[LIVE/VIDÉOS/PHOTOS] Deuxième jour de visite pour la secrétaire d'Etat :

Marlène Schiappa a signé le Grenelle contre les violences conjugales


Publié / Actualisé
La secrétaire d'Etat chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, entame sa deuxième journée de visite dans l'île ce jeudi 7 novembre 2019. Depuis 11 heures, elle est présente à la préfecture pour discuter des violences faites aux femmes dans le cadre du grenelle des violences conjugales. Une convention sera ensuite signée avec le Conseil départemental. Suivez-nous, nous sommes en live. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
La secrétaire d'Etat chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, entame sa deuxième journée de visite dans l'île ce jeudi 7 novembre 2019. Depuis 11 heures, elle est présente à la préfecture pour discuter des violences faites aux femmes dans le cadre du grenelle des violences conjugales. Une convention sera ensuite signée avec le Conseil départemental. Suivez-nous, nous sommes en live. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
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    Martine Ladoucette, directrice générale de l'ARS : "il faut pouvoir décoder l'implicite"

    "On constate qu'il y a peu de signalements de maltraitance qui proviennent des professionnels de santé. Pour nous c'est forcément interpellant. Il faut que les médecins soient plus formés à cette pratique. On sait bien que les femmes ne sont pas toujours dans la capacité de décrire ce qui arrive, il faut pouvoir décoder l'implicite. Ça demande d'abord une ouverture d'esprit et un savoir-faire."

    "C'est forcément du temps supplémentaire sur les consultations. Il faut bien sûr qu'elles soient mieux valorisées y compris financièrement parlant."

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    La sénatrice Nassimah Dindar liste les principaux points du Grenelle contre les violences conjugales

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    "Ça fait des générations que les femmes parlent et qu’elles sont trop peu écoutées" explique Marlène Schiappa

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    La sénatrice Nassimah Dindar et Marlène Schiappa signent le Grenelle contre les violences conjugales

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    La séance de travail du Grenelle touche à sa fin. Regardez le direct Facebook de notre journaliste sur place

     

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    Jacinthe, une femme qui a subi des violences, témoigne

    "Moi je veux dire aux victimes de ne pas avoir peur de se battre, de ne pas avoir peur de porter plainte. Il faut savoir qu'une bousculade c'est déjà un premier signe de violence. On peut toujours trouver une aide, un accompagnement. Moi j'en ai bénéficié. Il faut tenir, parce que quand on est victime parfois on baisse les bras. Il y a un facteur qu'on appelle la dépendance affective. C'est comme une sorte d'addiction. A partir du moment où on arrive à travailler dessus, il y a plein de choses qui se débloquent et on se rend compte que ce n'est pas de l'amour parce qu'il n'y a pas de respect. L'enfant n'est pas bête, il voit, il sent des choses. On ne peut pas se forcer à rester parce qu'il y a l'enfant."

    Ecoutez sa lettre :

    "Merci Jacinthe pour ce témoignage. Quand on parle des femmes de victimes conjugales on pense à des femmes effacées, mais souvent c'est l'inverse. Ce sont souvent des femmes fortes et c'est cette force, cette indépendance que ne supporte pas le conjoint violent" commente Marlène Schiappa. "Le stress post traumatique on pensait que c'était réservé aux vétérans du Vietnam maintenant on sait que ça concerne aussi les victimes de violences conjugales" ajoute-t-elle

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    Une phrase de Thérèse Baillif résume le sentiment de beaucoup de femmes victimes de violences : "une femme m'a dit : Madame dites à Madame la ministre que même lorsqu'une femme s'en sort, elle n'en sort jamais indemme"

    "Nous les associations nous devons nous réjouir que la ministre vienne sur le terrain, c'est un fait", expliquera plus tard Thérèse Baillif. "Nous sommes aussi pragmatiques et nous attendons la réalisation de ces propositions. Mais 135.000 euros, ce n'est pas beaucoup et il faut le dire. Pour les associations qui tirent la langue, c'est trop peu pour être efficace et travailler vraiment pour essayer d'inverser cette courbe exponentielle de violence aujourd'hui. Ce qui reste posisitif, c'est qu'on ait pris conscience de l'importance du problème. La reconstruction n'est jamais terminée, une personne qui a subi des violences est cassée, les coups ça reste indéfiniment. Les enfants sont des victimes directes, ils s'en sortent mais il restera toujours ces blessures."

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    Le Procureur général poursuit son intervention :

    - "S'il y a un point à améliorer c'est ce que l'on appelle la victimologie. Aussi bien celle des enfants que celle des femmes". Ils doivent "accéder à de bonnes conditions d'accueil, accéder à un médecin légiste, à un psychologue, à un travailleur social qui fera une évaluation panoramique de la situation".

    - "Nous souhaiterions qu'il y ait un huis clos possible et de droit (pour les victimes de violences intrafamiliales)".

    - Il faut aussi "prévoir aussi une salle dans laquelle la femme puisse être placée en attente pour ne pas être en confrontation comme cela est le cas aujourd'hui avec son agresseur ou la famille de son agresseur"

    - "Une dernière disposition est à mettre en œuvre : permettre par une réforme assez simple que les femmes soient informées lorsque leur conjoint violent va être remis en liberté".

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    Denis Chausserie-Laprée, procureur général : "le problème est encore plus complexe à Mayotte"

    "La problématique des violences faites aux femmes est encore plus complexe à Mayotte. La libération de la parole de la femme n'est pas encore intervenue là bas. Le statut de la femme à Mayotte est un statut singulier".

    "Ici à la Réunion, il est essentiel de resituer la femme dans le rôle qui est le sien. Dans des notions de respect, de plaisir, de consentement mutuel"

    Le procureur général plaide ensuite en faveur d'une "meilleure coordination entre les différents magistrats" et d'une réflexion sur la coordination en interne sur la prise en charge des femmes victimes". Il ajoute qu'il fait arriver à "échanger des informations entre magistrats même sur des affaires qui n'ont pas de caractère pénal"

    "Il faut aussi s'intéresser aux enfants qui sont souvent spectateurs de ces violences" souligne le magistrat.

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    La parole est aux associations

    Les représentant(e)s des associations présent(e)s dans la salle prennent la parole à tour de rôle.

    Plusieurs préconisations sont évoquées :

    - ateliers de réflexion dès le plus jeune âge

    - durcir les mesures envers les auteurs

    - mobiliser davantage de médiateurs pour accompagner le dépôt de plainte

    - faciliter l'accès au 115 pour les femmes victimes qui cherchent un logement...

    - former des familles et non plus seulement des individus à la lutte contre les violences intrafamiliales

    - démultiplier les lieux dans lesquels les victimes peuvent parler

    - encourager les témoignages

    - mettre en place des relais de proximité dans les hauts pour aider les femmes qui vivent éloignées

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    Hommage à Thérèse Baillif

    Comptant parmi les pionnières de la lutte contre les violences intrafamiliales, Thérèse Baillif a récemment été décorée de la légion d'honneur par le Président de la République, Emmanuel Macron, lors de son passage dans l'île.

    Elle assiste aux travaux de ce Grenelle contre les violences. Marlène Schiappa a tenu à lui serrer la main dès son arrivée et à la féliciter dans son discours d'ouverture de séance. 

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    Le procureur Éric Tuffery : "La Réunion est entre la 3eme et 4eme place au niveau national sur les violences conjugales. Une situation anormale"

    "Le mot plainte fait peur à certaines (femmes). A peu près 2 000 plaintes (sont déposées) tous les ans à La Réunion, je le dis et redis : je souhaite que le nombre de plaintes augmente, plus il y aura de plaintes et plus ça montrera que les femmes auront franchi le seuil de la peur" ajoute le magistrat

    "Environ 6000 interventions (sont réalisées) tous les ans des forces de police ou gendarmes. Dans le cas de feminicides il n'y avait pas de plainte mais des dysfonctionnements conjugaux". L'objecif est de faire en sorte que "dès l'intervention une information soit faite via la communication des numéros d'urgence, voire (qu'il y ait) une prise en charge sans pour autant qu'il y ait besoin d'une plainte" dit encore le magistrat.

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    Marlène Schiappa rappelle les annonces qu'elles a faites ce mercredi soir notamment :

    - 135.000 euros alloués à La Réunion dans le cadre de la lutte contre lezs violences conjugales (800.000 en tout pour les outre-mer)

    - l'Etat qui se porte garant, dans le cadre du dispositif Visal, pour les femmes victimes de violences à la recherche d'un logement

    - retrait de l'autorité parentale pour les pères auteur de violences envers leurs conjointes

    Lire aussi : Marlène Schiappa annonce le versement de 135.000 euros pour lutter contre les violences conjugales

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    Les travaux commencent

    Isabelle Rebattu, sous-préfète chargée de mission cohésion sociale et jeunesse auprès du préfet de La Réunion souligne "15 femmes ont été tuée à La Réunion entre 2016 et 2018". "Les forces de police, tous les acteurs de terrain et la justice voient bien tous les faits qui augmentent, mais la parole se libèrent et les femmes doivent se sentir protégées"

     

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    Marlène Schiappa arrive à la préfecture, regardez :

     

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    Bonjour La Réunion !

    La deuxième journée de visite de Marlène Schiappa débute à la Préfecture pour discuter des violences conjugales, alors que La Réunion se place troisième en matière de violences sexistes à l'échelle nationale.

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A propos

Marlène Schiappa assiste aux travaux du Grenelle contre les violences conjugales

Deuxième et dernier jour de visite de Marlène Schiappa, la secrétaire d'État en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les discriminations à La Réunion.

Après avoir annoncé ce mercredi 6 novembre 2019 le déblocage d'une enveloppe supplémentaire de 800 000 euros pour les Outre-mer dont 135 000 dédiés à La Réunion sur la thématique de la lutte contre les violences faites aux femmes, ce jeudi 7 novembre, la secrétaire d'État assistera aux travaux du Grenelle contre les violences conjugales.

Résumé du premier jour de visite

À son arrivée à La Réunion ce mercredi 6 novembre, Marlène Schiappa ne s'est pas mouillée "l'idée c'est de venir ici à La Réunion à la demande du président de La République pour le Grenelle des violences conjugales." mais elle a d'ores et déjà indiqué que des annonces seraient faites au cours de son séjour "j'ai des annonces à partager avec vous". Sans plus de détails, elle a ensuite affirmé qu'elle découvrait La Réunion et qu'elle venait "en toute humilité".

L'arrivée de Marlène Schiappa à La Réunion à retrouver ici, regardez :

L'après-midi, la secrétaire d'État s'est rendue dans les locaux de la Dieccte (direction du travail, des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) lance la plateforme numérique Chancegal pour l'égalité professionnelle à Là Réunion. Le site est a été mise en ligne à 15h30 ce mercredi. Regardez :

Puis lors d'une interview télévisée chez nos confrères d'Antenne Réunion, Marlène Schiappa a fait des annonces. Hormis les la rallonge de 135 000 euros pour La Réunion dans le cadre de la lutte contre les violences conjugales, la secrétaire d'État a aussi annoncé qu'avec Bruno Le Maire en 2020, elle va "porter une loi pour l'émancipation économique des femmes, qui portera notamment sur la question de la création d'entreprises et de l'accès au pouvoir notamment la direction des entreprises parce qu'il y a là aussi un écart de trajectoire professionnelle important".

Ce jeudi 7 novembre elle signera "une convention avec l'Etat pour améliorer l'accès des numéros d'urgence ici à La Réunion autour du 39 19 et du 115 pour les questions d'hébergement".

Pour plus de détails sur cette première journée de visite de Marlène Schiappa à La Réunion, retrouvez notre live ==> Marlène Schiappa annonce le versement de 135.000 euros pour lutter contre les violences conjugales

   

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