[LIVE - PHOTOS/VIDÉO] La Secrétaire d'État est dans l'île :

Marlène Schiappa annonce le versement de 135.000 euros pour lutter contre les violences conjugales


Publié / Actualisé
Marlène Schiappa, la Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, est à La Réunion ces 6 et 7 novembre 2019. La secrétaire d'Etat a assisté au lancement de la plateforme numérique Chancegal pour l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Elle a également rencontré des femmes éloignées du marché de l'emploi. Dans la soirée, elle a annoncé plusieurs mesures, notamment l'injection de 800.000 euros en plus pour les Outre-mer sur la question des violences conjugales, dont 135.000 euros à La Réunion. Autres annonces : un projet de loi en 2020 pour l'émancipation économique des femmes, l'amélioration des numéros d'urgence pour les femmes, et l'évolution de l'autorité parentale pour les pères auteurs de victimes conjugales. (Photos rb/www.ipreunion.com)
Marlène Schiappa, la Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, est à La Réunion ces 6 et 7 novembre 2019. La secrétaire d'Etat a assisté au lancement de la plateforme numérique Chancegal pour l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Elle a également rencontré des femmes éloignées du marché de l'emploi. Dans la soirée, elle a annoncé plusieurs mesures, notamment l'injection de 800.000 euros en plus pour les Outre-mer sur la question des violences conjugales, dont 135.000 euros à La Réunion. Autres annonces : un projet de loi en 2020 pour l'émancipation économique des femmes, l'amélioration des numéros d'urgence pour les femmes, et l'évolution de l'autorité parentale pour les pères auteurs de victimes conjugales. (Photos rb/www.ipreunion.com)
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    Lutte contre les violences conjugales : Marlène Schiappa injecte 135.000 euros à La Réunion

    Dans une interview télévisée, la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité femme-homme Marlène Schiappa a expliqué qu'elle n'était pas là pour "être une plante décorative" et venait à La Réunion avec plusieurs annonces dans son sac.

    Egalité professionnelle

    Sur la question de l'égalité salariale, elle a déclaré que c'était avant tout "une obligation légale". En écho avec sa séquence de l'après-midi durant laquelle elle a lancé officiellement la plateforme en ligne "Chancégal", elle a déclaré avoir "rencontré des entreprises très mobilisées" sur la question de l'égalité professionnelle. Cette plateforme est pour elle "un partage de bonnes pratiques" qui participe à une "prise de conscience" vis-à-vis de l'égalité des salaires entre femmes et hommes.

    Difficile pour Marlène Schiappa d'établir des objectifs, bien qu'elle souhaite "0% d'écart de salaire". Mais "je ne suis pas madame soleil" a ajouté la secrétaire d'Etat. Elle a précisé que les syndicats devaient "mettre ce sujet à l'agenda", et que les partenaires sociaux "s'emparent des questions d'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes".

    Avec Bruno Le Maire en 2020, la secrétaire d'Etat va "porter une loi pour l'émancipation économique des femmes, qui portera notamment sur la question de la création d'entreprises et de l'accès au pouvoir notamment la direction des entreprises parce qu'il y a là aussi un écart de trajectoire professionnelle important".

    Aider les femmes victimes de violences

    Sur la question des violences conjugales, Marlène Schiappa explique concernant les femmes victimes qu'elle s'emploie "à faire en sorte qu'on les croie, ce qui est déjà une forme de progrès". Auparavant, quand une femme s'exprimait "le premier réflexe était de penser que cette femme mentait".

    Pour avoir mieux accès à la plainte, elle ajoute que la formation des policiers est au centre de la question, ainsi qu' "une plateforme arretonsles.gouv.fr qui permet de dialoguer 24h sur 24 avec des policiers et des gendarmes".

    Ce jeudi 7 novembre elle signera "une convention avec l'Etat pour améliorer l'accès des numéros d'urgence ici à La Réunion autour du 39 19 et du 115 pour les questions d'hébergement".

    800.000 en plus pour les Outre-mer, dont 135.000 à La Réunion

    Concernant le budget alloué aux Outre-mer Marlène Schiappa déclare qu' "à La Réunion, c'est 4 millions d'euros qui sont consacrés par l'Etat à la lutte contre les violences conjugales". Par ailleurs, elle ajoute ne pas "être venue les mains vides" : "je suis venue à La Réunion avec 800.000 euros en plus pour les territoires d'Outre-mer que j'ai fait débloquer et qui s'ajoutent aux fonds déjà engagés, car il y a des besoins criants dans les territoires d'Outre-mer".

    La Réunion bénéficiera de "135.000 euros", puis il y aura "une répartition", y compris "pour les petites associations (…) qui ont besoin d'être soutenues".

    Eloigner les hommes auteurs de violences

    Concernant les hommes auteurs de violences et le port du bracelet électronique, le sort de La Réunion est soumis au même que celui de "l'ensemble de la République française" : "un vote sera fait demain au Sénat" explique la secrétaire d'Etat. "Nous espérons qu'il y aura une mise en oeuvre le plus rapidement possible".

    Selon elle "il faut aussi généraliser les ordonnances de protection". A La Réunion existent 25 "téléphones grave danger" (TGD) "certains sont financés mais restent dans un placard et ne sont pas attribués" déplore Marlène Schiappa. "Il faut que les magistrats attribuent les téléphones grave danger".

    D'autres choses vont changer, ainsi "l'Etat va se porter garant pour les femmes victimes de violences conjugales qui veulent trouver un logement". Autre mesure : "nous croyons qu'un homme qui frappe la mère de ses enfants n'est pas un bon père, même s'il ne frappe pas ses enfants, donc nous voulons faire évoluer l'autorité parentale à cet égard".

    Dans de nombreux cas de violences intrafamiliales, l'alcool est présent. Mais les promotions sur l'alcool affluent à La Réunion. "Je ne voudrais pas qu'on dédouane la responsabilité des auteurs de violences." Elle cite en exemple les femmes victimes d'alcoolisme, "ce n'est pour autant qu'elles frappent ou tuent leurs époux". Ainsi elle estime que la consommation d'alcool "est un facteur de passage à l'acte quand il y a déjà un terreau de violences". C'est donc "toute une action de pédagogie qui doit être menée".

    Sur la place des hommes dans le Grenelle, Marlène Schiappa estime que "c'est trop facile" d'estimer que les hommes auteurs de violences sont "des monstres et sont au banc de la société". Il y a un accompagnement, garantit-elle, "la plupart du temps ce sont des gens insérés socialement".

    Elle cite comme exemple de prise en charge "des centres d'accompagnement des hommes auteurs de violences" comme à Arras. Elle ajoute que la mesure d'éloignement sur un terrain insulaire est "extrêmement compliquée" et que dans le cadre d'une ordonnance de protection, "ce n'est pas à la victime de partir, c'est à l'auteur de violence". Ce sujet fera partie des discussions ce jeudi 7 novembre "c'est pour ça que nous faisons ce Grenelle des violences conjugales".

    "Solidaire" aux mesures sur l'immigration

    Sur la question des mesures sur l'immigration, annoncées par Edouard Philippe, Marlène Schiappa se dit "absolument solidaire", notamment sur l'une de ces mesures, "le fait de pouvoir expulser les citoyens de nationalité étrangère qui ont été condamnés pour des faits de violences sexistes et sexuelles notamment conjugales mais également des viols ou tout type de crimes".

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    Aider les entreprises à mettre en place « l’égalité professionnelle » entre les femmes et les hommes, c’est le but de la plateforme Chancégal comme l’explique Fabienne Rubira, directrice de l’association.

     

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    Kamale Issa, DRH de Sodiparc, explique sa participation au dispositif Chancégal :

     

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    Marlène Schiappa a tout d'abord tenu à féliciter les entreprises réunionnaises qui se sont engagées pour faire progresser l'égalité salariale. "Il y a une volonté de partage de bonnes pratiques, une volontée d'aider ceux qui sont de bonnes volontés pour résorber les écarts de salaire, et de créer une vraie culture de travail entre les femmes et les hommes" a-t-elle expliqué.

    Concernant les écarts de salaires aujourd'hui, elle explique "qu'il y a un écart dit "inexpliqué" par les sociologues de l'ordre de 9% des salaires à poste égal, et un écart que j'appelle le "plafond de mère", c'est-à-dire que l'arrivée d'un enfant impacte différents les femmes et les hommes, où l'on peut arriver à 27% d'écart de salaire".

    "Des sanctions sont prévues dans la loi, mais pour les appliquer il faut qu'il y ait des contrôles, et donc que l'inspection du travail passe par là" a-t-elle souligné. "Il faut appliquer les sanctions prévues par la loi pour l'égalité salariale, on multiplie donc par dix les contrôles" a-t-elle continué.

    Concernant les 26 000 euros alloués aux Outre-mer dans la lutte contre les violences faites aux femmes, elle parle de "confusion". "Il y a une répartition régionale des crédits pour l'égalite femme-homme. Une part importante va dans les Outre-mer, parce qu'il y a plus de besoins, mais il n'a jamais été question d'un budget total de 26 000 euros" a-t-elle expliqué.

    Pour rappel, le lundi 14 octobre, la député Ericka Bareigts avait souligné qu'au "lendemain de sa prise de parole le jeudi 10 octobre à l'Assemblée nationale sur la proposition de loi visant à agir contre les violences faites aux femmes, la Secrétaire d'État Marlène Schiappa a annoncé un "effort" de 26 000 euros pour l'ensemble des Outre-mer". Il n'était donc pas question "d'un budget total de 26 000 euros" comme l'indique pour le réfuter la Secrétaire d'Etat.

    "Comment ne pas s’offusquer de cette annonce en total décalage avec les besoins de nos territoires ? C'est une réponse honteuse et indigne adressée à nos associations, nous ne sommes pas des mendiantes !" avait commenté Ericka Bareigts

    Lire aussi : "Tribune libre de la députée Ericka Bareigts : concernant le budget aux associations de défense des Droits des femmes"

    Marlène Schiappa a par ailleurs indiqué qu'il existe des lignes budgétaires différentes entre chaque besoin, donc que la baisse de 100 millions d'euros sur le budget des Outre-mer n'est pas en contradiction avec l'augmentation de celui de la lutte pour l'égalité entre les femmes et les hommes.

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    La rencontre avec les animateurs de la plaforme Chancegal est terminée. Marlène Schiappa répond aux questions de notre journaliste

    Regardez :

     

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    Marlène Schiappa dresse une synthèse des ses échanges avec les prompteurs et les animateurs de la plateforme Chancegal

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    Thierry Rivière, directeur des ressources humaines du groupe Vindémia, explique la démarche de son entreprise concernant la plateforme Chancegal :
    "nous avons fait passer une questionnaire sur les inégalités. Nous avons reçu plus de 300 réponses sur 2.300 collaborateurs. La perception entre hommes et femmes est différente, à la question : y a-t-il une différence de traitement entre les femmes et les hommes, la moitié des femmes ont répondu oui contre seulement un tiers des hommes"

    Sandrine Bienne, directrice des ressources humaines du Groupe territoire Réunion, explique à son tour : "nous avons mené une action de sensibilisation qui a créé une prise de conscience sur l'enjeu de l'égalité. Une collègue a été élue promotrice foncière. Il y a eu une reconnaissance de son engagement et de ses compétences"

    Kamale Issa, directeur des ressources humaines de la Sodiparc, prend la parole : "nous voulions voulait envoyer un signal au personnel masculin et permettre aux hommes de s'impliquer davantage. Par exemple : en cas de divorce nous avons promu la garde alternée". Avec cette action, simple, nous avons poussé les hommes à s'impliquer davantage dans la sphère familiale. Nous voulons donner aux hommes la possibilité aux hommes de ne pas se reposer systématiquement sur les épouses et les compagnes "

     

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    "La plateforme Chancégal est un support web créer pour aider les entreprises" explique la chargée de mission de la plateforme. Elle ajoute que des "outils innovants et des groupes de réflexion sont en cours de constituion et de développement.

    La plateforme sera aussi un outil pour les services des ressources humaines des société. "30 d'entre elles ont participé au projet et sont très impliquées" dit encore Catherine Vachon.

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    Peut-être aurez-vous du mal à le croire, mais "dans les trois quarts des entreprises on constate des écarts de salaires favorables aux hommes" souligne un représentant du pôle juridique de la Direction du Travail

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    Dans les locaux de la Diretion du Travail, Marlène Shiappa lance la plateforme numérique Chancegal pour l'égalité professionnelle à La Réunion. Le site est a été mise en ligne à 15h30 ce mercredi.

    Suivez le Facebook live de notre journaliste qui est dans la salle

     

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    Bonjour, Marlène Schiappa, Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, est à La Réunion ces 6 et 7 novembre 2019.

    Suivez sa visite avec nous, nous sommes en live

     

A propos

Les premiers mots de Marlène Schiappa à son arrivée à La Réunion

"L'idée c'est de venir ici à La Réunion à la demande du président de La République pour le Grenelle des violences conjugales. Un certains nombre de visites est prévu à partir de cet après-midi auprès de monsieur le préfet et des acteurs engagés sur l'égalité entre les femmes et les hommes.

Concernant les 26.000 euros débloqués pour les Outre-mer, la secrétaire d'Etat explique que "ce n'est pas suffisant, mais ce n'est pas vrai en fait, j'ai vu le budget des Outre-mer et on ne parle pas de 26.000 euros. Ce n'est pas la bonne information, mais je vous détaillerai tous les chiffres dans les grands détails plus tard, avec les annonces que j'ai à partager avec vous."

Sur la spécifité réunionnaise, Marlène Schiappa avoue qu'elle "découvre" et vient "en toute humilité" : "je vais rencontrer les acteurs tout à l'heure".

Regardez son arrivée à l'aéroport Roland-Garros, nous étions en live :

www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Zavoca marron, Posté
L'espèce humaine est sexuée. Un homme ne sera jamais une femme et vice versa. Il faut un homme et une femme pour procréer et perpétuer l'espèce : les dons de ceci ou de cela ne font pas partie de la normalité naturelle. Un homme et une femme ne sont pareils, mais complémentaire.
Pour grandir, un enfant a besoin des deux. Dans le monde du travail, il y a toujours des différences entre chaque salarié, agent, cadres, manager. Et, c'est comme ça dans tous les pays et toutes les économies.
Mano, Posté
Selon les dernières études....encore 148 ans d'attente pour atteindre cette égalité à capacité et ressource égale ( même formation, même diplÃ'me) ce qui est différent de la compétence ...." On reconnaît un maçon quand il est au pied du mur ".....pfff!!!...Espérance et Patience...
La vérité si je mens !, Posté
Celle la est en marche sans Macron