La structure disparaîtra le 1er janvier 2020 :

L'État décrète qu'il n'y a plus de pauvres et supprime l'observatoire de la pauvreté


Publié / Actualisé
C'est acté, l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale sera supprimé à partir du 1er janvier 2020. Ironie de l'histoire, c'est seulement quelques jours après la journée mondiale du refus de la misère et juste après la publication d'un rapport de l'Insee rapportant qu'en 2018, 400 000 Français ont basculé dans la pauvreté que le Premier ministre a fait l'annonce. S'en est suivie une onde de choc. Quel est le message envoyé par le chef de l'État et son gouvernement ? Emmanuel Macron n'aura jamais aussi bien porté son surnom de "président des riches". Les décisions prises depuis qu'il est à la tête de l'État pourrait donner raison à ceux qui l'ont affublé de ce sobriquet. En supprimant l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, l'État a décidé de ne plus voir les pauvres.
C'est acté, l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale sera supprimé à partir du 1er janvier 2020. Ironie de l'histoire, c'est seulement quelques jours après la journée mondiale du refus de la misère et juste après la publication d'un rapport de l'Insee rapportant qu'en 2018, 400 000 Français ont basculé dans la pauvreté que le Premier ministre a fait l'annonce. S'en est suivie une onde de choc. Quel est le message envoyé par le chef de l'État et son gouvernement ? Emmanuel Macron n'aura jamais aussi bien porté son surnom de "président des riches". Les décisions prises depuis qu'il est à la tête de l'État pourrait donner raison à ceux qui l'ont affublé de ce sobriquet. En supprimant l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, l'État a décidé de ne plus voir les pauvres.

On aurait pu se dire que l’annonce de la suppression de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale était une bonne nouvelle et voulait dire que ces deux problématiques avaient été éradiquées. Pourtant, on est loin du compte, les chiffres (provisoires) publiés par l’Institut national de la statistique et des études économiques à la mi-octobre disent tout le contraire, en 2018, 14,7% des Français vivaient sous le seuil de pauvreté, c’est à dire avec mois de 1050 euros par mois. En 2017, ils étaient 14,1%. La politique du gouvernement Macron a donc aggravé la misère dans le pays.

Depuis plus de vingt ans, l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale permet d’observer et de mesurer la pauvreté en France. L’organisme indépendant a rendu une dizaine de rapports pointus, chiffrés, parfois sur le long cours quant à l’évolution de la pauvreté dans le pays. Un thermomètre, un indicateur précieux pour que les politiques publiques sur le sujet soient adaptées aux réalités du terrain. Une mine d’informations pour les chercheurs, les sociologues, les experts, les spécialistes mais aussi l’un des seuls outils qui donne enfin la parole à cette frange de la population souvent ostracisée par ailleurs et au monde associatif qui lutte au quotidien contre la pauvreté.

En vingt ans, les gouvernements successifs - peu importe leur étiquette - ont pu vérifier les effets concrets des mesures prises pour lutter contre la pauvreté. Les études de l’Observatoire ont permis de prendre le pouls, d’évaluer l’efficacité des politiques publiques sur le sujet et c’est peut-être ce qui dérange…

Pendant sa campagne, le candidat Macron avait promis qu’il n’y aurait plus personne dans la rue s’il était élu. Après deux ans et demi de mandat, la pauvreté est toujours aussi prégnante en France. Les classes moyennes se paupérisent, les pauvres encoreplus pauvres. La révolte gronde aux quatre coins du pays. La politique économique et sociale du gouvernement Macron est cataloguée de " pro-riche et anti-pauvre."

- Un mauvais signal -

La suppression de l’Observatoire alors que le problème est loin d’être réglé, que la pauvreté ne cesse d’augmenter, envoie le mauvais signal. Comme si le gouvernement plutôt que de s’atteler à essayer d’endiguer le phénomène et tenir ses engagements, avait choisi de rayer les pauvres de la carte en supprimant l’Observatoire qui leur est dédié. Enlever l’un des instruments de mesure de cette pauvreté, une manière de faire taire les pauvres. Le gouvernement veut-il cacher l’échec de son plan pauvreté lancé en grandes pompes fin 2018? Ce gouvernement bourgeois, dans un accès de dédain absolu cherche-t-il tout simplement à invisibiliser les pauvres ?

La suppression de l’Observatoire est acté dans la circulaire du 5 juin 2019 relative à la transformation des administrations centrales et aux nouvelles méthodes de travail. La finalité, c’est de rationaliser les différentes instances de manière à les rendre plus efficace, " rapprocher les administrations des citoyens et des territoires ", " mieux suivre l’impact des réformes " mais surtout faire des économies et cela, le gouvernement ne le dit pas. Car au 1er janvier, l’Observatoire de la pauvreté et de l’exclusion sociale fermera ses portes mais il y aura aussi l’Observatoire de la délinquance et le Mivilud, un organisme qui lutte contre les dérives sectaires. Ces instances indépendantes et transparentes dont l’utilité n’est plus à prouver ne seront bientôt plus.

La décision de les supprimer l’Observatoire renvoie à la volonté du gouvernement de brider une expression indépendante sur des sujets aussi sensibles que ceux des inégalités économiques, sociales, territoriales, éducatives, de santé, de logement… Finalement, ce qui permet de comprendre la volonté d’un pouvoir en place, ce ne sont pas les belles paroles, les effets d’annonce, les déclarations sirupeuses mais bien les actes. La suppression de l’Observatoire est un signal fort, une prise de position forte anti-pauvre.

fh / redac@ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

10 Commentaire(s)

Pd, Posté
c est inadmissible je me demande comment les gens ont vote pour lui il n a jamais rien fait a part du theatre et rotchid.. il ne connait rien de la vrai vie.... il fait son beau et son coq... mais bon ca a marche dommage... pffffffffffffffffffff..pfffffffffffffffffffff
Cibou, Posté
Moi je pensse q'on vie dans une corruption et cela depuis l'enfance , une corruption social camouflée.
Faby, Posté
plus de 30 ans à la reunion,je n 'ai jamais vu autant de sdf,de gens en souffrance et de personnes demunies vivant dans des conditions insalubres.HONTE a lui,j'espere qu un jour on pourra etre dignement des humains et vivre dans une vraie société de democratie et d'entraide. d'humanité quoi! j'ai la chance d'avoir un toit et a manger moi!mais tout cela me desole! vivement queles temps changent je garde espoir pour eux
Rougail grain, Posté
Quand l'état a supprimé l'ISF, a t-on pu lire qu'il a décrété qu'il n'y a plus de riches en France? Soyons sérieux et arrêtons les conclusions au rabais...
Ti caf bord mer, Posté
A mon age bientôt 61ans que peut ont espère de notre société où on a oublié l'essentiel l'humain on marche sur la tête a méditer
Vrai, Posté
Pendant ce temps, a part Imaz press, tous les médias détournent l'attention avec le problème du""rougail saucisse "" ou autres problématiques du même acabit.
Merci Imaz press de faire le travail que les autres ne font pas.
C'est un coup de poing à la tête des pauvres que donne le président et son gouvernement. Plus on est pauvre plus on nous donne à comprendre que notre place n'est pas dans la société.
Le Sudiste, Posté
Pensez vous que la politique du gouvernement avait déjà pu influencer la pauvreté en 2018? Et pouvez-vous dire à quel moment le gouvernement a pu "décréter" qu'il n'y avait plus de pauvreté en France? Cet observatoire n'existe dans aucun pays, cela signifie t'il que l'ensemble des pays a décrété qu'il n'y a pas de pauvreté dans leur pays? Un peu d'honnêteté s'il vous plait... En 20 ans d'existence, en quoi cet observatoire a pu lutter contre la pauvreté?
Laristo5, Posté
Ce gouvernement ne déçoit pas. Il est droit dans ses bottes, et renforce ces actes anti pauvres par des décrets. Honte à lui. Les forces vives anti pauvreté réagiront et renforceront leur position, par des actions et le cris des pauvres, qui n'ont plus rien à perdre, deviendra assourdissant.
Tristan, Posté
Un président radicalisé qui ne mérite pas de majuscule à son titre, qui pousse les pauvres au suicide. Travailleurs précaires toujours un peu plus, stigmatisation de parties de la population. L'automne va être très chaud !
Au fait je pose la question juste comme ça, l'attentat de la préfecture de Paris... Visiblement le parquet ne tient plus à le qualifier d'acte terroriste, c'est dommage qu'aucun média créole n'en ait parlé, parce que sa société de la vigilance au micron, son débat sur le voile, son racisme à peine voilé... Ben y en a marre.
https://www.google.com/amp/s/www.franceinter.fr/amp/attaque-a-la-prefecture-de-police-de-paris-a-ce-jour-la-piste-terroriste-n-est-plus-privilegiee
Volcan974, Posté
L URSS renaît en France absence de démocratie son comportement pendant sa visite à été indigne d un président