Une population divisée par deux en 40 ans :

Faute de forêts, le nombre de makis dégringole à Mayotte


Publié / Actualisé
C'est une information du Muséum national d'histoire naturelle : la population de lémuriens à Mayotte a été divisée par deux en 40 ans. En 1975 on en comptait près de 50.000, indique France Mayotte Matin. Aujourd'hui ils sont entre 17.000 et 23.000, soit moins de la moitié. En attendant, faute de forêts, les makis atterrissent dans les champs des agriculteurs et endommagent leurs cultures fruitières.
C'est une information du Muséum national d'histoire naturelle : la population de lémuriens à Mayotte a été divisée par deux en 40 ans. En 1975 on en comptait près de 50.000, indique France Mayotte Matin. Aujourd'hui ils sont entre 17.000 et 23.000, soit moins de la moitié. En attendant, faute de forêts, les makis atterrissent dans les champs des agriculteurs et endommagent leurs cultures fruitières.

Selon une étude présentée au Conseil départemental de Mayotte ce mercredi 11 septembre 2019, les groupes de lémuriens diminuent drastiquement sur l'île aux parfums. La taille de ces groupes varie aussi : il y a plus de 40 ans, on comptait 9 makis – l'espèce de lémuriens présente à Mayotte – par groupe, aujourd'hui on observe 6 ou 7 singes regroupés, pas plus.

Selon France Mayotte Matin, cette baisse est dûe à la taille de la surface forestière, qui a diminuué de 40% entre 1999 et 2008. Le maki est justement un singe qui vit en forêts, sans arbres, la population diminue et ces lémuriens se retrouvent à errer sur les champs des agriculteurs, inquiets de voir leurs récoltes gâchées. Certains d'entre eux réclament d'ailleurs des indemnisations pour les dégâts causés.

Les parcelles situées à l'entrée des forêts sont bien sûr les plus exposées. Goyaviers, manguiers ou papayers sont parfois pris d'assaut par les makis. Les arbres à pain sont leur nourriture préférée, une espèce endémique à Mayotte.

Des primatologues recommandent des clôtures naturelles afin de limiter l'intrusion des lémuriens, mais les moyens de défense sont faibles. L'idéal étant, bien sûr, de replanter les arbres disparus pour redonner aux makis de nouvelles forêts, et retrouver leur habitat naturel.

www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com avec France Mayotte Matin

   

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