[LIVE-PHOTOS-VIDÉOS] Le chantier pourrait s'arrêter en mars 2020 pour reprendre en 2023 :

NRL : "si nous ne sommes pas entendus, nous passerons à l'action" préviennent les transporteurs


Publié / Actualisé
Ce vendredi 4 octobre 2019, les transporteurs réunis au sein de plusieurs syndicats, dont la fédération nationale des transporteurs routiers (Fntr), l'organisation des transporteurs indépendants (OTI) et la coopérative des transporteurs et terrassiers reunis (Cttr), font le point sur le chantier de la Nouvelle route du littoral. À l'ordre du jour, plusieurs dossiers épineux : l'arrêt brutal du chantier annoncé par le groupement pour mars 2020, la problématique des carrières, les andains dans les champs des agriculteurs réunionnais et l'importation de roches massives en provenance de Maurice. Les transporteurs sont en colère et s'inquiètent quant à la poursuite des travaux de la Nouvelle route du littoral et la perte sèche qu'engendrerait un arrêt du chantier dans le secteur. Les routiers font planer la menace d'une mobilisation d'ampleur s'ils n'obtiennent pas des engagements forts notamment de la part du conseil régional, maître d'ouvrage du chantier. Imaz Press est au siège de la Fntr à Saint-André, suivez-nous, nous sommes en live.
Ce vendredi 4 octobre 2019, les transporteurs réunis au sein de plusieurs syndicats, dont la fédération nationale des transporteurs routiers (Fntr), l'organisation des transporteurs indépendants (OTI) et la coopérative des transporteurs et terrassiers reunis (Cttr), font le point sur le chantier de la Nouvelle route du littoral. À l'ordre du jour, plusieurs dossiers épineux : l'arrêt brutal du chantier annoncé par le groupement pour mars 2020, la problématique des carrières, les andains dans les champs des agriculteurs réunionnais et l'importation de roches massives en provenance de Maurice. Les transporteurs sont en colère et s'inquiètent quant à la poursuite des travaux de la Nouvelle route du littoral et la perte sèche qu'engendrerait un arrêt du chantier dans le secteur. Les routiers font planer la menace d'une mobilisation d'ampleur s'ils n'obtiennent pas des engagements forts notamment de la part du conseil régional, maître d'ouvrage du chantier. Imaz Press est au siège de la Fntr à Saint-André, suivez-nous, nous sommes en live.
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    [C'est fini !]

    Notre live est maintenant terminé, merci de l'avoir suivi.

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    [Des engagements qui n'auraient pas été tenus]

    Si les transporteurs sont aussi remontés, c'est notamment parce que des engagements avaient été pris pour relancer leur activité. Des engagements, qui, selon eux, n'ont pas été respectés "on a été trahis" répète à plusieurs reprises Jean Gaël Rivière, le président de la Fntr, regardez :

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    [Les transporteurs veulent se mobiliser mais pas n'importe comment]

    "C'est hors de question de prendre la population en otage, ce n'est pas à elle de payer les pots cassés" indique Didier Hoareau, le président de l'OTI, regardez :

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    [Les transporteurs prêts à descendre dans la rue]

    Ils l'annoncent, c'est la dernière fois qu'ils prônent le dialogue. Si une table ronde n'est pas organisée avec les acteurs du chantier de la NRL, ils se mobiliseront. Les transporteurs sont à cran et prêts à passer à l'action pour que le chantier ne s'arrête pas.

    "Je suis en colère, ça fait plus de deux ans qu'on parle à la Région, qu'on leur fait comprendre qu'on ne peut pas continuer comme ça" explique Jöel Mongin, le président de la FTOI, regardez :

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    Les transports expliquent que des courriers vont être envoyés à la préfecture, à la région et au département. Ils souhaitent qu'une table ronde soit organisée avec tous les acteurs du dossier de la NRL et le groupement. Que tout monde réfléchisse et que cette réunion aboutisse. Si ils n'ont pas de réponse de la part des administrations, ils se mobiliseront. Ils bloqueront les dites administrations avec leurs camions, mais pas de blocage de circulation pour ne pas impliquer la population.

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    Faute de roches massives, le chantier de la NRL s'arrêterait en mars 2020 pour une reprise envisagée par le groupement début 2023 d'après l'intersyndicale.

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    Jean-Gael Rivière s'interroge : "comment un chantier d'une telle ampleur n'a-t-il pas un plan B ? Comment on peut arrêter un chantier comme va, un an, deux ans, trois ans ?"

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    Joel  Mongin avertit sur la mobilisation possible à venir. "Là on est dans le dialogue, mais on commence à en avoir marre. Ce coup-ci, si on ne trouve pas de solution, on nous retrouve dans la rue. Et rappelez-vous ce que ça donne, on va descendre ! On dialogue mais c'est la dernière fois" menace-t-il.

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    Johnny Lagarrigue, président de la CFDT, indique que le syndicat a mené six actions, dont des grèves, depuis le début du chantier. "Sur les 500 emplois directs et indirects, actuellement, il ne reste que 15% d'entre eux qui travaillent encore, continue-t-il. Le groupement nous parle d'un arrêt en mars 2020 pour une reprise début 2023. Impossible. Il faut qu'on trouve une solution. Les salariés sont dans l'impasse !"

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    Bruno Robert, vice-président de la CDJA, affirme que les agriculteurs sont aussi concernés par l'avancement des travaux de la NRL. "Le secteur agricole a été en appui aux secteurs du transport et du BTP, cette NRL à été une opportunité pour les agriculteurs sur un partenariat gagnant-gagnant. Avant l'aménagement foncier, c'était 20 000 euros par hectares de ma poche de l'agriculteur. Grâce à ce chantier, on a pu se faire rémunérer pour améliorer notre foncier" explique-t-il.

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    Ritou Sandarssen avertit qu'une catastrophe économique est à prévoir si les services de l'Etat ne prenne pas une décision.

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    Didier Hoareau, président de l'OTI, insiste sur l'urgence de la situation actuelle. "La semaine prochaine, les transporteurs ne bossent plus. On est en train de crever. On n'arrive plus à s'en sortir, on n'arrive plus à gérer nos personnels. On se retrouve devant les Prudhommes parce qu'on se fait plus quoi faire avec nos chauffeurs. La préfecture doit nous recevoir avant lundi parce que nous sommes dans l'urgence. Si rien ne bouge, que personne ne nous prend au sérieux, la semaine prochaine, il y aura une mobilisation"

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    Joel Mongin  accuse le conseil départemental d'avoir sa part de responsabilité dans la situation.

    "Avant, la valorisation des champs agricoles relevait de sa compétence, maintenant, il ne fait plus rien" dit-il.

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    Jean-Bernard Caroupaye déclare que "la goutte qui a fait déborder le vase, c'est cette histoire de roches mauricienne. Aujourd'hui, 1000 emplois sont menacés, il manque 2 millions de tonnes de roches massives, tout le monde s'est focalisé sur la carrière de la Ravine du trou".

    "Tous les autres porteurs de projet ont été stoppés, parce qu'on pensait que cette carrière allait ouvrir, continue le vice-président de la Fntr. Aujourd'hui, voilà la situation. Il faut donc revenir à la base, aller tirer des andins dans les champs. Si tout le monde se met autour de la table et arrête de se tirer dans les pattes pour des raisons politiques".

    Il annonce par ailleurs qu'un courrier a été envoyé à la préfecture, un autre sera incessamment envoyé à la région et un autre au département.

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    "Il faut agir maintenant, le 19 décembre, nous serons en congés pour un mois, interviet Joel Mongin, président de la FTOI. Il sera trop tard, le chantier s'arrêtera en mars 2020. C'est donc aujourd'hui qu'il faut se bouger. Les roches ne manquent pas à La Réunion, chaque jour, les Réunionnais prennent des risques en empruntant la RL et il y a les embouteillages..."

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    "Le groupement envisagerait de faire appel à des roches massives venues de Maurice, c'est inconcevable, intolérable et inadmissible. Les roches ne manquent pas à La Réunion, nous n'allons pas enrichir les agriculteurs étrangers" continue Jean-Gaël Rivière.

    "Nous demandons donc l'assouplissement du protocole d'enlèvement d'andains de la part de la Deal. Que les services de l'état prennent leurs responsabilités. Nous profiterons de la venue de Macron pour nous mobiliser et agir en menant des actions, en défendant dans la rue" annonce-t-il.

     

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    "A l'origine, une équité dans la répartition du travail avait été décidée : le chantier du viaduc pour les multinationales, la digue pour les petites entreprises réunionnaises. Aujourd'hui, le maître d'ouvrage ne respecte pas ses engagements" accuse le président de la Fntr.

    "Ce chantier devait relancer notre activité, nous venir en aide au moment où la commande publique était quasi inexistante, nous avons investi dans 200 camions, le transport représente 500 emplois directs et indirects" continue-t-il.

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    "Nous souhaitons attirer l'attention des services de l'état, du maître d'ouvrage, des donneurs d'ordre pour défendre les intérêts des entreprises et des salariés qui travaillent sur le chantier de la NRL" déclare pour commencer Jean-Gaël Rivière, président de la Fntr.

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    Tous les syndicats sont represéntés. La conférence va débuter.


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    De nombreuses personnes devraient intervenir lors de la conférence : Jean-Bernard Caroupaye, vice-président de la Fntr, Jean-Gael Rivière, président de la Fntr, Didier Hoareau, président de l'OTI et Ritou Sandarssen président de la Cttr, mais aussi Joel Mongin, président de la FTOI, Johnny Lagarrigue, dirigeant de la CFDT - BTP et Bruno Robert, vice-président de la confédération départementale des jeunes agriculteurs (CDJA).

     

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    Les transporteurs arrivent au compte-gouttes. Ils sont maintenant une cinquantaine.

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    La conférence se déroule au siège de la Fntr à Saint-André. Une quarantaine de transporteurs sont sur place

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    Bonjour à tous, Imaz Press se trouve actuellement au siège de la Fédération nationale des transports routiers.

    Sur place, il y a aussi l'OTI (organisation des transporteurs indépendants) et la CTTR (coopérative des transporteurs et terrassiers reunis). Plusieurs dossiers épineux vont être abordés ce matin. Suivez-nous, nous sommes en live

A propos

Pour le moment, l’ouverture et l’exploitation de carrières, que ce soit Bois blanc, les Lataniers ou Bellevue est exclue. Le dossier est entre les mains de la justice et dernièrement, elle n’a pas penché en faveur de l’État et de la Région. Plusieurs revers juridiques se sont succédés. Le dernier en date, le refus du Conseil d’État d'admettre le pourvoi en casssation formé par l'État concernant l'autorisation d'exploiter la carrière de Bois blanc. Cela signifie donc que le Conseil d'État confirme la suspension de l'arrêté préfectoral autorisant l'exploitation de la carrière, une décision rendue par le tribunal administratif le 29 avril dernier.

Lire aussi : Bois Blanc : le conseil d'Etat refuse (encore) l'exploitation de la carrière

Cependant, la Région et l’État n’ont pas dit leur dernier mot. Depuis ce lundi 30 septembre 2019 et jusqu'au 6 novembre, une enquête publique est ouverte dans le cadre de la modification du schéma d'aménagement régional (SAR) de La Réunion. Parmi les points principaux, l'intégration de deux carrières, celles de Bois-Blanc et celle des Lataniers.

Lire aussi : début de l'enquête publique sur l'intégration des carrières dans le SAR 2011

Pendant que l'État et la Région sont empêtrés dans les procédures juridiques sur le dossier des carrières, le chantier de la Nouvelle route du littoral tourne au ralenti. Une situation qui dure depuis plus d’un an. Ce qui n'est pas bon pour les affaires des entreprises attributaires du chantier rassemblées en un groupement d'intérêt économique. Le GIE perd de l'argent, "une hémorragie financière" confient des sources proches du projet. La perte est telle que le groupement a fait une annonce cruciale aux prestataires : si le statu quo sur les roches massives perdure, il arrêtera le chantier en mars 2020.

Lire aussi : chantier de la NRL : tout s'arrêtera au plus tard en mars 2020

Le chantier de la nouvelle route du littoral n'avance plus. Pour l'ouverture et l'exploitation des carrières, actuellement, c'est le statu quo. Alors d'autres solutions commencent à émerger, dernièrement, l'une de ces propositions a fait couler beaucoup d'encre : l'importation de roches en provenance de Maurice. Aux commandes du projet : Dany Payet, un transporteur qui veut apporter une alternative aux carrières.

Lire aussi : cachez donc ces roches mauriciennes qu'on ne saurait voir

Mais les transporteurs de la Fntr (fédération nationale des transporteurs routiers) sont vent debout contre cette alternative, qu’il juge peu crédible et trop coûteuse. Pour eux, pas besoin d’aller aussi loin pour trouver les deux millions de tonnes de roches massives manquantes, les champs des agriculteurs réunionnais regorgeraient d’andains qui permettraient d’approvisionner le chantier.

Cette solution serait sérieusement envisagée par la Région. La collectivité aurait diligenté une étude pour savoir si ces andains seraient suffisants pour construire la digue et donc terminer cette NRL.

Une autre alternative intéresserait la Région : l’ouverture d’une carrière à Sans Souci. Une proposition du député de la septième circonscription Jean-Luc Poudroux. Une carrière pour parer la problématique des carrières, ça semble surréaliste, pourtant, il s'agit bien de la proposition de Jean-Luc Poudroux. Pour l'élu, ce qui a son importance, c'est le site, un endroit qui évite bien des polémiques "nous sommes dans la rivière des Galets hors lit majeur. Il n’y aura pas de nuisances par rapport aux habitants puisqu’on est hors zone urbaine. En terme de nuisances autres que ce soit santé et salubrité, il n’y a aucun risque. » Sauf que plusieurs interrogations demeurent notamment sur une éventuelle modification du schéma départemental des carrières pour y intégrer celle de Sans-Souci (si jamais le projet est validé par les services de l’État) et une autre question de taille : le Parc naturel accepterait-il l’ouverture et l’exploitation d’une carrière sur un site protégé. Car cette carrière telle qu’il est décrite par Jean-Luc Poudroux, déborderait sur les terres du Parc naturel. Il faudrait donc une validation de l’organisme pour mener à bien ce projet.

Lire aussi : NRL : Jean-Luc Poudroux propose d'ouvrir une carrière à Sans Souci

Pour l’heure, rien n’est fait et c’est bien ce qui pose problème aux transporteurs de la Fntr. Ces derniers affirment être prêts à se lancer dans une mobilisation d’ampleur si aucune solution n’est trouvée et rapidement car en mars prochain, le chantier s’arrêtera brutalement faute de roches massives.

   

10 Commentaire(s)

Odile, Posté
Encore et toujours eux qu on entend... ils vont vouloir mettre la pression... Et la Région va céder... car copain comme cochon. Tout cela au détriment de notre Ile...
CHABAN, Posté
Imaz
Merci pour ce compte rendu.
Top !
Oté, Posté
Je les trouves bien aimables avec la Region, mais macatia est encore en déplacement pour sauver sa tête il va leurs trouver une solution les élections approche
Bunnywailers, Posté
Mafia! ce n'est que de la mafia! Si la route NRL à été construite de cette maniéré c'était pour satisfaire ces "Monsieur les transporteurs" aujourd'hui , c'est a nous de payé pour ces mafieux !? Il faudrait que la justice s'intéresse un peu a c'est pseudo "transporteur mafieux"
Ramier, Posté
qu'ai je dis de mal pour mériter Censure ???
Jo, Posté
Encore du chantage, des prises d'otage, du racket en somme !
Vendez vos camions qui détruisent tout, polluent un max, et allez vivre de vos rentes !
Ramier, Posté
Tout démarre d'une portion Digue .. Faut faire travailler les transportérs !! Bien sur il y à des Roches ( Andains ) la Réunion , mais qui y tire , y fouille , y trie Qui y paye ?? Les Transportérs ?? Ah Non , zot cé voilà le ki mon camion changé , moin mi livre et Payé !!! Poukoué pas le Roche Maurice ou Mada ah bein NON Lé livré ter la au PORT ( Dison su chantier ) au ki Transportérs !!! Et le moukat y mort pou transport PAYE Out dettes !! moin mi Mort pou la Réunion .. Fout zot bordel , navoir ki fini , ki si tete !!!
La vérité si je mens !, Posté
Toujours les mêmes à défendre un bout de gras personnel .
La REUNION est une île extrêmement fertile . On y plantes des camionneurs il y pousse des gueulards à la bouche pleine .
A bon entendeur salut !
Depain, depuis son mobile, Posté
Un chantier qui s'arrête pendant trois ans,une première mondiale !Et la région qui demeure muette,une autre première !
Jc, Posté
Question pour vous messieurs les transporteurs.
Vous ne laisserez pas le chantier s'arrêter sans rien faire? si je comprends bien donc, une fois de plus, vous allez prendre les gens en otage pour faire pression?
Es ce que les riverais du chantier devraient se laisser faire quand vous leur pourrissez la vie a klaxonner à 2h du mat?
Il suffit d'un camion et d'un chauffeur pas éduqué pour réveiller 5000 personnes avec un seul coup de klaxon.
Coup de klaxon qui peut durer parfois durant 500m. Trouvez vous ça normal?
Et visiblement, un nombre non négligeable d'entre vous n'ont aucun savoir vivre.
La seule chose que l'on constate c'est que quand vous n'avez pas de boulot, les citoyens peuvent vivre et dormir en paix.
Merci de foutre la paix au gens.