Ils veulent du concret :

Visite présidentielle : les 50 citoyens de l'Observatoire des prix demandent à être reçus par Emmanuel Macron


Publié / Actualisé
Ils étaient une dizaine à se réunir au square Labourdonnais devant la préfecture ce mardi 22 octobre en début d'après-midi. "Ils" ce sont dix citoyens qui font partis de l'observatoire des prix, des marges et des revenus (Opmr). Cette délégation porte la parole des 50 Réunionnais tirés au sort au lendemain du mouvement des Gilets jaunes à La Réunion. C'était une idée d'Annick Girardin, la ministre des Outre-mer, associer les Réunionnais aux travaux de l'Opmr et ainsi, donner plus de transparence sur la formation des prix. Associer ces 50 observateurs aux ateliers sur des sujets pregnant et urgents qui concernent la majorité de Réunionnais. Mais aujourd'hui, ces 50 citoyens lancent une bouteille à la mer, à la veille de l'arrivée du président de la République dans notre département, ils demandent plus de reconnaissance, des actions concrètes de la part du chef de l'État et désapprouvent la manière dont devrait se dérouler la rencontre avec Emmanuel Macron.
Ils étaient une dizaine à se réunir au square Labourdonnais devant la préfecture ce mardi 22 octobre en début d'après-midi. "Ils" ce sont dix citoyens qui font partis de l'observatoire des prix, des marges et des revenus (Opmr). Cette délégation porte la parole des 50 Réunionnais tirés au sort au lendemain du mouvement des Gilets jaunes à La Réunion. C'était une idée d'Annick Girardin, la ministre des Outre-mer, associer les Réunionnais aux travaux de l'Opmr et ainsi, donner plus de transparence sur la formation des prix. Associer ces 50 observateurs aux ateliers sur des sujets pregnant et urgents qui concernent la majorité de Réunionnais. Mais aujourd'hui, ces 50 citoyens lancent une bouteille à la mer, à la veille de l'arrivée du président de la République dans notre département, ils demandent plus de reconnaissance, des actions concrètes de la part du chef de l'État et désapprouvent la manière dont devrait se dérouler la rencontre avec Emmanuel Macron.

Installés en mars dernier par la ministre des Outre-mer en personne, à leur arrivée à l'observatoire, ces 50 citoyens comptaient être le moteur du changement dans notre département. Le mouvement des Gilets jaunes était encore frais dans leur esprit et les revendications des protestataires, une base de travail solide pour faire évoluer les choses. Des problématiques comme la vie chère, la santé, le logement, la concurrence, la production locale… et il y a sept mois, ces citoyens pensaient qu'ils auraient une influence sur tout mais aujourd'hui pour certains, c'est la désillusion "nous aimerions avoir le droit de voter, de peser vraiment, on a l'impression de ne pas avoir le même pouvoir que les 50 autres (les institutionnels ndlr)" s'indigne Dominique de Saint-Philippe.

Mais l'espoir est toujours là. Une étude d'impact sera rendue la semaine prochaine. Les propositions des citoyens ont été prises en compte, ils pensent encore pouvoir changer la donne. Dans le viseur de ces 50 citoyens de l'Opmr sur le sujet de la visite présidentielle, les conditions de leur rencontre avec le chef de l'État. Les 50 citoyens seront reçus par les ministres qui accompagnent le président mais seuls sept d'entre eux rencontreront Emmanuel Macron. Par ailleurs, la question de leur existence légale se pose aussi. Regardez l'interview de la délégation :

Si seulement sept d'entre eux sont reçus par le président de la République, les citoyens ne promettent pas d'être au rendez-vous...

fh / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

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