Condamnés à des peines de 12 à 18 mois de prison (actualisé) :

Migrants : les trois passeurs présumés indonésiens renoncent à faire appel


Publié / Actualisé
Trois Indonésiens, passeurs présumés de migrants sri-lankais, devaient être jugés en Cour d'appel à partir de 14h ce jeudi 12 septembre 2019. Après une demande de renvoi, le procès qui devait se tenir le 22 août a été repoussé en raison de l'absence de l'un des avocats, malade ce jour-là. Le procès ne pouvait plus être renvoyé car la date limite du dossier était le 17 septembre. Alors que tout devait se jouer ce jeudi 12 septembre, les trois passeurs présumés ont finalement décidé, par le biais de leurs avocats respectifs, de ne plus faire appel. Le 15 mai ils avaient été condamnés par le tribunal correctionnel à des peines allant de 12 à 18 mois de prison ferme. La décision du tribunal correctionnel est donc maintenue. C'est la première fois que des passeurs sont condamnés à La Réunion depuis l'arrivée du premier bateau de migrants en octobre 2018. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Trois Indonésiens, passeurs présumés de migrants sri-lankais, devaient être jugés en Cour d'appel à partir de 14h ce jeudi 12 septembre 2019. Après une demande de renvoi, le procès qui devait se tenir le 22 août a été repoussé en raison de l'absence de l'un des avocats, malade ce jour-là. Le procès ne pouvait plus être renvoyé car la date limite du dossier était le 17 septembre. Alors que tout devait se jouer ce jeudi 12 septembre, les trois passeurs présumés ont finalement décidé, par le biais de leurs avocats respectifs, de ne plus faire appel. Le 15 mai ils avaient été condamnés par le tribunal correctionnel à des peines allant de 12 à 18 mois de prison ferme. La décision du tribunal correctionnel est donc maintenue. C'est la première fois que des passeurs sont condamnés à La Réunion depuis l'arrivée du premier bateau de migrants en octobre 2018. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Ce jeudi 12 septembre 2019, trois hommes indonésiens devaient être jugés en appel. Ils ont finalement renoncé à faire appel. Ils étaient poursuivis pour "aide à l'entrée ou au séjour irrégulier en bande organisée", et étaient soupçonnés d'être les passeurs des migrants sri-lankais arrivés à La Réunion le 13 avril dernier. Leurs peines, attribuées le 15 mai 2019, vont de 12 à 18 mois de prison ferme.

Après cinq mois d'attente

Le 17 avril 2019, les trois passeurs présumés sont restés 2h au tribunal de Saint-Denis, alors que l'embarcation dans laquelle ils se trouvaient avait accosté à La Réunion quatre jours plus tôt. A l'issue de cette présentation, les trois hommes avaient demandé un délai pour préparer leur défense. C'est la raison pour laquelle le procès a été repoussé d'un mois. Le procureur avait ensuite demandé leur placement en détention provisoire. Ils ont été incarcérés à la prison de Domenjod.

Lire aussi : Migrants : le procès des 3 passeurs présumés aura lieu le 15 mai

Le 15 mai, ils avaient été condamnés par le tribunal correctionnel à des peines allant de 12 à 18 mois de prison ferme pour "aide à l'entrée ou au séjour irrégulier en bande organisée". Les avocats des trois hommes ont fait appel.

Le 22 août, les passeurs présumés devaient revenir devant la justice, mais en l'absence de l'un des avocats, un renvoi a été demandé. Le dernier possible puisque la date limite du dossier est le 17 septembre 2019.

Ce 22 septembre, les passeurs renoncent finalement à faire appel. Leurs peines de 12 à 18 mois de prison ferme sont maintenues, une décision de justice historique, c'est la première fois depuis l'arrivée du premier bateau de migrants en 2018 que des passeurs sont condamnés à La Réunion.

Une embarcation de plus de 120 migrants

Le bateau dans lequel ils se trouvaient transportait 123 migrants sri-lankais. Ceux-ci auraient déboursé jusqu'à 8.000 euros pour effectuer la traversée de 7.000 km. Leurs parcours sont variés, mais tous ont rejoint l’Indonésie. Là-bas, ils ont été approchés par des passeurs, qui leur promettaient plusieurs destinations comme la Nouvelle-Zélande, l’Australie... Le bateau a finalement filé droit sur La Réunion. Beaucoup de migrants n'étaient pas au courant de la destination finale, et certains ne connaissaient absolument pas l'île.

"Les filières criminelles", pointées du doigt par les autorités en décembre 2018 sont bel et bien actives, et de plus en plus vastes. Les passeurs qui semblent s’être passé le mot continuent de tracer, de manière très habile cette nouvelle route migratoire, engrangeant à coup sûr des centaines et des centaines de milliers d’euros. Un trafic d’êtres humains fructueux dont on comprend encore mal le fonctionnement.

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Rappelons que sur les 123 personnes arrivées à Sainte-Rose le 13 avril dernier, 60 ont été admises sur le territoire pour déposer une demande d'asile en France. L'autre moitié a été reconduite à la frontière, à bord d'un avion d'Air Seychelles affrété par l'Etat. C'était le 29 avril.

www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Jean, Posté
c'est intéressant, ils ont abandonné, mais les conditions de détention pourraient être meilleures que chez eux
Mové Lang, Posté
Ils avaient raison de faire appel puisque tout était gratuit, , mais après quelques mois au club Dom., il préfèrent renoncer, hébergement gratis, repas gratis blanchiment gratis, sport gratis, internet gratis, téléphone gratis, titantine le week-end gratis, la belle vie quoi, je les ai même entendu demander à leurs avocats un alongement de leurs peines.