Fortes disparités selon le niveau de vie :

Les ménages réunionnais consomment moins qu'en Métropole à cause des bas salaires


Publié / Actualisé
Le niveau de vie est le principal déterminant des disparités de consommation entre les ménages à La Réunion. En 2017, les 20 % de ménages les plus aisés dépensent 3,6 fois plus que les 20 % les plus modestes, annonce l'Insee dans un nouveau rapport. Un écart nettement plus important qu'en Métropole. S'alimenter et se loger restent les plus gros postes de dépenses pour les plus modestes, alors que le transport est largement en tête pour les plus aisés. Ainsi, l'accès aux dépenses moins nécessaires, comme les loisirs, les restaurants ou les billets d'avion, est moins répandu qu'en Métropole. Nous publions ci-dessous le communiqué de l'Insee.
Le niveau de vie est le principal déterminant des disparités de consommation entre les ménages à La Réunion. En 2017, les 20 % de ménages les plus aisés dépensent 3,6 fois plus que les 20 % les plus modestes, annonce l'Insee dans un nouveau rapport. Un écart nettement plus important qu'en Métropole. S'alimenter et se loger restent les plus gros postes de dépenses pour les plus modestes, alors que le transport est largement en tête pour les plus aisés. Ainsi, l'accès aux dépenses moins nécessaires, comme les loisirs, les restaurants ou les billets d'avion, est moins répandu qu'en Métropole. Nous publions ci-dessous le communiqué de l'Insee.

1 010 euros de consommation mensuelle pour les plus modestes, 3 680 pour les plus aisés

Les dépenses de consommation varient fortement selon le niveau de vie. L’écart s’accroît légèrement depuis 2011 : les dépenses des plus aisés augmentent et sont même supérieures à celles de leurs homologues métropolitains. Cet écart lié aux revenus est encore plus accentué qu’en province ou qu’aux Antilles.

Le niveau de vie détermine montant et type de consommation

L’écart de dépenses entre les ménages les plus modestes et les plus aisés est particulièrement élevé pour les transports, l’hôtellerie-restauration et l’équipement du logement : les plus aisés dépensent entre six et sept fois plus. Les plus aisés consacrent un montant huit fois supérieur en moyenne aux achats de véhicules que les plus modestes, et 17 fois supérieur pour le transport aérien.

Les ménages les plus modestes consacrent une part beaucoup plus importante de leur budget pour les dépenses visant à s’alimenter et se loger (40 % des dépenses en moyenne), que les ménages les plus aisés (24 %).

Les familles monoparentales et les personnes âgées consomment moins

Les familles monoparentales et les personnes âgées ont une consommation nettement inférieure à la moyenne en raison d’un niveau de vie plus faible. Pour les familles monoparentales, le poids des dépenses alimentaires, du logement, de l’habillement ou des communications est plus élevé que la moyenne, tandis que le transport pèse moins.

Les comportements de consommation des Réunionnais convergent progressivement vers ceux des provinciaux

Les Réunionnais dépensent dorénavant autant en transports que les provinciaux, en lien notamment avec le rattrapage progressif en équipement automobile. Ils consacrent une part moins importante qu’avant à l’alimentation au domicile et vont plus au restaurant. Le poids du logement reste néanmoins inférieur, en lien avec des loyers un peu moins élevés et des dépenses d’énergie moins importantes.

   

1 Commentaire(s)

Pascalstandre, Posté
Pas besoin d'un rapport de l'INSEE pour dire tout ce que tout le monde voit et dénonce et à mon avis en 2019 sa doit être encore plus pire