Un barbecue gratuit pour renouer le dialogue :

Les éleveurs sortent les brochettes pour défendre la filière bovins-viande


Publié / Actualisé
Depuis le début de l'année, la filière bovine réunionnaise est dans la tourmente. Au coeur des préoccupations : la leucose. Les consommateurs boudent le boeuf péi, les éleveurs, eux, dénoncent une instrumentalisation du débat par des détracteurs qui mènent une campagne de désinformation et mettent en péril la filière. Ce samedi 16 novembre, les éleveurs ont organisé un barbecue gratuit pour renouer le dialogue avec les consommateurs en toute transparence.
Depuis le début de l'année, la filière bovine réunionnaise est dans la tourmente. Au coeur des préoccupations : la leucose. Les consommateurs boudent le boeuf péi, les éleveurs, eux, dénoncent une instrumentalisation du débat par des détracteurs qui mènent une campagne de désinformation et mettent en péril la filière. Ce samedi 16 novembre, les éleveurs ont organisé un barbecue gratuit pour renouer le dialogue avec les consommateurs en toute transparence.

Pour les éleveurs, il y a les faits, rien que les faits. Aujourd’hui, entre 10% et 14% du cheptel réunionnais est porteur positif de la leucose bovine cependant la maladie n’est pas déclarée. Ces bovins avec une prévalence positive finissent dans nos assiettes mais pour Annie Hoarau, la présidente de l’association des éleveurs fiers et passionnés de La Réunion " il n’y a aucun risque sanitaire, aucun risque de transmission à l’être humain " martèle-t-elle avant de poursuivre " nous mangeons notre bœuf, nos enfants mangent du bœuf, vous pensez vraiment qu’on mangerait du cette viande s’il y avait le moindre risque ? Nous ne sommes pas là pour empoisonner les gens et il ne faut pas oublier que la filière est très encadrée".

Les éleveurs dénoncent le " flou " qui entoure le sujet et mène à cette psychose qui tue leur métier. Pour eux, la filière allaitante est saine, aucun doute. Le suivi, les contrôles, la traçabilité, toute la réglementation qui entoure la filière est drastique. Kevin est éleveur dans les hauts du Guillaume depuis trois ans. Dans sa famille, on est agriculteur de génération en génération. Les craintes des consommateurs, il les comprend même s’il pense qu’elles sont infondées. C’est pour mieux informer le grand public qu’il participe à ce barbecue, pour partir à la reconquête de ses consommateurs qui n’ont plus confiance, regardez :

Pour le président de la Sicarévia qui rassemble 330 éleveurs, ce barbecue gratuit va dans le même sens que la campagne Bœuf pays lancé il y a quelques jours : partir à la reconquête du consommateur. Regardez :

Lire aussi : La filière bovine sort le grand jeu pour retrouver la confiance du consommateur

Plusieurs dizaines de personnes ont se sont arrêtées  sur le Barachois pour discuter avec les éleveurs, poser leurs questions, s’informer. Sont-ils repartis convaincus ? C’est là tout l'enjeu de l'opération…

fh / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

GERVAIS, depuis son mobile, Posté
Une bien belle brochette
Krévèr Lafin, Posté
Même si c'était déclaré infect et impropre à la consommation, du moment que c'est gratuit, vous trouverez toujours des crevèr la faim pour s'empiffrer.
Même avec un bois je ne touche pas à votre viande,
, depuis son mobile, Posté
Brochettes de viande pays étiquetées provenance Bretagne, simple anomalie de 10 000 km. Si c'est pas de la tromperie. Des industriels ont été condamnés pour moins que ça. A la Réunion, c'est un détail mineur du commerce qui ouvre la porte à tous les abus.