014 sont bien plus pérennes que celles de 2010 (55 %). Dans ce secteur, le taux de pérennité avait baissé entre les générations 2006 et 2010.

En revanche, les entreprises de la génération 2014 sont moins pérennes que celles de 2010 dans les services administratifs et de soutien (- 8 points), dans l’industrie (- 5 points) et dans l’hébergement-restauration (- 4 points).

Disposer d’une expérience entrepreneuriale est un atout

Les entreprises créées par d’anciens indépendants ont plus de chances d’atteindre les trois ans d’activité (74 %). Les montants qu’ils investissent au départ sont plus élevés : 40 % disposent de plus de 16.000 euros, contre 27 % de l’ensemble des créateurs. Ils sont aussi plus diplômés : 51 % ont un diplôme du supérieur contre 40 % de l’ensemble des créateurs.

Entre les générations 2010 et 2014, la pérennité à trois ans progresse pour les anciens salariés (+ 10 points à 71 %) et les anciens chômeurs (+ 4 points à 64 %). Le niveau de diplôme a notamment progressé significativement chez les salariés ayant créé leur entreprise en 2014, avec davantage de diplômés du supérieur (44 % contre 39 % pour les salariés créateurs d’entreprises en 2010) et de bacheliers (65 % contre 60 %). Le niveau de diplôme des créateurs anciens chômeurs est également plus élevé parmi les créateurs de 2014.

1.300 emplois salariés créés en trois ans par les entreprises pérennes

À leur création en 2014, 27 % des entreprises toujours en activité trois ans plus tard employaient au moins un salarié. Après trois ans d’activité, c’est le cas de 38 % d’entre elles. En trois ans, environ 1.300 emplois salariés sont ainsi créés dans les entreprises pérennes : en 2017, elles emploient près de 2.100 salariés contre 830 en 2014. Les secteurs de l’industrie, de la construction et des services ont particulièrement contribué à ces créations d’emplois.

En revanche, 120 emplois ont été supprimés dans les entreprises créées au premier semestre 2014 et qui ont cessé leur activité avant novembre 2014, et 145 dans celles qui ont disparu entre cette date et novembre 2017.

www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !