Risque squale :

Le Centre de ressources et d'appui pour la réduction du risque requin devient le Centre sécurité requin


Publié / Actualisé
Ce vendredi 4 octobre 2019, le Centre de ressources et d'appui pour la réduction du risque requin (CRA) a présenté son premier bilan depuis sa création en 2016. Le centre souligne principalement ses résultats en matière de prélèvement de requin, des solutions pouvant être apportées aux attaques de requins via des filets de sécurité et des équipements de protection individuelle (EPI), ainsi que sur le lancement d'une application mobile pour signaler la présence de requins dans l'eau. Par ailleurs, son nom devient désormais le "Centre sécurité requin".
Ce vendredi 4 octobre 2019, le Centre de ressources et d'appui pour la réduction du risque requin (CRA) a présenté son premier bilan depuis sa création en 2016. Le centre souligne principalement ses résultats en matière de prélèvement de requin, des solutions pouvant être apportées aux attaques de requins via des filets de sécurité et des équipements de protection individuelle (EPI), ainsi que sur le lancement d'une application mobile pour signaler la présence de requins dans l'eau. Par ailleurs, son nom devient désormais le "Centre sécurité requin".

C'est un premier bilan qui était très attendu, alors que la stratégie de communication du centre était plutôt opaque depuis sa création. Le CRA, qui se renommera bientôt le Centre sécurité requin, a donc souhaité apporté de nombreux éclaircissement sur la situation actuelle.

Tout d'abord, le centre indique que depuis 2018, depuis le début du programme réunionnais de pêche de prévention, 126 requins ont été capturés : 28 bouledogues, et 98 tigres. Sur ces pêches ciblées, 32% des prélèvements étaient en réalité des requins ciblés, pour 68% de "captures accessoires". Le centre a tout de même rassuré quant à ces captures, dont 82% seraient relâchées vivantes dans l'eau, "un des taux les plus élevés au monde" d'après leurs dires.

En matière de développement des engins de pêche, le CRA naviguent toutes les nuits du lundi au vendredi avec sept navires de pêche dans la zone allant de Saint-Paul à Saint-Pierre, et 24h/24, 7 jours sur 7, dans la baie de Saint-Paul et à Saint-Pierre au Pic du Diable.

Côté sécurité des baigneurs, trois filets ont été testés entre février et juillet 2018. Ces tests, effectués à Boucan Canot, ont apparemment mis en lumière l'efficacité d'un type de filet, qui n'a pour l'instant pas été précisé. Les résultats vont être communiqués aux différentes communes pour un éventuel aménagement.

Deux nouveaux projets

Le CRA met aussi l'accent sur deux projets de répulsion de requin : les "shark safe barrier", des appareils électromagnétiques conçus pour repousser les requins. Testés depuis février 2019, aucun requin n'aurait été observés dans les environs de ces dispositifs, placés à Etang-Salé et en baie de Saint-Paul. "Les observations doivent cependant continuer pour s'assurer de l'efficacité du dispositif" précise le CRA.

Les EPI ont eux été testés en Nouvelle-Calédonie pour déterminer leur efficacité sur les requins-bouledogues. 3500 interractions avec des requins bouledogues auraient été relevées.  Les tests seront maintenant monitorés par un nouvel employé dédié uniquement à l'étude des résultats de ces tests.

Enfin, les sonars et drones de détection ont été testés depuis avril 2019. Le sonar "Seapix", après test, pourrait couvrir une zone allant jusqu'à 180 m des cibles. Le CRA veut maintenant développer un algorithme de traitement des données et un déplacement du sonar au pied du tombant.

Lire aussi : Le sonar de détection acoustique des requins testé à Saint-Leu

Concernant les drones, leur efficacité semble moindre : la limite de visibilité va de deux à quatre mètres de profondeur, mais les paramètres sont régulièrement limités à cause de la turbidité, la luminosité et le vent. L'autonomie des appareils est par ailleurs un autre problème.

Plus de transparence

Enfin, une application mobile, "Dorsal Réunion", va être lancée pour permettre aux usagers de la mer de signaler la présence d'un requin à proximité. A long termes, le CRA veut développer l'application pour qu'elle indique les zones protégées par des filets, les conditions météorologiques et de la mer, etc. Une malette pédagogique devrait être présentée dans les six mois à venir, à destination des enfants et qui sera conçue par un professeur recruté en partenariat avec le rectorat.

Le CRA admet par ailleurs avoir manqué de communication ces dernières années, et souhaite à présent multiplier les partages sur les diverses avancées connues par le centre. Il indique enfin qu'un nouveau bateau et un drone sous-marin ont été achetés pour la surveillance et l'identification en temps réel des requins et l'inspection des futurs dispositifs.

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