Premier anniversaire :

A Toulouse, des centaines de "gilets jaunes" noyés sous les gaz lacrymogènes


Publié / Actualisé
Plusieurs centaines de "gilets jaunes" qui manifestaient samedi à Toulouse pour le premier anniversaire du mouvement ont été dispersés à de nombreuses reprises à grands coups de gaz lacrymogène par les forces de l'ordre, qui ont interpellé 17 personnes.
Plusieurs centaines de "gilets jaunes" qui manifestaient samedi à Toulouse pour le premier anniversaire du mouvement ont été dispersés à de nombreuses reprises à grands coups de gaz lacrymogène par les forces de l'ordre, qui ont interpellé 17 personnes.

Dans cette place forte du mouvement depuis un an, les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes et fait usage du canon à eau contre les manifestants seulement 20 minutes après le départ, à 14h00, du défilé, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Les "gilets jaunes" ont alors fait demi-tour sur un boulevard du centre-ville. Les forces de l'ordre ont de nouveau tiré des gaz lacrymogènes, dispersant le défilé en plusieurs petits groupes.

Les dispersions se sont poursuivies pendant plus de deux heures. En fin d'après-midi, seulement quelques dizaines de manifestants restaient sur les boulevards. L'accès à la place du Capitole avait été interdit par la préfecture.

Selon un bilan de la préfecture à 17h30, 17 personnes ont été interpellées "pour jets de projectiles, port d'arme par destination (marteau), rébellion, outrage, port illégal d'insigne de presse et dissimulation de visage". Trois blessés légers ont été recensés par les services de l'Etat dont 2 parmi les forces de l'ordre. La préfecture fait également état de dégradations de caméras et d'une barrière de péage, des feux de poubelles et barricades.

Portant une pancarte "Taxons les riches", Sandra, 25 ans, étudiante en Lettres moderne à Toulouse et membre du NPA est venue marquer "un an de lutte sociale". "Aujourd'hui, il faut donner à tous ces manifestants une nouvelle confiance car ils ont peur, peur de la répression policière et de la répression judiciaire et c'est légitime", dit-elle. "Je n'ai jamais vu un tel climat de confiance dans nos revendications. C'est de plus en plus fort et de plus en plus soudé et ça ne s'arrêtera pas !!!", assure-t-elle.

Vendredi, le procureur de Toulouse avait dressé le bilan judiciaire d'un an de "gilets jaunes" dans la Ville rose: 792 interpellations de manifestants, 47 peines de prison ferme et 11 enquêtes de l'IGPN pour violences policières.

AFP

   

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