Des bénéficiaires se plaignent :

Polémique autour de la mobilité : le Cnarm dans la tourmente


Publié / Actualisé
Le Comité National d'Accueil et d'Actions pour les Réunionnais en mobilité (Cnarm) a organisé ce lundi 2 décembre 2019 une conférence de presse pour répondre à la polémique dont il fait l'objet. Accusé par certains bénéficiaires de ne pas soutenir leurs projets de mobilité, le Président Ibrahim Dindar, a souhaité prendre la parole : " nous faisons notre job, une minorité agissante nous cause du tort. Les 47 salariés reçoivent, accueillent et accompagnent près de 2000 demandeurs d'emploi en 2019, je demande un peu de justice ! " (Photo D.R.)
Le Comité National d'Accueil et d'Actions pour les Réunionnais en mobilité (Cnarm) a organisé ce lundi 2 décembre 2019 une conférence de presse pour répondre à la polémique dont il fait l'objet. Accusé par certains bénéficiaires de ne pas soutenir leurs projets de mobilité, le Président Ibrahim Dindar, a souhaité prendre la parole : " nous faisons notre job, une minorité agissante nous cause du tort. Les 47 salariés reçoivent, accueillent et accompagnent près de 2000 demandeurs d'emploi en 2019, je demande un peu de justice ! " (Photo D.R.)

Alors que certains bénéficiaires ont manifesté leurs mécontentements sur les réseaux sociaux ou devant les antennes du Cnarm de Saint-André et de Saint-Denis, la direction de l’organisme a souhaité revenir sur son action. Pour rappel de janvier à octobre 2019, 658 candidats ont bénéficié du dispositif de mobilité du Cnarm. Un dispositif soutenu par le Conseil Départemental de la Réunion et l’Europe.


15% des bénéficiaires souhaitent revenir à La Réunion

Entre 2015 et 2019, 11 084 demandeurs d’emplois ont bénéficié du programme de mobilité. Selon le Cnarm, le succès de ce programme repose sur une adaptation du programme à chacun des profils des candidats. Une intégration qui selon le Cnarm est majoritairement réussie. Preuve à l’appui, alors que 7757 bénéficiaires ont été contacté pour donner leurs sentiment sur le dispositif. Sur les 2318 bénéficiaires répondant à l’étude, 348 ont exprimé le souhait d’un retour à la Réunion, soit 15 % des personnes ayant répondu à l’enquête.

Ibrahim Dindar reconnaît que certaines situations sont problématiques et que " nous ne sommes pas parfait ", il admet que l’une des difficultés est le suivi des bénéficiaires. Pour rappel, de janvier à octobre 2019, 658 candidats ont quitté l’île, alors que près de 2065 candidats avaient été convoqués par un employeur et que près de 5905 candidats étaient reçus par le Cnarm. Un programme qui entraine des obligations pour le bénéficiaire. Obligations qui selon Ibrahim Dindar ne sont pas toujours respectés. Certains dénoncent la pénibilité des emplois proposés par le CNA Cnarm RM et la précarité de leurs situations.
 
" Globalement la mobilité est une réussite "

Depuis 1965, le Cnarm favorise la réussite des jeunes Réunionnais qui souhaitent occuper un emploi en Métropole ou à l’étranger. Une  action qui selon ses détracteurs s’apparentent à une déportation. Des propos qui provoquent l’ire d’Ibrahim Dindar ;
" Oui, ce sont des emplois souvent difficiles, mais de là à descendre ce qu’on fait, c’est injuste ! Il y a des échecs, il y a des gens qu’on a eu tort d’envoyer, mais globalement la mobilité est une réussite. "

Présent à la conférence de presse, le représentant des salariés, François Boyer a également fait part de son inquiétude et de celle de ses collègues. La question est selon lui de savoir si ces critiques ont pour but de mettre à bas la politique de mobilité à la Réunion.

• Recrutement en mobilité par secteur d’activité

22% dans la distribution
21% dans les transports
18% dans le service aux entreprises
10% dans l’artisanat
 6% dans la coiffure / esthétique

www.ipreunion.com

 

   

2 Commentaire(s)

Boîteapognon, Posté
Combien palpe Ibrahim dindar pour ne rien faire à la tête de cette officine à la gestion bien opaque
Imp devrait se pencher sur les frais de fonctionnement de cette pompe à fric
Manu, Posté
Le CNARM, c'est la boite à recrutements électoralistes des Dindar. Y a cas demander la liste des recrutements effectués depuis les annonces de candidature de Monsieur d'abord et de madame ensuite...
Pas ceux pour aller travailler à Carrefour dans les Yvelines hein. Non, ceux qui bullent, payés à rien foutre ici au siège et dans les antennes en France.
Et puis, vous avez vu les gueules autour de la table ? Faut rapidement changer la gouvernance de ce machin les amis.