[LIVE/PHOTOS/VIDÉOS] Deuxième jour de la visite présidentielle :

Emmanuel Macron annoncent 12 000 PEC par an, 700 millions d'euros investis dans l'emploi d'ici 2022


Publié / Actualisé
Deuxième jour de visite à La Réunion pour Emmanuel Macron ce jeudi 24 octobre 2019. Les syndicats ont appelé à la grève générale "contre la politique présidentiel". En début de matinée, le président est allé à la rencontre des habitants des Camélias à Saint-Denis et a échangé parfois vivement avec des jeunes. Il a rencontré les représentations citoyennes en présence des élus, à la préfecture, avant de remettre à Thérèse Baillif l'insigne de grand officier de l'Ordre national du mérite. Il est maintenant à la mission locale de Saint-Paul pour rencontrer 15 demandeurs d'emploi et 5 porteurs de projets. Suivez-vous nous sommes en live (Photo rb/www.ipreunion.com)
Deuxième jour de visite à La Réunion pour Emmanuel Macron ce jeudi 24 octobre 2019. Les syndicats ont appelé à la grève générale "contre la politique présidentiel". En début de matinée, le président est allé à la rencontre des habitants des Camélias à Saint-Denis et a échangé parfois vivement avec des jeunes. Il a rencontré les représentations citoyennes en présence des élus, à la préfecture, avant de remettre à Thérèse Baillif l'insigne de grand officier de l'Ordre national du mérite. Il est maintenant à la mission locale de Saint-Paul pour rencontrer 15 demandeurs d'emploi et 5 porteurs de projets. Suivez-vous nous sommes en live (Photo rb/www.ipreunion.com)

Retrouvez le direct de l'allocution d'Emmanuel Macron à la mission locale de Saint-Paul :

 

  • IPR

    C'est la fin de ce live

    Nous reviendrons dès demain pour vous tenir au courant des derniers événements, notamment de la nuit passée.

    Nous suivrons aussi bien sûr la troisième et dernière journée de visite d'Emmanuel Macron.

  • IPR

    Cyrille Melchior salue la mesure concernant la reprise à la charge de l'Etat du RSA, pour accélérer le retour à l'emploi fin 2020.

    Regardez :

    Thomas Mondon, directeur développement de la Mission locale, applaudit quant à lui l'annonce sur la garantie jeunes, maintenue à son haut nieau pendant 3 ans.

    Regardez :

     

  • IPR

    Le président de La République a du répondre à une série de questions dans une interview à deux voix menée par Antenne Réunion et Réunion 1ère. Durant cette séquence, il a maintenu les annonces principales de son "plan Pétrel". Parmi ces mesures, 12.000 contrats "parcours emploi compétence" par an et ce jusqu'en 2022, l'expérimentation des emplois francs étendue, une baisse des charges renforcée, des exonérations de charge pour les salaires compris entre 1,7 smic à 2,2 smic, l'annonce de 700 millions d'euros investis sur l'emploi à La Réunion d'ici à 2022, ou encore le lancement d'un dispositif "Emploi Réunion" pour toutes les personnes en difficulté. "Ces Emplois Réunion vont booster la création d'emplois, selon moi. (...) Quant aux 700 millions d'euros c'est un choix radical, j'y crois."

    Sur l'exportation des letchis

    Mais au-delà de ces annonces, déjà formulées précédemment lors sa visite à la Mission locale de Saint-Paul, il s'est exprimé sur d'autres sujets comme la remise en question de l'exportation de letchis de La Réunion dans les colis de Noël à cause de nouvelles règles européennes, renforçant le contrôle sanitaire. "Je m'engage à ce qu'on s'engage pour revoir la réglementation, et si on n'y arrive pas d'ici Noël, dans ce cas nous renforcerons les contrôles."

    Sur le rachat de Vindémia

    Concernant le rachat de Vindémia par GBH, le président a déclaré que "si ce rapprochement fait augmenter les prix, on demandera des mesures" par ailleurs il explique avoir bien "demandé à l'Autorité de la concurrence d'enquêter minutieusement sur ce point." Des rapporteurs doivent se déplacer courant novembre à La Réunion pour étudier cette offre de rachat et son impact sur les prix.

    Sur les prix des billets d'avion

    Sur la vie chère justement, Emmanuel Macron a affirmé que le gouvernement allait "mettre en place une plateforme où les citoyens pourront indiquer si certains prix montent trop vite". La baisse des prix devrait également concerner le secteur aérien selon le chef de l'Etat. "Il y a trois manières principales : faire venir d'autres compagnies qui vendront moins cher le billet, s'assurer que les compagnies qui sont là baissent les prix de leurs billets en les contrôlant, ou encore l'aide directe pour aider les publics les plus en difficulté, qui ont besoin de se déplacer".

    Sur la NRL

    Sur la NRL, Emmanuel Macron estime qu'il faut valoriser les matériaux locaux, et que l'importation de roches serait un projet "fou d'un point de vue environnemental" ainsi que sur le plan du prix selon le président. Par ailleurs il est conscient que le débat fait rage entre "les Réunionnais qui veulent la route, et ceux qui ne veulent pas la carrière". Dans tous les cas il estime que "le groupement doit être au rendez-vous de ses responsabilités". Une fois de plus, il pointe donc du doigt les "acteurs locaux" qu'il avait déjà visés lors d'une précédente allocution. Concernant la rallonge financière nécessaire pour terminer le chantier, Emmanuel Macron déclare que "ce n'est pas forcément l'Etat qui paiera l'addition".

    Sur la crise requin

    Enfin sur la crise requins, pas d'annonce particulière mais un certain scepticisme concernant un éventuel retour de la pêche au requin. Emmanuel Macron en tout cas "souhaite que d'ici à 2022 on puisse rouvrir la mer à la fois à la baignade et au surf. J'espère que la prochaine fois que je répondrai à vos questions, on pourra se baigner".

  • IPR

    Emmanuel Macron confirme que l'Octroi de mer ne sera pas supprimé. "Mais ce n'est pas cela qui explique la vie chère : on importe des produits qu'on pourrait tout à fait les produire localement. Il faut moins dépendre de la production extérieure" dit-il.

  • IPR

    Un plan d'action s'articulant autour de 20 actions différentes seront présentées par Annick Girardin, voici le plan "Pétrel" :

    • Entre 2019 et 2022, 12 000 PEC par an seront maintenus,  avec suivi des compétences
    • 66 milles demandeurs d'emplois pourront bénéficier d'une formation d'ici à 2022, des "formations qualifiantes dans des secteurs qui recrutent pour permettre l'accès des Réunionnais aux postes à charge sur leur territoire"
    • Lancement d'un dispositif "Emploi Réunion" pour toutes les personnes en difficulté ; l'employeur qui les embauche ne paiera pas de charges et bénéficiera d'un accompagnement de 15 000 euros s'il donne un CDI et 7000 s'il embauche en CDD.
    • Le RSA sera payé par le gouvernement, comme annoncé par Annick Girardin en mars, et non plus par la Région
    • Concernant la création d'activité : les micro-crédits seront montés à 15 000 euros pour aider à accompagner des projets de reconversion
    • Volonté d'ouvrir une expérience à l'international à 200 diplômés grace aux formations d'apprentissage dans l'Océan Indien
    • 700 millions d'euros investis sur l'emploi à La Réunion d'ici à 2022
    • Un point par trimestre par le préfet pour faire un point sur la situation de l'emploi
    • Les Emplois francs étendus aux personnes en sortie d'entreprises adaptées, insertion par l'activité économique, garantie jeune, école de la deuxième chance, RSMA, École des Dalons, etc
    • Prime d'activité revalorisée de 90 euros de plus au niveau du Smic début 2019, bénéficie à plus de 72 000 foyers à La Réunion. 190 millions d'euros dépensés en 2019, soit une augmentation de 43%
    • La garantie jeune sera maintenue à son niveau pendant 3 ans, 2 800 jeunes en bénéficieront chaque année jusqu'en 2022
    • Opération "repérage des invisibles", doublement de l'enveloppe dédiée à cette opération
    • Allocation d'un budget de 500 000 euros par an pour permettre la création de 600 entreprises et de 300 emplois salariés soit 900 personnes en reprise en activité sur trois ans
    • Développer les groupements d'employeurs pour aider les entreprises sans salariés à passer le cap du premier recrutement. L'effort de l'État en la matière sera de 200 000 euros par an
    • Accompagner le développement des entreprises se situant entre trois et cinq ans d'activité.  Une enveloppe sur trois ans de 600 000 euros avec pour objectif la création de 600 emplois et l'accompagnement de 1400 structures
    • L'État accompagnera les projets présentés par la CPME et le Medef de contrat "boussole" dans le premier cas et "gadiamd" dans le second. Cet accompagnement s'appuiera sur une enveloppe de 300 000 euros par an sur trois ans.
    • A destination d'une part des commerçants de proximité et producteurs locaux, l'État souhaite accompagner des coopératives d'achat regroupant des commerçants de proximité leur permettant ainsi d'améliorer la compétitivité. 400 000 euros investis pour aider les 1000 commerces indépendants de La Réunion.
    • Une enveloppe de 732 000 euros sera allouée au Projet Initiative Jeune, qui accompagnera au moins 100 jeunes par le versement d'un montant de 7 320 euros
    • 8 CFA ont ouvert leurs portes depuis 2018, 350 apprentis vont entrer en formation

     

  • IPR

    Emmanuel Macron annonce 12 000 contrats aidés par an jusqu'en 2022

  • IPR

    Une porteuse de projet plaide pour la mobilisation de crèches pour aider les mamans célibataires. Emmanuel Macron lui répond avec un exemple de Bordeaux : un réseau de micro crèches créé par la CAF, qui a innové en accompagnant les parents sur les problèmes de trajets de gardes d’enfants.

     

  • IPR

    Cyrille Melchior prend la parole : "Nous avons proposé dans le cadre de la recentralisation du rsa une démarche d’inclusion durable pouvoir permettre, dans le cadre de certains contrats comme les saisonniers, de leur proposer de garder le bénéfice du rsa. Ce qui fait que vous avez le bénéfice des indemnités formation et le rsa"

    "Bien sur c’est un contrat où chacun s’engage, continue-t-il. Aujourd’hui 7000 personnes travaillent dans l’aide à la personne à La Réunion, nous souhaitons en aider 300 par an avec ce projet"

     

  • IPR

    "Nous ce qui nous intéresse, c’est une attitude, un comportement, mais on a pas autorisé ces jeunes à exploiter ce talent. Des jeunes nous disent : on ne m’a jamais demandé ce que j’aime faire, ce que je sais faire. Et nous, nous travaillons là dessus ; comment identifier et conscientiser leurs compétences" explique une porteuse de projet

     

  • IPR

    Emmanuel Macron demande finalement ce qu’il faudrait faire pour améliorer tout ça  Une porteuse de projet répond qu’il faut aider ces jeunes à réaliser leurs rêves et les accompagner quand ils veulent créer des choses. Une des solutions : les orienter vers des partenariats.

     

     

  • IPR

    Mickaël, 19 ans, a obtenu un diplôme assistant éducatif. Il a fait un bac littéraire puis a eu un déclic : le général ne lui plaisait pas, donc il s'est réorienté en classe préparatoire de formation à l’emploi. Il a découvert da filière petite enfance et a eu son diplôme. Il a maintenant un projet d’ouvrir une maison d’assistantes maternelles, pour laquelle il va faire une formation en novembre.

  • IPR

    Emmanuel Macron interroge sur l'impact du RSMA. Un porteur de projet explique que c’est "dur, ils se lèvent à 4h du matin et ont du mérite, c’est une belle experience. Maintenant il faut faire un meilleur suivi pour savoir s’ils sont toujours en recherche d’emploi ou pas, améliorer la traçabilité"

    Annick Girardin se défend en disant que cela a déjà été lancé pour suivre ces jeunes qui sortent du RSMA.

     

  • IPR

    Ensuite, c'est au tour d'une jeune de 18 ans qui vit à Saint-Paul. Elle est à la mission locale depuis juin 2018 maintenant, après avoir intégré la garantie jeune qui l’a aidé à gagner en compétences, notamment sur le sens de l’organisation et le travail en équipe. Elle va intégrer le RSMA (Régiment du Service Militaire Adapté de La Réunion) en janvier 2020 en vue de devenir ensuite gardienne de la paix.

     

  • IPR

    La troisième personne a prendre la parole est une femme de 27 ans, mère célibataire et en formation assistante sociale. Son parcours commence en 2010 avec un bac littéraire, puis deux ans en études espagnol. Cependant, le système de la fac ne convenait pas. Elle a ensuité travaillé en intérim jusqu’à la naissance de son enfant.

    En 2016, elle vit une période de chômage, bénéficiaire du rsa. Elle est orientée vers une association pour remobiliser ses compétences et prendre confiance en soi. Concernant la garde de son fils, elle a eu l’appui d’un travailleur social de la CAF pour trouver une place en structure d’accueil puis elle a passé un concours et suit un stage de professionnalisation à la CAF.

    Elle voudrait donc devenir assistante sociale

  • IPR

    Vient le tour d'un jeune de 20 ans qui a arrêté le lycée en terminale. Après cet échec scolaire, il a perdu sa motivation est resté un an et demi sans activité. Sa sœur l’a aidé et l’a orienté vers la mission locale qui a commencé le 14 octobre. Il entame la deuxième semaine.

    Il souhaiterait devenir boulanger il a pas de diplômes dans ce domaine, et surtout, les horaires sont compliqués vis à vis des transports en commun. Il lui faudrait forcément une voiture, mais il n'a pas son permis.

  • IPR

    Jean-Pierre Guillaume, demandeur d'emploi, prend la parole. " J'ai 45 ans et j'ai travaillé dans un hôtel, puis a suivi l'invalidité avec la reconnaissance rqth (Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé). Je me suis retrouvé sans emploi, j’ai passé un bilan de compétences très positif, ce qui a confirmé que je serais un futur travailleur social. J’ai du redémarrer les études au Tampon pour un diplôme dans les métiers du social financé par la Région" explique-t-il

    "J’ai aussi passé un concours accompagnement des personnes en médico-social que j’ai réussi, puis passé une formation de 15 mois pour le diplôme d’état. Aujourd'hui je vais faire un stage dans une pouponnière. Je demande à rallonger l’ARE (Allocation chômage d'aide au retour à l'emploi) car je vais devoir vivre six mois sans financement" détaille-t-il.

     

  • IPR

    Joseph Sinimale s'adresse d'abord au président : "Avant d’arriver à la formation et si on veut la paix sociale dans les quartiers, il faut qu’on travaille sur la pré-formation. C’est dans les quartiers qu’il faut qu’on mette les jeunes en condition".

     

  • IPR

    Après avoir parlé longuement avec les habitants présents dehors, Emmanuel Macron va s'entretenir avec les demandeurs d'emplois.

    Didier Robert, Cyrille Melchior, Olivier Hoarau, Jacques Billant, Annick Girardin, Joseph Sinimalé et Muriel Penicaud sont présents avec lui.

     

  • IPR

    Emmanuel Macron est arrivé à la mission locale de Saint-Paul. Il serre des mains et est interpellé par les personnes venues à sa rencontre
     

  • IPR

    En chemin pour la mission locale de Saint-Paul, le président a fait un court arrêt à l'hôtel Laçay, qui est en restauration et dont les travaux sont financés par le Loto du Patrimoine de Stephane Bern.

  • IPR

    Les Missions locales accompagnent les jeunes de 16 à 25 ans en recherche d'insertion

    La Mission de Saint-Paul couvre les cinq communes du bassin ouest.  Sur les 17 234 jeunes inscrits 4 200 jeunes ont accèdé à l’emploi et 1500 sont en formation. Tous les ans la structure enregistre 3 000 nouveaux inscrits. 43% des jeunes sont chômage dans l’ouest

    La Mission emploie 140 collaborateurs et il existe 10 points d’accueil sur toute la zone ouest.

    Emmanuel Macron va dialoguer avec 11 demandeurs d’emploi ici dont 4 de moins de 26 ans et 2 porteurs de handicap. Certains de ces jeunes n'ont pas de diplômes, d'autres ont le bas Des jeunes qui ont pas de diplôme d’autres le bac

    Une dizaine de porteurs de projets sont également présent. L'échange se fera uniqueme avec les demandeurs d’emploi

     

     

  • IPR

    Emmanuel Macron est attendu en milieu d'après-midi à la Mission locale de Saint-Paul

    Plusieurs personnes sont déjà rassemblées devant les locaux de cette structure spécialisée dans l'insertion

    C'est le cas d'Olivier Catherine 43 ans demandeur d'emploi et travailleur handicapé. Il répond aux questions de notre journaliste sur place

    C'est un regret de ne pas faire partie des demandeurs d'emploi sélectionnés pour rencontrer monsieur Macron. J'aurais aimé pouvoir présenter ma situation au sujet de la loi handicap. J'ai rencontré des difficultés vis à vis de mon statut. Je souffre d'une  diminution de la vue et de problèmes de mémorisation.
     
    A la base j'avais eu la validation pour intégrer une licence pro formation accompagnement. Mais je ne pouvais pas suivre la formation basique et la direction a refusé de l'adapter .
    Je voudrais plus de contrôle vis à vis des formations.

    Il faut injecter plus d'argent dans la formation pure et dure. Il faut un contrôle et un suivi.

    Si j'avais  rencontré le président je lui aurais exposé les choses. J'ai aussi été sdf pendant une période, un court temps. J'ai réussi à m'en sortir mais j'ai eu très peu d'aide de la part de CCAS du Port, 40 euros pour l'année.

    Ma situation  actuelle ? Je suis en recherche d'emploi depuis plus de 7 ans. Heureusement que j'ai les allocations handicapés. J'ai touché un peu d'allocatiobs pôle emploi au début mais après fini. Je voudrais suivre la formation de FPA formateur pour adulte. Mais c'est une démarche que j'ai fait seul. J'ai appris à me débrouiller, à devenir autonome. On ne peut pas compter sur l'Etat.

    On a pas d'autre choix. La personne handicapée n'a pas d'autre choix que de s'adapter au système. Il y a pourtant la loi du 11 février 2005 mais c'est pas appliqué. Il faudrait recadrer les choses. Je compte me lancer en politique plus tard pour essayer de faire bouger les lignes.

  • IPR

    La tension reste vive entre les manifestants et les forces de l'ordre aux rond-points de la Rivière des Galets et du Sacré-coeur.

    La circulation est interdite dans le sens le Port - la Rivière des Galets

    Il y a de gros embouteillages dans le secteur

  • IPR

    David Lorion se félicite de l'adoption par l'Assemblée nationale des exonérations de charge pour les salaires compris entre 1,7 smic à 2,2 smic.

    Dans le cadre de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020, j’avais déposé un amendement modifiant les exonérations de charges patronales applicables en outre-mer notamment pour les secteurs dits de « compétitivité renforcée » tels que l’industrie, l’agroalimentaire, agriculture, tourisme, restauration, etc.

    (...) J’avais proposé que le niveau maximal d’exonération soit porté de 1,7 smic à 2,2 smic. Ce nouveau seuil me paraissait plus adapté notamment pour permettre aux entreprises ultramarines d’embaucher ou de conserver des collaborateurs ayant une qualification plus élevée.   

    Hier (mercredi - ndlr), le Président de la République, lors de son arrivée à La Réunion, a annoncé que les exonérations de charges pourraient s’appliquer dans les secteurs renforcés jusqu’à 2 smic. Dans la soirée, à l’Assemblée nationale, le Gouvernement a donc pris l’initiative de réaménager le dispositif que j’avais suggéré en l’alignant sur la proposition présidentielle. Ce dispositif a ensuite été adopté par les députés (...)

    Le seuil de dégressivité est désormais porté de 1.7 smic à 2 smic. Même si j’avais demandé qu’il le fut à 2.2 smic, je ne peux que saluer la mesure prise par le Président de la République et le Gouvernement en faveur du secteur économique ultramarin et notamment réunionnais.

  • IPR

    Social : "Ce qui me préoccupe principalement, ce sont les minimum vieillesse et allocation adulte handicapé, qui ont été augmentés. Nous avons aussi instauré les repas gratuit à la cantine dans tous les quartiers les plus pauvres, une politique inédite où on veut s'assurer que tous les enfants commencent leur journée avec le ventre plein. La Réunion est le territoire où ça marche le mieux, le programme est fait en lien avec les élus et la production locale. Il y a une vraie concentration de pauvreté ici, il faut réfléchir à un panier alimentaire réunionnais pour aider la production locale et les plus fragiles à la fois, payé par l'Etat et peut-être la Région afin de réduire la pauvreté, s'assurer qu'il y a une alimentation régulière et valoriser les circuits courts

    Ecologie : "Il est vrai que concernant les véhicules électriques, nous avons mis en place des bonus mais les véhicules sont plus chers ici. Nous réfléchissions à une "bonification des bonus" pour les booster, et augmenter le plafond des micro-crédits. Il faut aussi favoriser les énergies renouvellables, plusieurs projets sont en cours, tout comme pour favoriser les transports en commun"

    Continuité territoriale : "Nous ne sommes pas à la hauteur, mais ça me dérange de payer le dysfonctionnement de l'offre aérienne. Encore une fois, il faut développer les offres et assurer la concurrence, qui est le meilleur moyen d'avoir des prix plus bas. Il faut encadrer les prix, et assumer d'avoir des subventions d'équilibre"

    Agriculture : "Il faut développer les circuits courts afin de mettre fin au monopole des distributeurs. Il faut aussi changer les habitudes, c'est ça qui est difficile. Il y a une pauvreté qui est très dure, et nous avons toujours chercher la solution la plus simple : l'argent. C'est nous qui avons créer une situation de monopole, et nous n'avons pas investi dans les filières locales".

  • IPR

    Quelques éléments de réponses d'Emmanuel Macron, qui a déclaré "croire à cette démocratie délibérative":

    Logement : "Nous ne sommes effectivement pas au rendez-vous des constructions de logements, des réhabilitations... On va remettre le paquet sur une nouvelle opération pour, entre autre, mettre la pression aux bailleurs sociaux qui abusent des habitants. 120 millions d'euros vont être investis pour permettre de créer un peu plus d'un millier de nouveaux logements, accélérer les travaux"

    Santé : "Un réel problème existait il y a 30 ans sur l'espérance de vie, nous avons rattrapé le retard.  Mais nous avons des séniors qui arrivent, avec une dynamique démographique, ce qui est inhabituel en France. Cependant, je ne veux pas défiscaliser de nouvelles taxes pour éviter l'augmentation du prix des mutuelles ; il faut se concentrer sur les pathologies récurrentes comme le diabète, et contrôler les mutuelles sur les éventuelles augmentations de leur prix. Enfin, je crois à la prévention contre la dengue, pour éviter d'avoir à traiter des malades et ainsi

    Economie : "Je omprend les inquiétudes sur le rachat de Vindémia, qui n'est pas une bonne nouvelle, mais c'est à l'Autorité de la Concurrence de statuer dessus, pas à moi. Mais il faut aussi noter que plus on aura de la concurrence, plus les prix baisseront. Il faut créer un environnement dynamique, encourager l'esprit d'entreprise. Nous sommes attachés à réinvestir dans les filières pour créer de nouvelles initiatives"

    Education : "Nous voulons créer un Erasmus Océan Indien pour permettre aux Réunionnais d'aller passer six mois, un an pour revenir travailler ici. Nous allons aussi changer la logique de recrutement dans le public, mais dans le privé je n'ai pas mon mot à dire. Il faut aussi structurer les formations spécialisées afin d'identifier les besoins importants dans certains secteurs et y répondre. Je pense notamment à l'économie bleue, où nous sommes entrain de créer des emplois pour les jeunes, les chômeurs de longues durée, etc...  Il y 253 millions d'investissement dans la formation à La Réunion, mais on ne va pas envoyer des personnes pour se former si elle ne trouve pas de travail. Nous avons besoin d'échanger avec les filières pour qu'ils nous accompagnent dans la structure de formation, c'est plus plus efficace que de distribuer de l'argent. 100% du prix de la formation sera pris en charge pour les chômeurs longue durée et les jeunes en difficulté".

  • IPR

    Jacques Billant, le préfet de La Réunion, vante la qualité de la production réunionnaise. "Il faut souligner l'examplarité de la production réunionnaise et mettre en place une protection de la production locale par rapport aux importations extérieures" dit-il

  • IPR

    Un citoyen souligne qu'aujourd'hui 32,7% de l'énergie provient d'énergies renouvelables, "alors qu'on vise le 50% d'ici 2020 : est-ce possible d'atteindre cet objectif". "Quelles mesures contraignantes ou incitatives sont prévus pour favoriser les transports en commun et baisser le nombre de voiture sur les routes ?" interroge un autre.

    Le prix du carburant est aussi abordé.

     

     

  • IPR

    "Est-ce que le gouvernement va se positionner clairement sur la préférence régionale, alors que le taux de chômage est très élevé à La Réunion ? Concernant tous les jeunes réunionnais qui sont allés faire leurs études en dehors de l'île, va-t-il y avoir des efforts pour leur faciliter l'accès à l'emploi dans leur île ?" interroge un citoyen.

  • IPR

    Le président est interpellé sur de nombreux points : la vie chère, l'accès à la santé, et bien sûr le rachat de Vindémia par le groupe GBH. Une représentante demande une diminution de 10 à 15% les prix des grandes surfaces.

  • IPR

    Emmanuel Macrone est arrivé à la préfecture pour la réunion avec les représentants citoyens de l'OPMR


     

  • IPR

    Logements aux Camélias

    Emmanuel Macron a échangé avec la population sur les logements et notamment sur l'habitat vétuste. Regardez

     

  • IPR

    Au Port, l'échangeur du Sacré Coeur est accessible, mais l'accès à la Rivière des Galets par la sortie Moulin Joli, dans le sens Le Port - Rivière des Galets est bloqué, les forces de l'ordre sont sur place

  • IPR

    Les forces de l'ordre ont été appelées en nombre pour intervenir au rond-point du Sacré Coeur, où des manifestants sont rassemblés

  • IPR

    [LE PORT]

    Face à face endus entre des manifestants et les forces de l'ordre au rond-point du Sacré Coeur. Des galets ont été placés sur la route.

    Une déviation a été mise en places par la police. La circulation n'est plus possible dans le secteur.

  • IPR

    Au fil des déclarations d'Emmanuel Macron aux Camélias

    - "Ce que j'esssaye d'expliquer c'est (qu'il fait tout faire) pour que les enfants apprennent bien à l'école. Nous nous y employons. Il y a deux ans lorsque l'on faisait les tests en CE2 ont a déterminé que sur 30 élèves, 25 ne savaient pas bien lire et écrire. Depuis nous avons déboublé les classes et ce chiffre est passé à 3 pour 30 élèves. Nous avons aussi décidé d'utiliser le créole pour l'apprentissage du français"

    - "Nous avons lancé les emplois francs, nous allons les booster pour qu'ils soient très peu cher pour les entreprises, pour qu'ils ne lui coûtent presque rien"

  • IPR

    Emmanuel Macron dit à un groupe de jeunes qui discutent plus calmement avec lui : "je ferais des annonces pour l'emploi cet après-midi"

     

     

  • IPR

    Echanges très vifs

    Emmanuel Macron continue d'échanger avec les habitants. Les propos des habitants sont en géneral courtois mais fermes. Mais ils sont parfois aussi très rudes.

    "Monsieur le Président, je vous regarde dans les yeux, je vous respecte, mais vous ne nous amenez pas grand chose" s'exclame un jeune

    "Je viens ici alors que ce n'était pas prévu, je parle avec tout le monde deoius un bon moment, ne faites pas de cinéma" répond le Président

    "Je ne fis pas de cinéma, vous vous avez encore deux ans de mandats et moi je n'ai que 5 minutes d'entretien avec vous, vous nous prenez pour des méchants" rétorque le jeune homme

    "Si je pensais que vous étiez méchant, je ne serai pas venu" commente le Président

    L'échange se poursuit sur le même ton pendant quelques instants. Le jeune homme finira par tourner les talons

     

  • IPR

    Aux Camélias, une dame âgée se plaint des difficultés de la retraite. "C'est très difficile de vivre avec une retraite normale, je suis obligée de calculer pour terminer le mois...explique-t-elle. Il faut se serrer la ceinture, ce n'est pas possible, il faut que vous jetiez un œil sur les séniors !!" s'exclame-t-elle.

     

     

     

  • IPR

    Au Port, une trentaine de manifestants sont rassemblées au niveau du Sacré Coeur. Les forces de l'ordre sont sur place.

  • IPR

    Dès son arrivée, Emmanuel Macron est interpellé par les habitants sur de nombreuses questions, notamment le logement et l'emploi. Un homme l'interpelle notamment sur les bailleurs sociaux. "Les bailleurs sociaux n'ont pas été au rendez-vous, pour vous comme pour l'Etat" lance le président.  Emmanuel Macron accuse les bailleurs sociaux d'avoir arnaqué la population et l'Etat.

    Concernant l'emploi, le président a déclaré qu'"on ne peut pas créer des emplois comme ça", ce à quoi le jeune homme l'ayant interpellé lui a répondu qu'il fallait instaurer une "communication et une écoute avec la population".

  • IPR

    Emmanuel Macron est arrivé au quartier des Camélias pour y rencontrer des habitants.

    Cette visite, qui n'était pas prévue dans le programme officielle, est restée secrète pour des raisons de sécurité.

    Nous ne pourrons cependant pas vous rendre compte de la situation en temps réel, les micros dImaz Press n'ayant pas été convié à cette visite. Nous partagerons par contre avec vous les photos de cette rencontre !
     

  • IPR

    Bonjour La Réunion !

    Nous débutons cette deuxième journée de visite présidentielle par une visite dans le quartier des Camélias à Saint-Denis. Le président se rendra ensuite à la préfecture , où il va rencontrer les représentants citoyens de l'Observatoire des prix, des marges et des revenus (OPMR). Suivez-nous, nous sommes en live.

A propos

Ce jeudi 24 octobre 2019 marque la deuxième journée de cette visite présidentielle.

Après être arrivé à La Réunion aux alentours de 16h30, avec une heure de retard sur le programme officiel, Emmanuel Macron s'est exprimé au micro des journalistes présents sur le tarmac sur les différents points cruciaux de sa visite. "Vous pouvez compter sur moi et sur l'ensemble du gouvernement" a déclaré Emmanuel Macron à la presse dès sa descente d'avion. Au fil de ses déclarations, il a indiqué qu'"au moment de la crise des gilets jaunes, à La Réunion parfois plus qu'ailleurs, une grande colère s'est exprimée parfois envers les élus locaux. Nous avons toujours été aux côtés de ces élus car nous croyons à la démocratie. Il faut aussi se souvenir qu'ils ont eu à leur côté la ministre de outre-mer pour les défendre lorsqu'ils se faisaient insulter et le ministre de l'Intérieur pour les protéger."

"Beaucoup a déjà été fait par la ministre des outre-mer (en matière) d'exonération de charges sociales. Nous allons étendre ces exonérations à d'autres secteurs notamment à celui de la presse. Nous arriverons à une exonération de charges jusqu'à deux Smic" a-t-il continué. Il a assuré vouloir apporter des solutions concrètes dans un territoire où sévit un taux de chômage "inacceptable". "Je vais annoncer une grande initiative sur l'emploi" a-t-il par ailleurs insisté. Enfin, concernant la route du littoral, il a déclaré "ce n'est pas au Président de la République de trouver les matériaux" (pour construire la route)

Parallèlement à ces déclarations, des affrontements entre Gilets jaunes et forces de l'ordre ont éclaté sur le rond-point de Gillot, où une cinquantaine de manifestants s'étaient rassemblés dès la matinée pour accueillir le président. Les manifestants ont finalement été dispersés à coup de grenades lacrymogènes.

Après cela, le président s'est dirigé vers le Monument aux Morts de Saint-Denis, comme il est d'usage, pour y déposer une gerbe de fleurs. La cérémonie s'est déroulée sous une pluie battante, alors qu'une cinquantaine d'habitants, principalement des soutiens LREM, étaient venus voir le président. Emmanuel Macron s'est ensuite prêté au jeu du bain de foule, en saluant la population. Il a serré des mains, pris des selfies et fait des bises, prenant le temps avec chacun.

Le chef de l'État s'est ensuite rendu à la Nordev pour prononcer un discours lors du forum NxSE et "Choose La Réunion". D'autres rencontres étaient initialement prévues, mais le retard pris précédemment a forcé Emmanuel Macron a écourté sa visite.  À peine arrivé à la Nordev, le président a très vite pris la parole. Il a principalement axé son discours sur deux volets : la sécurité et l'économie.

"La Réunion est au cœur des problèmes de notre territoire ici. La vie chère, on y a longtemps répondu en mettant des aides, je veux dire à tous nos compatriotes la réponse elle est là, dans cette salle. En aidant tous les chefs d'entreprise à travailler avec la région et accéder aux marchés de l'océan indien, créer de l'emploi ici et ouvrir le territoire réunionnais à d'autres acteurs de la région" a-t-il déclaré. "Cette région est en train de devenir le carrefour de demain sur le plan maritime, de la connectivité et elle le sera encore plus au niveau des ressources énergétiques et des trésors de ressources qu'elle possède" a-t-il indiqué. L'allocation aura duré plus de 50 minutes.

Emmanuel Macron a terminé sa journée avec un dîner républicain à la Préfecture.

Pour retrouver le récit complet de sa première journée à La Réunion, retrouvez le live de ce mercredi : Emmanuel Macron n'a pas fait d'annonces économiques majeures

 

   

5 Commentaire(s)

ANGE, depuis son mobile, Posté
PEC Encore des faux boulots ne menant à rien.
Bat-carré, Posté
Zécran plat ek lauto tuning osi?
Le Sudiste, Posté
@Bravo... vous êtes probablement un de ceux qui se disent qu'on est en dictature et qui n'arrêtent pas de pleurer, mais par vos insultes envers les personnes soutenant les actions du président (moi je m'y inclus pour certaines, beaucoup moins pour d'autres) vous faites exactement ce que vous prétendez dénoncer : vous instaurez un climat de terreur qui souhaite enlever toute idée contraire à la votre.
Bravo aux manifestants actifs, Posté
Un grand merci aux gens qui se remuent car ca nous fait la vengeance contre macron et tous les neocons qui le soutiennent
Pauline, Posté
Il obtient ce qu'il mérite...