Nous Toutes s'exporte à La Réunion :

Une marche pour dire stop aux violences sexistes et sexuelles


Publié / Actualisé
Le mouvement Nous Toutes, déjà bien implanté en métropole, débarque pour de bon à La Réunion. L'an dernier, une première marche en date du 17 novembre avait eu lieu dans l'Hexagone à l'appel du collectif pour dire non aux violences sexistes et sexuelles. La branche réunionnaise de Nous Toutes devait participer à distance, à travers une marche péi, malheureusement celle-ci n'a pas eu lieu : le même jour commençait officiellement l'acte I des gilets jaunes avec une toute première manifestation. La première d'une longue série. Cette année, Nous Toutes 974 se mobilise et espère bien que les gens répondront présents pour qu'une vague violette déferle sur La Réunion. La marche est prévue le 23 novembre. (Photo d'illustration Nous Toutes)
Le mouvement Nous Toutes, déjà bien implanté en métropole, débarque pour de bon à La Réunion. L'an dernier, une première marche en date du 17 novembre avait eu lieu dans l'Hexagone à l'appel du collectif pour dire non aux violences sexistes et sexuelles. La branche réunionnaise de Nous Toutes devait participer à distance, à travers une marche péi, malheureusement celle-ci n'a pas eu lieu : le même jour commençait officiellement l'acte I des gilets jaunes avec une toute première manifestation. La première d'une longue série. Cette année, Nous Toutes 974 se mobilise et espère bien que les gens répondront présents pour qu'une vague violette déferle sur La Réunion. La marche est prévue le 23 novembre. (Photo d'illustration Nous Toutes)

On les reconnaît facilement à travers leur couleur violette, affichée fièrement sur les banderoles et les tee-shirts : les marcheuses et marcheurs de Nous Toutes reviennent cette année, pour une nouvelle journée dédiée à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Cette année, Nous Toutes 974 organise sa propre marche, à l'Hermitage.

Une toute première vague violette à La Réunion

Via le hashtag (mot-clé sur les réseaux sociaux, ndlr) #JeMarchele23Novembre, les associations qui composent le mouvement Nous Toutes appellent à se mobiliser pour la défense des droits des femmes. Cette marche aura lieu le 23 novembre, à deux jours de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, à partir de 10h au départ de l'esplanade du marché à l'Hermitage.

"C'est une toute petite marche en terme de kilomètres", indique Valeska Grondin, vice-présidente de Femmes 974, association membre de Nous Toutes. "Nous allons marcher jusqu'à la plage puis revenir. Ce sera davantage un rassemblement qu'un cortège." Pour elle, c'est déjà un bon début, pour une première marche de ce genre à La Réunion. "Nous avons choisi l'Ouest de l'île pour changer de Saint-Denis et ne pas gêner la circulation", ajoute-t-elle.

Nous Toutes a lancé un vaste appel aux associations locales. Plusieurs ont déjà répondu, d'autres n'ont pas encore donné de suite : "on espère mobiliser beaucoup de monde".

"Donner la parole aux femmes réunionnaises"

Cet événement "est l’occasion de donner la parole aux femmes réunionnaises" estime le mouvement. Autre objectif : "obtenir de l’Etat des mesures ambitieuses et des moyens pour condamner et lutter contre les violences et les comportements inappropriés et inacceptables, mais également pour mieux accompagner les victimes". Or Valeska Grondin le reconnaît : il est encore un peu tôt pour exiger des mesures, la marche étant nouvelle. "Ce 23 novembre on va avant tout chercher à sensibiliser la population".

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Le mouvement Nous Toutes en métropole est réputé pour faire le terrible décompte des femmes tuées depuis le début de l'année :

"A La Réunion nous n'avons pas de femmes tuées à déplorer, mais les violences conjugales, sexistes, sexuelles sont bien présentes" explique Valeska Grondin. "On espère que descendre dans la rue fera bouger les mentalités."

Les violences conjugales, véritable fléau sur l'île

Concernant les derniers chiffres de la préfecture, elle estime que voir les plaintes augmenter est une bonne nouvelle : "ça montre que la parole se libère", mais la hausse des cas indique aussi que les violences ne baissent pas à La Réunion.

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Le Grenelle contre les violences conjugales, lui, se tiendra du 6 au 8 novembre, sous la houlette de la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa qui doit venir pour l'occasion sur l'île. "Pour l'instant il y a peu de mesures concrètes" estime la vice-présidente de Femmes 974, bien que l'association participe au Grenelle. "Je reste prudente, avant de lancer d'autres propositions, il faut s'assurer que les mesures déjà en place fonctionnement correctement et sont vraiment appliquées."

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