Consommation (actualisé) :

Le prix des pâtes pourrait bientôt flamber


Publié / Actualisé
Chers consommateurs, attendez vous à une hausse du prix des pâtes dans les prochains mois. La faute à une envolée des cours mondiaux du blé dur, matière première des pâtes alimentaires. Une hausse également liée à une offre inférieure à la demande pour le blé dur de qualité. Les professionnels du secteur tirent le signal d'alarme "les prix du blé dur ont augmenté de plus de 25% depuis le mois de juin et cela va encore s'accélérer" affirment-ils.
Chers consommateurs, attendez vous à une hausse du prix des pâtes dans les prochains mois. La faute à une envolée des cours mondiaux du blé dur, matière première des pâtes alimentaires. Une hausse également liée à une offre inférieure à la demande pour le blé dur de qualité. Les professionnels du secteur tirent le signal d'alarme "les prix du blé dur ont augmenté de plus de 25% depuis le mois de juin et cela va encore s'accélérer" affirment-ils.

" Le blé dur est la matière exclusive  de 90% des pâtes consommées en France " indique le syndicat des industriels fabricants de pâtes alimentaires de France. La flambée des cours mondiaux du blé dur impacte toute la chaîne et en dernier lieu, le porte-monnaie du consommateur. Cette hausse du prix du blé dur va se répercuter directement sur le montant du paquet de pâtes.

Cette hausse du prix du blé dur s’explique par trois paramètres que le syndicat des industriels fabricants de pâtes alimentaires de France a détaillé dans un communiqué publié fin octobre dernier :

• une très mauvaise récolte en quantité et en qualité au Canada (premier producteur et exportateur mondial de blé dur) du fait de pluies très abondantes et de neige en septembre pendant la récolte. Celle-ci est évaluée selon le dernier rapport du CIC à 5 millions de tonnes contre 5,7 millions de tonnes en 2018, seuls 20% de la récolte sera de bonne qualité pastière et plus de 30% ne sera pas utilisable pour fabriquer des pâtes ;

• une mauvaise récolte également en Italie du Nord avec des problèmes qualitatifs et sanitaires. L’Italie devra donc importer plus d’1,5 millions de tonnes de blé dur cette année en cherchant un blé de qualité qui n’existe pas sur le marché en cette quantité.

Par suite, les marchés français et espagnols, où les blés sont de bonne qualité, sont très tendus et convoités par une demande internationale ;

• un fort déséquilibre au niveau mondial entre une production historiquement faible de 35,6 millions de tonnes et une demande toujours en progression : il manquera 2,6 millions de tonnes cette année.

Des stocks particulièrement bas, un prix qui ne cesse de grimper et peu d’alternatives pour les industriels et fabricants de pâtes alimentaires qui indiquent que "cette hausse sera durable."

Les cours du blé dur se sont stabilisés au cours du mois de novembre mais cela pourrait être de courte durée. "Les pays du Maghreb (Tunisie, Algérie Maroc), les pays du Nord (la Belgique, le Luxembourg), l’Italie, la Turquie, sont annoncés aux achats. Les prix vont vraisemblablement repartir à la hausse alors que nous ne sommes qu’à la mi-novembre, au tiers du marché sur une campagne céréalière qui se déroule du 1er juillet 2019 au 30 juin 2020." indiquent les industriels français. Avant d'ajouter "l’Espagne qui a fait une excellente récolte (800 000 tonnes) a quasiment déjà tout vendu. Les trois pays Canada, France, Espagne bien positionnés ne vont pas suffire à couvrir la demande mondiale. D’où une tension… même la Turquie est en demande (avec une baisse de sa production de 20%)."

Quid du marché français ?

"En France, les quantités de blé dur sont là (1,55 million de tonnes ) avec une bonne qualité et de très bons rendements. Etant donné leur qualité, le marché mondial en très forte demande risque d’" aspirer " les blés durs français. Dans cette situation, cela aura pour impact la hausse du marché qui ne manquera pas de démontrer les phénomènes de rétention, de spéculation et de manque de fluidité du marché. Les besoins de l'industrie Française se situent en moyenne autour de 600 000 tonnes de blé dur, 35% de la production." détaille le syndicat des industriels fabricants de pâtes alimentaires de France.

Les professionnels français du secteur devront partager l'offre de blé dur tricolore avec la demande internationale. Et ils ne sont pas sûrs d'obtenir les quantités suffisantes pour répondre à leurs besoins. Dans tous les cas, cela ne changera rien au fait que le prix de la tonne de blé dur sera toujours aussi élevé.

Un air de déjà-vu

Il y a deux ans, suite à des problématiques climatiques, le prix du beurre s’était envolé. Conséquence directe, les professionnels de la boulangerie avaient fini par augmenter le prix de certains produits, notamment des viennoiseries, très gourmandes en beurre.

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Pour les pâtes, il faudra donc vous attendre à une augmentation tarifaire du paquet de pâtes, qui, pour le moment n’est pas encore déterminée. À La Réunion, déjà touchée par la cherté de la vie, c’est encore un coup dur pour le porte-monnaie des consommateurs.

www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Pik Pik, Posté
Pour une fois la Réunion est en avance, le prix des pâtes flambe depuis toujours...
Tijacrun, Posté
Bien comme article ...... vite dépêchons-nous d'aller dans nos hypermarchés favoris pour faire un stock de pâtes et dévaliser les rayons. Super !