Le président vise entre autres les acteurs locaux :

Chantier de la NRL : "nous n'avons collectivement pas su être au rendez-vous" déclare Macron


Publié / Actualisé
L'intersyndicale des transporteurs a demandé une rencontre auprès du ministère des Transports, mais faute de réponse, aucune réunion n'est prévue pour l'instant. En outre, le secrétaire d'État auprès de la Ministre de la transition écologique et solidaire chargé des Transports Jean-Baptiste Djebbari, a prévu de rencontrer la Région, le groupement et la préfecture sur le sujet de la NRL. Les retards du chantier seront-ils évoqués ? En effet, quand il était à Mayotte ce mardi 22 octobre 2019 Emmanuel Macron a évoqué en quelques mots "l'échaudage" lié à la Nouvelle Route du Littoral, en déclarant : "nous n'avons collectivement pas su être au rendez-vous, et parfois aussi la production locale, et les acteurs locaux." (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
L'intersyndicale des transporteurs a demandé une rencontre auprès du ministère des Transports, mais faute de réponse, aucune réunion n'est prévue pour l'instant. En outre, le secrétaire d'État auprès de la Ministre de la transition écologique et solidaire chargé des Transports Jean-Baptiste Djebbari, a prévu de rencontrer la Région, le groupement et la préfecture sur le sujet de la NRL. Les retards du chantier seront-ils évoqués ? En effet, quand il était à Mayotte ce mardi 22 octobre 2019 Emmanuel Macron a évoqué en quelques mots "l'échaudage" lié à la Nouvelle Route du Littoral, en déclarant : "nous n'avons collectivement pas su être au rendez-vous, et parfois aussi la production locale, et les acteurs locaux." (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Lors de son allocution à Mtsamboro ce mardi 22 octobre, Emmanuel Macron a lancé, l'air de rien, une petite pique destinée aux "acteurs locaux" du chantier de la NRL. Alors qu'il évoquait les projets de construction à Mayotte, notamment ceux du port et de l'aéroport, le chef de l'Etat a déclaré :

"Nous sommes échaudés par le chantier de la route du Littoral à La Réunion où nous n'avons collectivement pas su être au rendez-vous, et parfois aussi la production locale, et les acteurs locaux."

Le message n'est pas passé inaperçu. Les transporteurs, eux, ne s'estiment pas inclus dans cette dénomination et ils estiment que le président n'a "pas complètement tort". "Bien sûr que c'est un problème collectif, qui concerne la Région, le groupement et l'Etat. Avant de parler de fonds, il fallait penser à la mise en oeuvre du chantier", estime Didier Hoareau, président du syndicat OTI.

"Des bâtons dans les roues"

"Le groupement s'est montré trop discret et n'a pas su communiquer" juge pour sa part Joël Mongin, président de la FTOI. "Ils sont longtemps restés dans leur petit coin, heureusement qu'on a réussi à faire bouger les choses en obtenant cette fameuse table ronde." Selon lui, "on nous a mis trop de bâtons dans les roues. Nous sommes déjà en octobre, on devrait être rendus beaucoup plus loin !"

Premier point de blocage selon les transporteurs : la fermeture des carrières. "Mais le préfet nous l'a bien dit : les carrières ne sont pas abandonnées dans le dispositif d'approvisionnement, et Bois Blanc est toujours au programme. L'Etat compte toujours dessus, en l'intégrant au schéma départemental des carrières" nous précise Didier Hoareau. En effet, une modification du schéma de 2010, permettant d'intégrer plusieurs carrières, notamment celle de Bois Blanc, est en cours. L'Autorité environnementale est censée rendre son avis à ce sujet le 4 novembre prochain.

Soutien du préfet, soutien de l'Etat

"Les anti-carrières aussi font partie des acteurs locaux", estime Joël Mongin. "Il y a les écologistes, mais aussi les mairies qui ont voulu bloquer l'ouverture des carrières. La prochaine fois, on aura qu'à faire un référendum pour aller plus vite. Si la population réunionnaise est ok, on y va !"

Pour les transporteurs, le soutien du préfet, en tant que représentant local de l'Etat, sur les carrières et l'extraction des andains prouve qu'Emmanuel Macron est derrière eux. Pour autant, ils ne s'attendent pas à des déclarations majeures à ce sujet durant la visite présidentielle : "Je ne vois pas ce qu'il pourrait faire de plus", nous dit Didier Hoarau. "On a déjà bien avancé sur le sujet grâce à la table ronde."

Table ronde qui, on le rappelle, a duré de longues heures en raison de tensions entre la Région et le groupement, en grande partie à cause du financement des andains.

mm / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

7 Commentaire(s)

Babouk loswoir, Posté
Il y a matière à écrire un livre sur ce projet.
Avant mars 2010, il y avait 2 projets distincts : TRAM TRAIN & NRL, protocole signé le 19 janvier 2007.
Le nouvel exécutif l'a cassé et aura tout remis en cause en moins de quelques mois : 10 octobre 2010.
Nous sommes depuis dans une impasse, la Réunion aura pris encore 30 ans de retard !
Le conseil municipal de Toulouse a voté en 1980 le principe d'une première ligne de métro, la A, et c'est en juin 1993 que les Toulousains ont pu voyager dedans...
La collectivité régionale annoncé dans son journal la mise en service de son RUN RAIL pour 2024. C'est juste pas possible. Jean-Luc Moudenc (LR) va réaliser la TAE : Tramway Aerospace Express : études faisabilité débutées en 2012, mise en service 2025.
Il faut arrêter de se mentir...de nous mentir.
F.A.C., Posté
Le problème au départ est causé par des transporteurs mercantiles avides de profits qui ont revendiqué une part du marché de la NRL sans aucune légitimité à part celle de se faire de l'argent au détriment de toutes considérations techniques puisque on pouvait la construire entièrement sur piliers, au détriment de toutes considérations économiques puisque au bout du compte moins onéreuse sur piliers, au détriment de toutes considérations humaines et environnementales !! finalement au détriment de la collectivité toute entière !!
CS, Posté
Table ronde: Région/représentant de l'état/représentant des transporteurs.... quiz des représentants de la population ou du collectif anti-carrières... Ils sont prêts à démonter la Réunion pour ne pas perdre complètement la face pour certains ou rembourser leurs dettes pour d'autres... Qu'en est-il du coÃ"t de cette route qui va être supporté par l'ensemble de la population réunionnaise pendant plusieurs générations ??? Qu'en est-il de la forte dégradation de la qualité de la vie à la Réunion en optant pour le tout voiture, les camions, les carrières partout même dans les endroits les plus beaux de l'île comme Bois Blanc ? Qu'en est-il des risques sanitaires et environnementaux liés à ces choix catastrophiques ??? Cette route est une honte, sa démesure est à l'image de l'égo surdimensionné de ceux qui l'ont conçue, la terminer comme elle était prévue dès le départ c'est à dire tout viaduc serait la solution la moins pire pour l'île et sa population...
Henri, Posté
En tout viaduc, cette route serait déjà terminée, tout ça à cause d'une poignée de transporteurs qui voulaient une part du juteux gâteau !
Beauparterre, Posté
Ben oui, mais Didix nous (re)parle d'un transport ferré à réaliser parce que "on croule sous les voitures"... La faute à qui? Pas la sienne dira t il.... Mais où trouvera t il the monney sachant qu'il n'a même plus les sous pour finir cette p...de NRL...
Marie Renée, Posté
Bécassine ça court fé foto à DEFAUD de bat karé zordi! Imazpress nou manquera pas envoyé à twoi foto de becassine
Mano, Posté
Reprenons nos fondamentaux sur la gestion et conduite de projets...c'est l'interprétation que j'en fais suite aux propos du Président Macron....plus qu'une pique...pfff...!!