L'homme a crié "allah akbar" (actualisé) :

Agression au couteau au commissariat Malartic : enquête ouverte pour apologie du terrorisme


Publié / Actualisé
En début d'après-midi ce samedi 2 novembre 2019 une femme a été menacée au couteau dans le hall du commissariat Malartic de Saint-Denis. La victime n'a pas été blessée et l'homme a été maîtrisé par les policiers sur place. L'homme a crié "allah akbar" lors de son interpellation. Une enquête est ouverte pour violences volontaires et apologie du terrorisme. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
En début d'après-midi ce samedi 2 novembre 2019 une femme a été menacée au couteau dans le hall du commissariat Malartic de Saint-Denis. La victime n'a pas été blessée et l'homme a été maîtrisé par les policiers sur place. L'homme a crié "allah akbar" lors de son interpellation. Une enquête est ouverte pour violences volontaires et apologie du terrorisme. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Une enquête a été ouverte pour violence volontaire et apologie du terrorisme, a précisé le procureur de la République, Eric Tuffery

L'auteur des faits a sonné vers 14 heures au portillon donnant accès au  commissariat. Le policier de faction a ouvert. L'individu est alors entré et s'est immédiatement jeté sur une jeune femme qui se trouvait dans le hall et qui n'avait aucun lien avec son agresseur, a souligné le procureur

Il lui a placé un couteau sous la gorge. Les policiers ont réagi rapidement. Ils l'ont mis en joue et l'ont sommé à trois ou quatre reprises de lâcher son arme. L'individu a fini par obtempérer et a été maîtrisé par les fonctionnaires. Il a crié "allah ou akbar" lorsqu'il a été plaqué au sol

Il a été placé en garde à vue.

La jeune femme agressée n'est pas blessée mais elle est fortement choquée et va être prise en charge.

Originaire de Mayotte, l'homme vivait à La Réunion depuis plusieurs années. Selon une source proche du dossier, qui n'a pas donné d'autre précision, il était connu des services de police.

Les motivations de l'agresseur ne sont pas encore connues à ce stade.

C'est la première fois qu'une agression de ce type se produit à l'intérieur d'un commissariat de La Réunion.

En 2017 à Saint-Benoît, un homme soupçonné de radicalisation avait tiré au fusil sur les policiers venus l'interpeller à son domicile. Deux fonctionnaires de police avaient été blessés. Le tireur et sa mère ont été incarcérés pour tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle

Lire aussi : Saint-Benoît - Soupçonné de radicalisation, il tire et blesse deux policiers du GIPN

En 2015, une filière djihadiste, la première en outre-mer, avait été démantelée à La Réunion Elle était dirigée un prédicateur salafiste alors âgé de 21 ans surnommé "l'Égyptien". Il avait incité plusieurs jeunes de La Réunion à partir faire le jihad en Syrie. L'un des ses jeunes est ensuite mort en Irak.

Lire aussi : "L'Égyptien" de retour à La Réunion pour purger sa peine

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